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NPS

  • être utile à son camp...mais comment?

    216033808.jpgbon être utile c'est un peu le but de la journée, mais il n'est pas atteint tous les jours...parce que certains jours on est en retard sur ses activités militantes, ou on rate un cours, une accroche, une introduction...ou on glande...ou on fait tout ca à la fois comme aujourd'hui. Soyons utiles pourtant! mais comment?

    je pourrais être utile en lisant. Un bon militant est un militant convaincant, qui mène la bataille culturelle, qui lit, s'informe, se forme, écoute les réunions et ne passe pas son temps à écrire des petits mots. Malheureusement, je me forme peu depuis quelques mois....mais ca va changer, mes camarades régionaux peuvent claquer des dents avec ce qui les attend à la rentrée...mais bon sarkonomics doit sortir du placard où les misérables vont bientôt rentrer! Et oui les classiques c'est bien, les romans historiques c'est top, mais il faut lire pour élargir le champ des possibles..et mon roman actuel, sur la guerre entre Fredegonde de Neustrie et Brunehaut d'Austrasie au VIIème siècle ne va certainement pas permettre à la gauche de relever tous les défis du XXIème siècle.

    Je pourrais aussi être utile en diffusant les idées du courant auquel j'appartiens, reconquêtes, l'ancien NPS, depuis janvier 2003. Vous expliquer par exemple les idées lancées par le plan de la contribution qui sera déposé au congrès après avoir été débattu en forums régionaux. Car nous, on ne se prend pas la tête sur le terme "libéralisme". Nos tenors ne font pas la une des hebdos. Mais nous essayons, entre militants, de pointer du doigt les problèmes du parti socialiste, de dégager des clivages, d'imaginer des solutions aux grands problèmes de la France et du monde.

    Et on ne brasse pas du vent. Mettre les questions économiques au centre des débats du congrès du parti socialiste à Reims ce n'est pas une mince affaire. et pourtant, nous nous interessons au rapport capital travail, totalement déséquilibré aujourd'hui, et aux conditions d'une croissance mieux partagée. Sur le plan social, reconquêtes se focalise sur un projet d'autonomie pour la jeunesse, pour les personnes agées mais aussi pour les salariés à travers la sécurité sociale professionnelle! Sur d'autres thématiques, reconquêtes veut innover: porter un clivage à travers une politique étrangère de gauche, inventer un plan de relance européen, ou encore aller vers une justice fiscale! Je regrette un manque en matière d'éducation.

    Je pourrais aussi être utile en étant un bon prof. Je connais mes qualités, j'aime l'aide individuelle et je suis un bon prof de méthodologie, j'aime le récit, j'aime peindre un sacre ou un supplice (?!) au moyen âge, faire ressentir l'euphorie de 1981 ou de 1936, expliquer l'ambiance de la libération...peindre en arpentant la classe, en jouant des silences, en martellant...mais parfois le cours se passe mal. Parfois les documents ne parlent pas. Parfois j'explique mal. Et parfois, hypocrite que je suis, je ne mets pas en oeuvre, dans ma pratique professionnelle, les convictions syndicales que je porte, honte à moi, heureusement que certains sont là pour me rappeller à l'ordre ;-) et oui, faut que je lise le TO...Parce qu'être prof ce n'est pas seulement raconter des histoires. Nous travaillons avec des futurs citoyens qui forgent leur projet de société, leur projet de vie. L'histoire et la géographie permettent d'être citoyen en comprenant le monde et les grands enjeux de la démocratie. Citoyen de la république française mais aussi du monde: les cours de géographie vont de plus en plus s'interesser à l'environnement, à la ville, à l'empreinte humaine.

  • reconquérir l'espoir!

    c7df41cf6c932f56b754f1e06782f1a8.jpgËTRE DE GAUCHE c'est avoir de l'espoir. beaucoup d'espoir. un espoir souvent déçu. devant les forces de l'argent, des médias, devant la force de mouvements d'ampleur telles que la mondialisation, le dereglement climatique, la collusion entre forces conservatrices et grand capital, on pourrait être tenté de laisser tomber, de se laisser aller au fatalisme.

    être de gauche c'est un combat quotidien et sans fin pour aller plus loin, pour que le progrès social et la croissance économique soient partagés, pour qu'égalité d'accès aux services publics, émancipation, autonomie et solidarité se conjuguent partout pour assurer à tous, hommes et femmes, partout dans le monde, les moyens de construire librement son avenir, un chemin de vie.

    cette marche n'est pas simple. au delà des égoismes et des conservatismes, au delà des puissants et des aigris, la construction collective, militante d'un rapport de forces pour transformer la société semble sans fin. elle est vieille, comme l'histoire. Périclès et les démocrates, gracchus et les populaires, Washington, Robespierre et Garibaldi en savent qqch.

    aujourd'hui encore cette gauche d'espoir est confrontée à de multiples défis. l'économie financiarisée met à mal les mécanismes de protection sociale et l'état providence, le leurre social-libéral divise la gauche européenne et la discrédite.

    en France, je fais partie de ceux, au sein du courant "nouveau parti socialiste", qui veulent rassembler, en partant, au PS, de ceux qui veulent encore transformer la société, une gauche "exigeante", ambitieuse et responsable. avec benoit Hamon, henri emmanuelli, nous partons, d'ici un an, à la conquête d'un parti socialiste usé jusqu'à l'os par trois défaites consécutives aux élections présidentielles. 

    Rassembler la gauche au sein d'une fédération, clarifier la ligne du parti socialiste, reconquérir les employés, les ouvriers, les professions intermédiaires qui ont assuré la victoire de NS, trouver de nouveaux outils pour construire la société solidaire du XXIème siècle que nous appellons de nos voeux, voilà nos objectifs à plus ou moins long terme.

    C'est de ceci que nous avons discuté autour des ateliers croissance, environnement, choc des civilisations, éducation, autour des plénières socialisme européen et refondation de la gauche. quand nous n'étions pas aux trois brasseurs.