08.05.2008
Les profs, le film...
Vous avez remarqué que je ne parle ni vie perso ni politique, c'est la rentrée c'est normal à la rentrée je suis prof à 100%. Pourtant un prof heureux est un bon prof et vu la semaine je vais faire de supers cours. Qu'est ce que je prépare en ce moment? Les etats-unis, les villes au moyen âge, l'asie....et surtout un planning des cours. Je suis mauvaise langue, les nouveaux élèves sont charmants il va falloir que je m'occupe bien d'eux. Bien m'occuper d'eux c'est préparer les révisions, les exercices de préparation au brevet...mais aussi la moitié du programme à faire en 6 semaines avec les cinquieme.
Je vous rassure, les prochaines notes seront plus politiques. Réforme des institutions, carte électorale, mouvement social, réforme du lycée, je devrais trouver de bons sujets d'inspiration.
Mais en ce jour de congé mon premier sujet d'inspiration c'est un DVD visionné ce matin. Pas n'importe lequel, il s'agit de "les profs", cadeau de Cédric, cher coloc, pour mes 24 ans. Tres bon DVD, tres bon cadeau d'ailleurs! Bon même si Cédric voulait évidemment se moquer de moi, comme d'habitude :-P Qu'est ce que ce film? C'est l'enseignement vu du côté des profs...tourné en 1985, par patrice Schulmann, il raconte l"histoire d'un jeune prof...très caricatural. C'est Patrick Bruel, alias Frédéric. Il est cool, il subjugue ses élèves, les incite à l'esprit critique, multiplie les pitreries...évidemment le bon prof tel qu'on se l'imagine. Quand on n'est pas prof. Frédéric ne connait pas la construction des savoirs par les élèves. L'enseignement est vu comme une vocation, le cours comme un sermon (magistral, c'est sur), le charisme professoral comme la condition sine qua non de la transmission pédagogique. et ben on peut penser ce qu'on veut, ca marche toujours un peu comme ca et ce film est excellent :-)
Apres, ce film est interessant à étudier comme reflet d'une époque. Le cours épique sur l'URSS et les USA par le professeur charles max, les bâtiments dégradés, qui ont mal vieilli depuis leur construction apres la seconde guerre mondiale, les profs jeunes en conflit avec les profs d'avant mai 68...tout reflete tres bien les années 80. que je n'ai pas connu, ce film est sorti presque à ma naissance. Le conseil de classe montre bien ses limites, tout comme le management de l'établissement. Ce film fait rire, un peu moins quand moi, prof recruté en 2006, songe que la machine à café, les cartes murales, les profs anté 68tards et les bâtiments dégradés n'ont pas tous disparu...mais voyons le côté positif. Cette éducation nationale est un peu glandouilleuse, mais sympathique.
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06.05.2008
nouveau remplacement, nouveau collège, nouvelle classe...
Début mai, mon balluchon de prof remplacant sur le dos, j'ai donc débarqué dans un nouvel établissement. Les champs de tournesol et de colza ont remplacé les tours des cités. j'ai fait le tour de la vie scolaire, de l'intendance, du bureau du proviseur, comme d'habitude. Pris des renseignements sur la gestion de la discipline, des absences et des retards, comme d'habitude. Pris mes repères dans la classe, le cabinet d'histoire, ses cartes murales et ses cassettes, comme d'habitude. Fait la connaissance de mes classes, jeté mes premiers regards-naifs-du-prof-qui-comprend-pas-pourquoi-un-eleve-leve-pas-le-doigt-pour-parler...comme d'habitude. Et accepté d'être prof principal.
Je finis les séquences commencées, suivant les directives de la prof que je remplace avec qui j'ai fait un point transition de deux heures. Enfin pas toutes suivies car je manque toujours de rigueur...j'ai du mal à m'épanouir dans le boulot de prof remplacant. Comment s'investir dans l'établissement quand on n'est là que pour quelques semaines. J'aimerais bien essayer des projets transdisciplinaires, aller au CDI, faire des sorties...mais je suis juste là pour boucler le programme avec trois classes de troisieme qui préparent le brevet et deux classes de cinquieme...dont je connais à peine le programme.
J'aimerais bien me passionner pour mes séquences, chercher des super docs, faire des travaux de groupe, préparer des super activités un peu ludiques...mais je suis là pour 6 semaines et je dois aller vite. Je dois réapprendre par coeur le nom de 150 élèves et de 50 collègues. Comprendre comment on range les couverts dans cette cantine, comment fonctionne l'établissement, de quel genre sont les élèves....mais bon j'avoue que j'ai pas trop envie. J'ai pas signé pour changer de classes toutes les 6 semaines.
Tout le monde comprendra que je pousse juste une petite déprime mais que je vais m'y mettre, même si mes élèves me manquent...à noter je remercie les encouragements des anciens élèves :-) et j'aimerais bien me consacrer aux nouveaux, qui ont l'air sympathiques, interessants...si on me laissait juste le temps de découvrir mon métier, d'en faire le tour, et pas de boucher les trous. Parce que bon la présence en cours c'est sympa les parents et le ministre sont contents mais apprendre à mes élèves à rédiger un paragraphe argumenté, à prendre la trace écrite en autonomie, à argumenter, à comprendre des notions essentielles, à voir un sens dans un catalogue de données historiques et géographiques...c'est pas facile en 6 semaines.
Je vous rassure à part ca tous les voyants sont au vert :-P
22:42 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.05.2008
Mais qui est donc Philippe Meirieu?
Philippe Meirieu fait beaucoup parler de lui à l'école. Pourtant, les élèves le connaissent peu (à part certains élèves très particuliers ;-) Mais les professeurs, tant à l'IUFM qu'à l'université et bien sûr dans les établissements scolaires, en parlent beaucoup. Pour certains, cet homme est un dieu qui a révolutionné l'école, pour les autres, c'est le chef des "pédagogos", ces gens qui veulent adapter le niveau scolaire à la faineantise et à l'incapacité des élèves. Ces déclinologues de l'éducation, on les appelle les "disciplinaristes" ou encore les "républicains" (dans le sens IIIème république, celà s'entend) se présentent comme les défenseurs d'une école où le maitre est respecté, les leçons apprises par coeur, l'orthographe et la morale bien assimilées. Le plus simple est encore de lire sa biographie http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/biographie.htm pour mieux le connaitre.
Qu'a donc dit M. Meirieu, professeur de sciences de l'éducation, directeur de l'IUFM de Lyon jusqu'en 2006, de si épouvantable? Il s'est interessé au sujet élève, aux apprentissages, à l'enseignement dans sa technique...il a compris que les publics de l'école avaient changé au XXème siècle et s'est demandé (et se demande sans doute toujours) comment on pouvait accueillir et faire réussir des élèves qui n'avaient pas le meme parcours, pas les mêmes origines, pas le même environnement et souvent pas le même background social...il a alors parlé de pédagogie différenciée. Prendre la classe comme un tout hétérogène où chacun évolue à son rythme celà semble simple...mais difficile à gérer pour l'enseignant qui devrait répartir des tâches différentes. Il faudrait nous l'apprendre. Ce n'est pas le cas et aujourd'hui la quasi intégralité des enseignants font cours à 25 élèves comme s'ils faisaient cours à des clones.
Ce débat sur la pédagogie est aussi un débat politique. L'actuel gouvernement a résolument pris le camp des disciplinaires, notamment à travers la refonte des programmes de l'école primaire. La lettre aux éducateurs de septembre, adressée par le président aux enseignants, était tout aussi explicite. Retour aux savoirs, retour au par coeur, on va expliquer aux enfants "ce qui est bon, ce qui est beau, ce qui est grand" dixit NDP.
Philippe Meirieu pense qu'au delà de transmettre des normes sociales, l'école d'un pays démocratique vise surtout à apprendre la liberté à travers l'autonomie. Cette liberté, cette autonomie se décline évidemment à travers les pratiques d'enseignement. Autonomie dans l'écriture, travaux en groupe....toute chose que les enseignants ont peu souvent le temps de mettre en route. ou l'envie? ou l'habitude? ou tout simplement parce que l'organisation du temps et des établissements scolaires (et les frites de la cantine) abrutissent les élèves qui ne peuvent rentrer dans le jeu.
Ce débat est parfois un peu caricatural. Les "disciplinaristes" sont réellement inquiets devant les difficultés des élèves. Peut-être n'en analysent ils pas bien les causes. Les pédagogistes ne sont pas pour une baisse du niveau. Ils veulent qu'on enseigne autrement, pour que les objectifs de l'école soient en cohérence avec ses pratiques et son organisation. Les disciplinaires ne tapent pas leurs élèves avec des cannes, mais ils sont très sceptiques par rapport aux autres pratiques que les bons vieux cours magistraux. C'est vrai qu'une activité ca fait perdre du temps, réduire le cours. Oui, si l'on pense que l'apprentissage n'est fait que de connaissances.
Philippe Meirieu relie les sciences de l'éducation à la sociologie et même à la psychologie: il faut prendre en compte les reflexions, les études sur la mémoire, l'attention, la concentration pour enseigner! http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Page.... En conclusion, à travers la pédagogie, et l'éducation, philippe Meirieu porte une vision du monde, une vision politique, résolument de gauche, où l'on retrouve les mots démocratie, émancipation, liberté.
14:23 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : enseignement, politique, education, pedagogie, darcos, meirieu
20.04.2008
Das Leben "neben" Paris, Teil 2
Uberall in der Welt träumt jeder in Paris zu wohnen, aber zwischen die schöne Bilder am Eiffelturm, Notre Dame, Montmartre, und was die Einwohner erleben, gibt es ein riesigen Unterschied. Ins Besondere für einen Lehrer, den in der Pariser Vororte, die sogennante "banlieue", arbeitet. Mehrere Tausende Lehrer fahren jedes Jahr nach Paris, Versailles und Creteil, um zu arbeiten. Die sind gezwungen, Familie, Freundin, und Freunde zu verlassen, weil sie eine nationale Aufnahmeprüfung gemacht haben. Diese Lehrer sind oft 23,24 oder 25 Jahre alt; das heisst ziemlich jung. Die werden doch immer in der schwersten Schulen arbeiten, da wo die älteren Lehrer nicht gehen wollen, da wo Bildung ein Schimpfwort ist, dort, wo Lehrer fast gehasst werden: Sie sind nämlich kein Erfolgsymbol, kein Hoffnungssymbol: in der Pariser Vororte gibts mehr als 20% Arbeitslosigkeit, 1/3 der aktive bevölkerung die gar kein Diplom hat.
Dann kommen junge Lehrer aus Bretagne, Midi oder Provence, und müssen eine Wohnung suchen, ende August, wenn sie endlich wissen in welche Schule sie arbeiten werden: das Rectorat (Landesschulamt) beschliesst es allein, natürlich nach persönliche Wünsche, die aber nicht so oft gut ankommen!). Sie werden diese Wohnung teuer zahlen müssen: zwischen 600 und 700 euros in Paris selbst, oder von 400 bis 600 in der Vororte. Oft in einer WG. die hälfte des Lohns ist schon weg....und es gibt doch auch Umzug, möbel zu kaufen!
Dann gibts jeden Tag Verkehr. Auto oder RER/Metro (Stadtbahn und Ubahn), es wird sowieso stressig und anstrengend. Endlose Staue auf dem Periph (Ringautobahn), Menschenmenge im RER...Diese junge Lehrer wohnen oft in Paris, arbeiten dort aber sehr selten: Nur ältere Lehrer dürfen! Dann gibts meistens 2 Stunde verkehr pro Tage. Diese junge Lehrer sind oft nur Vertreter: die ersetzen krank oder schwangere Lehrer. Die werden oft ausgelacht von den Schüler, ins Besondere wenn sie ein leichten Südlichen Akzent haben. Das war mein Fall. Die Arbeit fällt ihnen ziemlich schwer: die bereiten Unterricht für das erste Mal (das Jahre davor hatten sie nur ein Praktikum in einer Klasse), müssen sich um freche und unruhige Schüler zu kümmern. Manchmal sogar als Klassenlehrer, das war mein Fall!
Oft werden diese Lehrer krank oder niedergeschlagen, ohne Freunde, ohne Zeit zum ausruhen und spazieren gehen...müde und traurig, die sind auch zu schwach für die schüler die es fühlen. Das ist echt ein Teufelkreis!
Bei mir hats 6 monate lang gedauert, um mich dran zu gewöhnen! Jetzt gefällts mir neben Paris zu wohnen, am mittwoch und samstag shoppen zu gehen: Bücher an der Seine oder am Boulevard st michel, Klamotten in "la défense"...Als Geschichtelehrer machts auch spass, soviele Museum besuchen zu können: Louvre, Invalides, Cluny, Orsay....Das ist unmöglich auf dem Lande, in der "province" (andere bündesländer) wie die Pariser sagen! Als Träumer ist das auch schön, die Seine anschauen zu können, auf die Brücke oder auf die Ufer lesen zu können: der Fluss hat ja was erlebt! Idem, alle Strassen wo ich laufe haben eine Geschichte: Religionkriege, königliche Mordversuche, Besetzung während dem 2ten Weltkrieg...
Schliesslich ist Paris gar nicht so übel, man kann sich dran gewöhnen! An historische Viertel, sowie an bunte Stadtteile, an die Welt und Frankreichhautpstadt sowie an ihre Industrie, graue und vergessene Vororte!
12:33 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : paris, banlieue, prof
19.04.2008
De Viry à Achères, des adieux au film engagé!
Que pense t'on quand on finit un remplacement? aux 6 mois écoulés (voir précédents articles), aux voyages qui vont composer les vacances, aux petites joies de la vie qui vont de certains textos aux cremes desserts de leaderprice...Mais aussi à la vraie vie, en Ile de France, d'un prof de college ZEP:
Tout commence d'abord par un déplacement banlieusard dans un charmant RER bien bringuebalant et bien plein:
"Le flot noir de la Seine traverse la plaine,
Bordant les voies ferrées, les usines et les champs,
il coule, ruisseau champenois, fleuve normand,
irriguant la capitale telle une veine.
Le ciel gris et bas de Paris voile la Seine,
le RER s'ébroue, gare francois Mitterrand,
Nous emportant, tout somnolents, vers le néant,
où nous attendent travail, école et peine...."
Ensuite, les derniers cours, quand on explique qu'on ne se revoit pas à la rentrée et qu'on se retourne vite pour effacer le tableau, car ca serait compliqué d'expliquer aux élèves qu'ils vont me manquer...Je pars donc dans le sud de l'Essonne, à la campagne, avec deux niveaux (5/3) et 6 semaines à combler. Les troisiemes fourbes ont évidemment eu droit à un contrôle bien dur, ils n'ont pu me gâcher la derniere heure, les 4eme et les 6eme ont eu des montagnes de chocolat déversées à travers des jeux de question et des textes à trous; Gentil OUI mais rancunier OUI aussi! Mais chaque année c'est un déchirement, certainement ridicule mais bien réel, de quitter et les classes, et les élèves!
Enfin en vacances! épuisé et vidé, Je n'en ai profité que quelques minutes. En effet, ce soir, le film "rue santa fé" était projeté au cinéma D'achères (78) et suivi d'un débat organisé par le MJS. de quoi ca parlait? de la résistance à la dictature Pinochet, de ces militants de la gauche chilienne arrêtés, torturés, exécutés par une junte des plus sanguinaires. Mais surtout, ce film parlait de l'engagement. De ces gens qui ont choisi une famille, leur parti, une vie, l'engagement et au bout du compte le sacrifice de leur vie pour une cause qui les faisait vibrer.
Expliquer l'engagement alors que la moitié des lecteurs de ce blog sont des camarades serait une gageure. Un jour, nous avons tous fait un choix de vie. Ca nous a couté quelques disputes, quelques ex, un peu d'argent mais surtout un immense épanouissement intellectuel et moral. A notre échelle, nous sommes grisés par cette impression de changer la société et de changer l'histoire. Ce sentiment, la ferveur des meetings, l'élan des chants militants, est impossible à décrire. S'il est contraignant pour la famille, les amours, la vie en général.
Ce sentiment n'est encore rien face à l'acte de résistance détaillé par ce film sur la veuve d'un leader du MIR, mouvement de la gauche révolutionnaire chilienne, abattu en 1975.
J'en profite (aucun rapport) pour remercier les lecteurs des antilles néerlandaises, de Berlin, de Séville, de la Réunion, du kremlin bicetre ou évidemment de Paris...merci de plus aux sites http://uneeducationsentimentale.wordpress.com, de ma soeur et de grégory (en lien) qui m'envoient plein de visiteurs...merci google analythics qui m'indiquent que des gens ont trouvé mon site en cherchant: pute à franges dictionnaire, blog prof banlieue parisienne, dur d'être prof, plan de dissertation...ca me rassure sur le contenu de mon blog!
01:12 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
professeur remplacant: bilan de 6 intenses mois de galère et de joie
En 6 mois, j'ai profondément changé. Pendant 6 mois, j'ai été professeur principal dans un college ZEP. Tous les jours je me suis levé en pensant qu'il fallait "tenir". Ne pas pleurer et ne pas tomber en congé maladie. Tous les jours j'ai songé aux moyens de faire cours, sans me laisser distraire par les multiples interruptions, pour assurer le programme. Et bon au moment de faire le bilan, je n'ai pas pleuré, je n'ai fait qu'un jour de congé maladie et j'ai bien suivi le programme. J'ai même fait aimer la matière, dixit les parents d'élèves, à certains. C'est une grande joie. Mais je n'ai sauvé personne, comme l'an dernier. Ceux qui devaient se noyer ont sombré.
J'ai beaucoup appris. Faire taire un brouhaha en plusieurs temps, avec le silence, avec un regard dur sur un groupe d'élèves, avec une voix froide et neutre pour relever les carnets. J'ai appris à élaborer une politique des peines, la plus préventive possible, en se basant sur les avertissements oraux et les relevés de carnets. quasiment aucune heure de colle. Un mot aux parents. Et souvent des exclusions: le cours doit continuer. J'ai appris à rester froid devant les insolences, devant les insultes. C'est dur à dire, mais j'ai appris à construire ce mur qu'on appelle le détachement. Les insultes m'effleurent sans m'atteindre, je ne réprime les insolences que parce que le respect pour les enseignants est le respect de cadres sociaux qui permettent d'intégrer la société.
J'ai été triste, quand je me déchirais pour certaines séances et que certains élèves n'y rentraient pas dedans. J'ai été décu, par des classes bavardes que j'appréciais au demeurant. Décu quand j'allais chercher la participation et qu'on refusait de me répondre. J'ai appris à parler avec un élève, non pas à le tancer sur la morale, mais plutôt à lui faire remarquer l'absurdité de son comportement. J'ai appris à valoriser les efforts. C'est ce dont je suis le plus fier, 4 élèves en sixieme et 4 élèves en troisieme que j'ai remis au travail. Je ne suis en revanche pas expert dans les relations avec les parents d'élève et avec les élèves perturbateurs. J'ai appris l'improvisation, l'adaptation à un terrain aisé, mobile voire difficile.
J'ai appris à être plus clair dans mes consignes, grâce aux sixieme. à annoncer ce qu'on allait faire, à donner les consignes les unes apres les autres. je suis plus patient (mais y a encore du boulot). je n'ai pas réussi à leur apprendre la rigueur: j'oublie souvent de vérifier si le travail est fait, de relever des punitions, etc. c'est mon défi pour l'an prochain. Je n'ai pas toujours été écouté au début, j'ai essayé le lyrisme, le dramatisme, le tragédisme pour attirer l'attention des élèves. déplacements, silences, blagounettes, tout était fait pour attirer le chaland. Je me suis essayé au récit, je me suis essayé au jeu éducatif, toujours avec les sixiemes, et je les remercie car celà a marché et considérablement enrichi ma démarche pédagogique...
En revanche, je ne suis toujours pas au top sur l'apprentissage sur le long terme. compétences, notions, tout ce qui demande un peu de recul...bof! j'ai été profondément ému par les dessins des élèves, des poissons du premier avril aux cartes de noel (où ils me disaient de prendre des vacances) en passant par les lettres de st valentin. ému par les efforts d'élèves en difficulté. Je ne trouve rien de plus émouvant. ému par les sourires, alors qu'en dehors du collège, la vie était si dure. Je me suis fait accepter, pas à pas, comme remplacant, apprécier même. Ce n'était pas facile à priori; les premieres semaines, les élèves me reprenaient quand je disais "ma classe". J'ai fait la connaissance de collegues investits, qui m'ont soutenu, j'ai pris conscience que j'appartenais à une grande famille, avec ses regles, ses codes...je me suis demandé quelle image je renvoyais. injuste pour les troisieme, trop gentil pour les sixieme (ils me reprochent quand meme le manque de punitions en heure de vie de classe), désorganisé pour les quatrieme qui détestent raturer leurs beaux cahiers...
Cette premiere expérience de titulaire m'a donc beaucoup apporté. l'aspect ZEP pas forcément. J'ai juste été choqué des remarques racistes omniprésentes, j'ai compris que le rôle de l'histoire géographie n'était pas d'apprendre des dates mais bien de permettre le vivre-ensemble. J'ai appris d'un peu plus pres les rouages de l'administration scolaire, me suis perdu dans la paperasse. Je patauge encore dans la psychologie et la pédagogie de base. Je ne suis qu'un apprenti. La passion est toujours là. le découragement a perdu. La souffrance a été intense (combien de repas absorbés, les oreilles bourdonnantes, combien de cafés avalés affalés sur le canapé de la salle des profs....), je suis aussi conscient que je ne serais pas un prof miracle avant longtemps.
Le rêve étant évidemment d'être LE prof qui a remis un élève en selle. fait découvrir une vocation, une passion. Mon autre rêve, c'est d'être fidèle à l'immense espoir que je fonde en l'éducation pour renverser la reproduction sociale, élargir le sens des possibles et permettre à tous les élèves de progresser, être fiers d'eux même, d'accomplir leurs rêves et leurs projets de vie. Suis-je fidèle? Le combat continue! Mais où?
21:13 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : éducation, pedagogie, enseignement, prof, college, zep, boulot
10.04.2008
Et l'élève dans tout ca?
Non parce que les malheurs du prof de banlieue ca va un moment mais l'élève dans tout ca? il a une vie facile? pas tant que ca. je vois pas de l'intérieur et mes souvenirs sont périmés. mais je découvre, j'apprends, je comprends et bientôt je m'interesserais surement plus à la psychologie...
parce que moi et mes élèves on a pas le meme but. les miens vous les connaissez à peu pres: compétences et connaissances pour s'insérer dans la société à rentrer avec un entonnoir dans le cerveau des élèves, capacité à comprendre le monde actuel par l'histoire géo...mais l'élève n'est pas du tout concerné par ses enjeux là!!! l'élève n'est pas un étudiant. il n'a pas choisi d'être là, il est obligé. par la société, par ses parents, par les profs, par les pions. l'école, c'est aussi le premier pas dans la société.
l'élève ne vient pas en cours pour apprendre. c'est un lieu convivial avant tout, sourire, pitreries et dragouille alimentent honnêtement une heure de cours. les élèves ne font pas plus attention naturellement au cours que les Romains qui allaient au colisée. c'est pourquoi l'enseignant déploie des trésors d'ingéniosité pour varier les rythmes, solliciter la participation ou réveiller les réfractaires mais ce n'est pas l'objet de cette note.
L'élève s'est levé tôt, il n'a pas assez dormi , il est embruné et il déjeune mal. d'où le milieu de matinée difficile. il est assis peu confortablement sur une chaise en bois peu ergonomique dont le dossier est trop raide (d'où balancement où affalement). l'élève mange souvent des frites à la cantine et sa digestion est maussade. l'élève est très excité par des récréations rares dont il profite à fond pour se défouler. aujourd'hui encore, une élève de quatrieme sympathique me faisait remarquer qu'aux etats unis les eleves avaient le droit de se defouler pendant 5 mn avant l'entrée en classe. à quoi je lui ai repondu qu'au japon elle avait aussi droit à l'exercice de type militaire dans la cour. ce qui l'enchantait tres peu.
l'élève vit dans un environnement bruyant et stressant. il arrive au college avec un balladeur mp3 vissé sur ses oreilles, qui l'isole du monde et lui fait penser à autre chose qu'à ses boutons, son appareil dentaire, sa petite amie et ses vêtements pas assez spécieux. il travaille mal à la maison, joue avant de faire ses devoirs et les quitte tres tôt pour regarder la télé. le soir, entre msn et skyblog, peu de temps pour lire et se détendre. je le sais, j'en ai parlé en vie de classe avec mes sixieme, ils se couchent tres tard!
certains élèves sortent du lot. fils de cadres, fils de profs, de professions libérales, ils doivent se coucher tot, font les devoirs dans leur chambre, voient leur agenda vérifié, doivent des comptes à leurs parents, recoivent des livres pour noel, ne sortent pas s'ils sont maquillés outrageusement. leurs parents viennent aux rencontres parents profs et demandent un rdv au moindre mot dans le carnet. j'annonce solennellement à ces élèves qu'ils iront pour deux tiers en bac S, pour un tiers en prépa et en école d'ingénieur. toutes mes félicitations. Vive la reproduction sociale. La solution? lisez "Brave new world".
et quid de la psychologie? l'élève du collège est un adolescent. il refuse l'autorité qui lui semble illégitime, veut du respect. il ne supporte pas les ordres. il est dans un environnement compétitif où il doit se faire remarquer pour plaire. l'insolence est assez quotée. l'élève du collège, vous le perdez en l'humiliant, vous le perdez en le méprisant, vous le perdez en l'ignorant. vous le gagnez en lui montrant votre intérêt, vous le gagnez en faisant attention à lui, en discutant ses exercices, en discutant calmement de son comportement et en lui montrant tout l'intérêt que vous lui portez. Pas en étant son pote, en étant son tuteur, en montrant une possibilité de traitement individuel. l'élève motivé qui se sent considéré va se mettre à participer, à travailler. il ne travaille toujours pas pour lui. peut-être pour ses parents. mais c'est dur à croire, il travaille pour vous...Noter ses résultats s'ils sont mauvais c'est le perdre, il baissera les bras. noter la progression et la survaloriser c'est le rendre euphorique. l'élève se déchaine, il prend même gout au cours et au savoir. ce n'est pas un rêve, c'est une réalité!
l'élève dit en difficulté peut avoir décrocher. des savoirs fondamentaux ignorés l'empechent d'avancer, il stagne et s'enfonce dans l'échec. l'élève dit perturbateur trouve plus facile de se faire remarquer par l'insolence. il n'aime pas les profs qui le renvoient à son échec. l'école n'est pas un espoir pour lui. c'est une institution qui n'a pas tenu sa promesse millénaire. il lui en veut et il le fait payer quelque part à ses premiers représentants, les profs...
19:06 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : education, prof, college, enseignement, pedagogie
03.04.2008
inspection réussie, rencontre parents profs passée, fin de l'insomnie?
Je sais pas.
d'un côté j'ai fait une excellente inspection. ca commencait évidemment tres mal: j'avais pas dormi de la nuit, le dernier cours avait été intenable, et le pire...c'est quand j'arrive à mon établissement et qu'on m'annonce que mon inspection est annulée car je dois amener mes élèves voir une expo. On m'annonce par ailleurs que toutes les 10 mn les élèves se relaieront pendant mon cours pour passer des oraux. je pete un cable, je cours dans la cour, je remue le college et soutenu par mes pairs et une PA exemplaire je fais annuler ce parcours inédit. il est 8h30 et l'inspection doit avoir lieu à 10h30. je suis en nage, tremblant, j'ai déjà bu trois cafés et je la sens mal.
arrive 10h30, la PA vient dans la classe. entrée dans le calme des troisiemes fourbes. blousons OUT élèves DOWN en 5 mn c'est déjà merveilleux. document d'accroche, premier document, deuxieme document, trace écrite autonome, tout s'enchaine magnifiquement, participation massive des cancres et bien gérée, je dessine la mondialisation avec ma classe. Ceux qui m'ont snobé, insulté, méprisé, moqué se déchainent enfin pour tout faire oublier et je n'oublierai pas. je ne peux pas expliquer à quel point ca fait du bien moralement. je me suis senti trahi lors de l'inspection sabotée, trahi par des élèves que j'aime et pour qui je me tue littéralement à la tâche. Tout est effacé, dommage que mon remplacement finisse dans 2 semaines apres 6 mois de guerre des tranchées!
un cours réussi qui fait aimer la vie. entretien avec l'inspectrice: "bonne gestion du début du cours et de la prise de parole, aisance à l'oral, bonne gestuelle, bon questionnement et bonne diversité des documents et du cours, tout est au top"...sauf les notions que je décortique pas assez! Encore un café et c'est reparti pour mettre en place mon cours en groupes sur la presse (d'un côté une table analyse d'un journal, d"autre coté un atelier études des unes pour un jour donné). comme sur des roulettes, c'est la quatrieme sympathique. Juste apres, je mene bataille avec la 3eme affreuse pour arriver au bout des 30 glorieuses et du choc pétrolier. j'ai du mal, je m'entends à peine parler, entre la tondeuse à gazon, la cour et les classes d'à côté où les profs gueulent c'est sympathique...
enfin de suite apres sans pause (c'est 17h) j'enchaine sur 3 heures de rencontres parents profs. une parent d'élèves m'agresse presque parce qu'elle est pas d'accord avec ma synthese de PP tandis que sa fille part en pleurant dans le couloir. une autre me dit que j'ai fait aimer l"histoire à sa fille. un autre tapote la tête de son fils qui a eu les felicitations. une autre est dépassée par un fils insolent qui n'a pas envie qu'elle soit fiere de lui. c'est dommage.
est ce que pour autant je dormirais? j'ai toujours un weekend de formation à préparer (pour la grasse matinée c'est rapé jusqu'au mois prochain, une université permanente ce week-end, une vie sentimentale compliquée (je pense à qqn). Donc on verra bien!
22:03 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : éducation, prof, zep, enseignement, college, inspection
28.03.2008
Ma vie sur l'estrade 5: des cris, des joies, des rapports
alors que la nappe grisatre et sale qui me sert de ciel dans cette sorte de lugubre contrée qui me sert de région plane tenacement sur ma voiture en y jettant sournoisement des trombes d'eau (on peut dire alors qu'il pleut aussi) je regarde fixement la route, me détendant autant qu'il est possible dans une ford fiesta. je suis vidé, cette fatigue est positive, j'ai été au bout de mes capacités, la semaine est finie. bien finie? oui.
elle a pourtant mal commencé.
8h30 une élève de la troisième fourbe telephone devant moi, je la réprimande, elle me dit alors en me tutoyant "tu crois que tu vas me parler comme ca? tu te la petes parce que t'es prof" et se lance vers moi pour me reprendre le carnet. j'avoue j'ai chaud. je crois qu'on ne la reverra pas. Encore une de perdue. ce qui ne nous empêche pas de commencer le cours sur l'entrée dans la société de consommation.
9h30, les 6eme sympathiques sont au taquet: je circule dans les rangs en proposant des feuilles A4 épisodes de la vie d'un certain caius Julius avec des devinettes qui donnent lieu à des oeufs de paques. succès garantit, on se rend vite compte qu'il s'agit de jules césar.
11h30: la quatrieme boudeuse. on se met rapidement au travail sur la presse: pendant que la classe se met au travail sur un exemplaire de montpellier plus (questionnaire sur la une, les rubriques, les articles) je prends un groupe à part pour étudier le traitement de l'actualité à partir d'un jour donné et les formats des journaux. une exclusion.
12h30: je montre à mes collegues mon rapport d'inspection. un modele du genre: "la séance se clot alors que les élèves sont invités à regarder une derniere affiche pour répondre à une question qui déclenche immédiatement une avalanche de réponses plus ou moins adéquates ("Pétain! un vieux"!) avant qu'un autre élève qui a écouté quelques indices supplémentaires crie "culte de la personnalité" et soit récompensé par un "jackpot" de la part du professeur" ou encore "les élèves multiplient les remarques incongrues, questions déplacées et autres interruptions sans pour autant marquer d'irrespect vis-à-vis de leur professeur qui leur inspire une indéniable sympathie" ou encore "M.A. ne doit pas se sentir obligé de répondre à toutes les questions, y compris lorsqu'elles manifestent une propension à l'insolence") ou encore "il serait préférable que le professeur s'abstienne de tous propos au second degré à moins d'être certain que toute la classe ait bien saisi qu'il s'agit d'humour".
15h: caché dans ma salle dans l'entre deux cours pour éviter les cris des fans de 6eme et les bousculades des 4eme sympathique je prépare un texte à trous pour les 4eme sympathiques: des exercices qui aboutissent à la trace écrite avec des gateaux espagnols achetés sur la costa brava en prime! succès encore une fois garantit, un peu trop même on se bat pour les avoir!
et 16h c'est fini. fini les cris, les larmes et les insultes, finis les sourires plus ou moins retenus. c'est le week-end!!!
17:59 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : education, prof, enseignement, college, zep
26.03.2008
des jeux et des dissertations!
deux choses m'amènent à écrire. la première c'est l'avalanche de réactions de gens qui croient que je vais me pendre le soir...mais non! on peut pas se faire plaindre parfois? ca fait pas de mal non plus. Ca va mieux, j'ai retrouvé l'appétit hier midi, j'arrive même à dormir!
la deuxieme c'est que j'ai recu aujourd'hui le seul journal non partisan auquel je suis abonné à savoir "le monde de l'éducation". un plaisir inégalé puisqu'il est calqué sur mes attentes et que c'est un mensuel j'ai presque le temps de le dire. (même si j'ai trois livres en attente: léon l'africain d'amin maalouf, talleyrand par castellot et les miserables de V.Hugo). Les autres choses qui m'ont fait réfléchir c'est mon medecin (qui m'a parlé très sechement avant de se rendre compte que j'étais prof pour ensuite m'expliquer qu'elle n'en pouvait plus de ses patients consommateurs et impolis) et enfin les quelques préparations qui m'occupent aujourd'hui...à savoir un jeu sur le cursus honorem (6eme), une sequence sur les enjeux de l'information (quatrieme) et une note politique sur l'éducation.
pêle mêle je vais vous parler de ...
-mon amour pour les dissertations: formé aux études littéraires et classiques, j'aime les compositions et autres dissertations. je n'abdiquerais pas devant les commentaires et les QCM. je ne passerais pas sous les fourches caudines de l'évaluation des simples connaissances. Je ne faiblirais pas sous le joug de la pensée unique des évaluations anglo-saxonnes! Une étude récente lancait le halalli contre les dissertations aux notes aléatoires, preuves à l'appui sur un paquet de copies. Je pense certainement qu'un cadre précis doit etre donné aux corrections pour le bac. Mais je souhaiterais présenter la défense de l'exercice de la composition. Ce noble et redouté exercice. Il demande évidemment de rassembler des connaissances. Mais surtout de les utiliser et de les organiser. Ce qui represente de vraies compétences qui structurent la pensée et cadrent la réflexion. réussir une composition, c'est signer un tableau de maitre. j'ai l'impression de planter une banderille quand j'écris la problematique d'une compo...ni trop précise (pour ne rien laisser de côté) ni trop vague (il faut un angle d'attaque tranversal), je me lance dans la dissertation avec tenacité. l'art d'une introduction globale qui prend le sujet à 2000 m d'altitude, l'art d'une transition fine, l'art de sous-parties équilibrées ne peut se perdre. Sauvons ces ouvertures de conclusion qui permettent aux élèves de mettre le cerveau en mode on!!
- la difficulté de faire des séquences intéressantes: me voilà penché sur Rome (sixieme) et sur les médias (4eme). pour Rome, je souhaite utiliser la biographie de jules césar pour étudier les guerres civiles du Ier siecle, le cursus honorum sous la république et la vie d'un noble romain. pour celà je vais faire une sorte de jeu de l'oie permettant aux élèves de replacer questure de césar en espagne, proconsulat en gaule, enfance sous les guerres civiles, divorce et divers remariages, corruption et clientelisme pour gagner les élections et enfin triomphe et assassinat...ca peut être sympa non? pour les médias, j'ai volé 25 montpellier plus à la gare de montpellier, j'ai 4 quotidiens du 6 février et je compte bien décortiquer présentation, rubriques articles et artifices journalistiques au bénéfice de l'éveil critique de mes chers élèves!
- l'éducation en france ce mois-ci: on parle beaucoup d'une réforme de l'éducation mais la seule chose qui pointe c'est la suppression des postes et le foisonnement des heures supplémentaires. la réforme de l'éducation ne peut pas passer que par une politique de ressources humaines, l'autonomie, la bivalence et autres gadgets. il faut parler d'orientation, de rythmes scolaires, de passerelles et de politiques pédagogiques pour les établissements!
18:25 Publié dans Le Prof | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note







