Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité

  • Les voeux de Martine Aubry: un vent de conquête souffle dans la cour de Solferino!

    ps.JPGMartine Aubry présentait ce matin ses voeux à la presse, au siège du parti socialiste, 10 rue de solferino. Ces voeux, adressés aux journalistes dans la salle du conseil national, bondée, étaient un peu particuliers. Pour plusieurs raisons.

    1/ Ces voeux sont le pendant des voeux présidentiels, et Martine Aubry s'est clairement positionnée comme meneuse de l'opposition en faisant, à court et à long terme, le bilan de la decennie et de l'année pour la France et le parti socialiste, tout en posant des jalons pour les prochaines échéances.

    2/ Ces voeux à la presse se sont révélés de véritables voeux "pour la presse": La première secrétaire s'est longtemps exprimée dans son introduction sur l'indépendance de la presse, les menaces qui planaient sur RFI ou France 3, en saluant les initiatives et les nouvelles formules nées en 2009, tant sur le net que dans la presse écrite.

    3/ Ces voeux sont un peu particuliers car le parti socialiste passe une nouvelle étape: Lancement de la coopol, réseau social et numérique du parti socialiste, lancement du nouveau site du Mouvement des Jeunes Socialistes, en pleine transformation pour devenir une organisation de jeunesse de masse, beaucoup de choses changent!

    Le contenu, le sens de ses voeux? Martine Aubry est revenue sur l'année passée, mais aussi sur la décennie des années 2000 et de ses promesses non tenues. Elle a dénoncé "l'hyperprésidence, qui n'est pas forcément l'hyperefficacité", et le fait que dans le monde, depuis 2007, "la voix de la France porte moins". Martine Aubry a pris du recul sur la crise, sur les positions qu'avaient tenu le parti socialiste, sur Copenhague et le caractere injuste de la taxe carbone qui n'est ni efficace, ni écologique. Elle a présenté un parti rassemblé, où les divergences ponctuelles n'empêchaient pas l'émergence d'une "force nouvelle et prometteuse".

    La première des socialistes a lancé de nombreux chantiers pour l'année 2010: Faire de l'emploi une priorité dans nos propositions, porter un projet de loi sur la souffrance au travail, revendiquer des moyens pour l'avenir des jeunes (emploi, apprentissage, éducation), et enfin agir concrètement contre les discriminations: accords entre les collectivités territoriales, et le secteur privé, dans le secteur du logement, de l'emploi, etc: dans le cadre des régionales notamment, le projet de maisons régionales anti-discriminations sera porté haut et fort.

    Ces voeux, clairement, indiquent un nouveau départ pour le parti socialiste, à quelques mois des élections régionales. Un vent de conquête soufflait, ce matin, dans la cour d'honneur de Solferino!

  • L’histoire-géo au lycée : c’est un peu plus compliqué que ca

    logo_Histoire_GEO_450.jpgRapidement, parce que tout le monde s’emballe. Il est question aujourd’hui que l’histoire géographie ne soit pas un enseignement obligatoire en terminale scientifique. Cette nouvelle a fait débat, elle a provoqué un tollé d’universitaires. Ce n’est pas la première fois que l’on parle de cette matière et de son contenu dans le débat éducatif. C’est une question politique, on en a même débattu à l’assemblée nationale (colonisation, etc.). C’est une question symbolique, la France, comme l’indiquait Bruno Julliard dans le communiqué de presse du parti socialiste, a parfois du mal à regarder son passé en face. Je vois cette question à la fois en tant qu’ancien étudiant en histoire, en tant prof d’histoire-géo, en tant que syndicaliste enseignant et comme militant socialiste. Dur, parfois contradictoire, mais voici ma vision :

     

    1-     l’enseignement de l’histoire a évolué. Proposé par les jésuites dans le cadre des « humanités », c’était l’ « exempla » des grands hommes qui devait faire murir les élites modernes dans le parfum de la gloire et de la sanglante odeur des batailles victorieuses. Devenue matière patriotique en 1870, matière de la revanche avec la géographie, qui apprenait à connaître la ligne bleue des Vosges, elle est devenue science sociale dans les années 20. L’histoire enseignée, dans les années 70, devient une histoire sociale, économique, politique qui ouvre à la citoyenneté et au fonctionnement de la société et du monde, couplée à la géographie et à l’éducation civique. Pour moi, cette matière a sa place dans le socle commun de la scolarité obligatoire et comme une matière à prendre une fois au moins dans un panel d’options d’un cycle terminal de deux ans à la fin du lycée, et pour tous les lycéens, du professionnel au général, ne soyons pas, nous-même, élitistes.

     

    2-     Je suis pour une refonte du système éducatif, des programmes définis par grandes notions interdisciplinaires déclinées de manière complémentaire : comprendre le monde, agir dans la société, agir dans l’espace de manière écologiquement responsable, etc. l’histoire et la géographie, tout comme les SES, ont leur place dans ces grandes notions. Mais l’histoire-géo n’est pas la seule à forger l’esprit de citoyenneté, la physique et le débat sur le nucléaire, les SVT et le débat sur les biotechnologies, les lettres et les arts y concourent aussi ! Pour moi, la réforme du lycée doit avoir pour objectif interdisciplinaire l’apprentissage de la citoyenneté et de l’autonomie dans toutes les matières, ECJS et TPE compris !

     

    3-      Comme militant socialiste et comme syndicaliste progressiste, je considère que notre lutte contre un gouvernement qui s’attaque pas à pas aux mécanismes de solidarité et au service public ne doit pas nous faire tomber dans des réflexes disciplinaro-corporatistes. Défendons une vision globale de l’éducation avec nos partenaires syndicaux et associatifs ! Défendons bec et ongle la mise en place concrète de l’autonomie pédagogique, de l’accompagnement personnalisé et de la mise en place de nouvelles options ! Et clamons très haut et très fort qu’on ne peut porter une réforme et supprimer des postes, que c’est hypocrite et cynique ! On ne doit pas défendre chaque matière dans chaque année, on doit défendre chaque notion dans chaque cycle.

     

    4-     Pas de convergence des luttes dans l’incohérence ! Il ne faut pas unir des oppositions contradictoires à la réforme du lycée, il faut porter un projet cohérent et positif pour une autre réforme : Orientation choisie, suppression des filières, scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, nouvelles pratiques pédagogiques pour l’autonomie, voilà mes horizons !

  • réchauffement climatique, tranformation du MJS: débats porteurs d'avenir!

    carte-climat-monde.jpgCe blog a un peu pris froid: en dehors des réunions du soir, d'intenses activités syndicales et de nuits rapides dans un terrier de marmotte, peu de temps pour écrire! Et pourtant que de choses sur lesquelles s'exprimer! par exemple, deux débats porteurs d'avenir dans lesquels je me retrouve engagé: le premier, c'est à l'échelle mondiale, le dérèglement climatique qui doit engager les états, mais aussi les sociétés, à engager un nouveau modèle de développement, de production, de consommation, pour réduire l'émission de gaz à effet de serre. Le second, c'est la transformation de l'organisation de jeunesse dans laquelle je milite depuis 6 ans: Le Mouvement des Jeunes Socialistes, à l'occasion de ce 9ème congrès de Grenoble, deviendra grand: le plan d'action national prévoit de passer une étape en terme d'adhésions, de structures et développement, pour pouvoir peser dans l'Histoire, rassembler tous les jeunes de gauche qui veulent, en France, agir pour transformer la société.

     Le débat climatique c'est une nouvelle thématique qui ne peut être portée à l'échelle locale ou nationale, mais bien à l'échelle internationale! Et quelle famille politique, hormis le socialisme, est le mieux à même de relayer ce débat? Le déreglement climatique, (je trouve le terme plus correct que réchauffement climatique) c'est quand l'émission de gaz à effet de serre dus à l'activité humaine (transports, industrie, etc.) provoque le réchauffement de la température. En soi l'effet de serre n'est pas mauvais (sans lui il ferait aussi froid que sur Venus), mais là quand même l'augmentation aura des répercussions concrètes sur tous les continents! Le développement des activités polluantes et la croissance de la population peuvent avoir des conséquences fortes: on prévoit entre 2 et 6°C en plus...peu impressionnant? C'est l'équivalent inverse de la précédente glaciation où le nord de la France était recouvert par une calotte glaciaire...Le problème de ces fameux gaz c'est qu'ils mettent en moyenne 120 ans à disparaitre! A quoi ressemblerait alors le climat en France? Un climat semi-aride sur la côte d'azur, des été très chauds partout en France, moins de pluies sur la Bretagne...une augmentation de 10à 20cm du niveau de la mer ne fait pas peur ici, mais dans le Pacifique où les pays les plus peuplés sont à quelques mètres d'altitude, c'est un peu plus embêtant! sans compter les conséquences en matière de récoltes, de floraisons, etc.

    Et mon organisation dans tout ca? Cette question climatique est une priorité de la fin d'année 2009 puisque nous préparons le 9ème congrès du MJS qui aura lieu à Grenoble. A cette occasion, le groupe politique majoritaire, "Transformer à gauche", proposera, à travers son texte d'orientation et son plan d'action national, une réforme radicale de l'organisation. Non pas un simple coup de pinceau, de peinture, avec quelques noms qui changent, non une vraie transformation: une adhésion facilitée, un statut de sympathisant institutionnalisé, une prise de responsabilité proposée à tous les militants dans le cadre de nouveaux groupes d'action, les coop'! Alors bon quelques sceptiques me diront "oui oui comme y a deux ans et après on met le plan d'action au placard" ah bon. Pourtant, tout le monde je pense a vu le nombre de groupes et d'actions médiatiques exploser au cours des deux dernières années, c'était deux des priorités du dernier Plan d'Action!

    Que propose encore le plan d'action national présenté par "transformer à gauche"? Une vraie politique de formation pour permettre à tous les militants de s'impliquer, comme ils le souhaitent, dans leur organisation. La mise en place de réseaux thématiques (lycéens, étudiants, actifs) qui permettent aux militants de s'investir là où ils le souhaitent, quand ils le souhaitent, avec l'appui des structures régionales. La refonte des structures et des instances, avec des chantiers aboutissant à des conventions, avec des conseils nationaux ouverts sur la société et des bureaux nationaux concus comme des espaces de travail. Le nouveau regard sur l'autonomie et l'engagement international de ce plan d'action national nous permet de revisiter notre lien au PS, à ECOSY et à la IUSY. Evidemment, tout ceci ne se fera que si tout le monde, tous les courants, et toutes les fédérations, s'approprient cette démarche de reconquête des têtes et des coeurs.

  • géographie électorale, docimologie et nostalgie: que de mots compliqués!

    Montpellier comedie tramway1.jpgQue de sujets de réflexion aujourd'hui, qui me poussent enfin à reprendre mon clavier!

    - Connaissez-vous Alain Marleix? Ce gentil monsieur est à la fois secrétaire national de l'UMP aux élections et secrétaire d'état aux collectivités territoriales. Et vous allez rire, mais il est chargé de proposer une nouvelle carte électorale. Euh...oui oui le pro de la géographie électorale de l'UMP va bricoler les nouvelles circonscriptions. Vous vous dites c'est caricatural ils n'oseront pas c'est indécent et cynique on est quand même pas dans une république bananière, ils vont pas oser!

    Et si. 2/3 des circonscriptions supprimées sont à gauche, 2/3 des circonscriptions créées seront de droite. Rajoutez y les nouveaux députés des Francais de l'étranger qui sont tous des nantis et comme dit Martine AUBRY: "même avec 51% des voix la gauche ne pourra pas accéder au pouvoir". Vous remarquez que ce n'est pas la priorité des médias. La liberté de la presse, rempart de la démocratie? Mon oeil!

    - Connaissez-vous la docimologie? C'est la science de l'évaluation, comment noter, évaluer, savoir ce que l'on note, comment l'on note? J'adore. J'essaie petit à petit de tester des petits trucs...Je note depuis mes débuts des compétences telles que l'organisation ou l'argumentation d'un propos argumenté, et je ne suis pas très convaincu par l'évaluation de la présence de notions...en bref un paquet de copies tous mes amis adorent mais on est pas forcément à l'aise. Forcément injuste une correction. Parce que parfois je suis fatigué et une écriture un peu trop cursive va me rendre aussi tolérant et indulgent que Ivan le terrible ou mon ancien prof de médiévale...Parce que je suis très à cheval sur "reprends la question dans ta réponse" mais pas trop sur le style...Comme quoi tous les profs noteront différemment.

    Alors que faire? Des barêmes précis pour commencer. Décider de la part compétences/connaissances définitivement. En finir avec l'imbecillité de la note sur /20...et peut-être, comme le MJS posait la question dans son chantier éducation, réfléchir à la pertinence de l'évaluation par notes...l'effort, la progression, l'acquisition c'est pas mal aussi non?

    - Connaissez-vous Montpellier? Question plus facile hein! J'y étais hier pour manger les pates de Cédric, assister aux réunions de Merry, aux speechs de Michael, et retrouver mes boutiques préférées de la place de la préfecture (armand thiery et gibert jeunes pour ne point les citer). J'y ai vécu plus de 3 ans, perso. C'était la grande ville que je regardais avec envie comme tous les Biterrois ("sérieux, ils ont un tram eux!!"). C'est là où j'ai passé ma licence, ma maitrise et mon CAPES, certes...mais c'est surtout là que je me suis épanoui dans le militantisme le plus exigeant. J'ai cassé 3 valises en acheminant des centaines de milliers de tracts UNEF d'Antigone à la fac de lettres. J'ai sillonné les cités U pour les élections des conseils de résidence, et les sites universitaires pour les réunions de CAS. Je ne peux pas observer le café du théâtre, siège ancestral des réunions MJS, sur la place de la comédie, sans un petit pincement au coeur. C'est ma ville, comme Heilbronn, et un peu Paris, aussi. C'est une belle ville, la plus agréable à vivre. La colline du vieux Montpellier, les terrasses de la com', les rives du Lez...c'est un rêve!