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arts

  • tourisme impressionniste et musique absolutiste en Ile de France

    Monet-Bridge-lg.jpgJournée fructueuse...j'ai visité ce matin le jardin de Monet à Giverny, près de Vernon, à la frontière normande. Ceux qui connaissent mon goût immodéré pour l'art et les sorties pédagogiques sauront que je n'étais évidemment pas à l'initiative de cette excursion. J'ai observé des fleurs, bavé sur des nénuphars, rêvé en regardant des saules pleureurs se noyer dans un étang peint par le plus grand peintre impressioniste, qui a fait le tour du monde. Du haut d'un petit pont de bois, j'ai pu m'extraire d'un environnement anthropisé à l'excès pour me mettre dans la peau de ces peintres des sentiments, des impressions, qui ont fait, les premiers, sortir la peinture de la bête représentation, de l'art figuratif qui avait connu une constante progression depuis les peintures rupestres de Lascaux.

    Quittant les forêts du val de seine, ces vallées verdoyantes qui ont trop souffert de la pluie, j'ai pris les belles autoroutes franciliennes pour me rendre, pour changer, au chateau de Versailles. Sorti de l'impressionnisme, je pouvais faire profiter de mes belles connaissances encyclopédiques, limitées à l'histoire de l'Epte qui ondoyait le jardin de Monet pour ma visite normande. Je me suis repu de la préfecture de Versailles, qui a participé à l'histoire de france, de Thiers le sanglant à Coty le mal-élu, pour me diriger vers ce beau chateau que je trouve si petit...entouré de ces milliers de touristes que je rêvais de flanquer à la porte, j'ai rêvé une arrivée au galop par les jardins de Versailles, sur ce seuil destiné à faire craindre aux nobles français et aux ambassadeurs étrangers le premier roi du monde. J'ai du vaincre une certaine incrédulité quand je parlais de la France comme la première puissance du monde.

    J'ai profité d'une promenade au coeur des jardins français et des fontaines, qui ont coûté tant de bons ouvriers atteints de fièvre quarte...avec la musique de lulli! une belle musique classique entourant des jardins classiques, des scuptures classiques, une architecture fabuleusement classique...le bonheur, tout simplement le bonheur, mon sourire était irradiant ce qui était évidemment incompréhensible...

    Et là je finis échoué devant TF1 pour une soirée rock/les experts...ca sera quoi le nom du mouvement artistique du début du XXIème siècle? le bofisme?

  • le romantisme, c'est quoi?

    106791619.jpgLe romantisme, chers lecteurs, ce n'est pas acheter des roses aux kosovars dans les bars pour les offrir. Même si j'aimerais bien le faire mais j'y arrive pas. Le romantisme, ce n'est pas non plus être neuneu, ce n'est pas non plus une qualité, un type de personnes, une situation. Non le romantisme, le vrai, c'est un mouvement artistique, littéraire et historique qui a marqué l'histoire du XIXème siècle.

    J'ai malheureusement été bercé, marqué par le romantisme. celà m'a donné des repères, des modèles que j'ai encore aujourd'hui. Tout au long de mon adolescence; je me suis mis à la place du "promeneur au dessus de la mer de nuages", de caspar david friedrich, des protagonistes de la dame aux camelias (alexandre dumas fils) et d'une éducation sentimentale (de flaubert) ou encore de Julien Sorel, héros du rouge et du noir. C'est à travers ces auteurs, mes préférés, avec zola, pouchkine et malraux, que j'ai découvert l'amour, la passion, le malheur, le spleen, au hasard des vers de Baudelaire et de la prose d'Hugo. 

    Tous ces romans ont des points communs. au delà des fresques historiques de Hugo ("Notre dame de Paris") et de Dumas ("la reine Margot") ou des oeuvres d'actualité ("la méduse" de Géricault ou les "massacres de chio" de Delacroix), les oeuvres romantiques mettent en scène l'amour, des dandys (jeunes bourgeois rentiers), des jeunes filles éffarouchées et très pales, mariées ou non. Tout le monde se trompe allègrement, c'est normal. On recoit dans les salons de 5h à 7h, on se bat en duel, on se promène en fiacre...et ca se passe toujours à Paris. J'ai lu des dizaines de romans qui racontaient la même histoire. La jeune fille effarouchée de "madame bovary" de flaubert (qui se dévergonde un peu), les "courtisanes" de Balzac ou de la "dame aux camelias", ou encore le dandy de "lucien leuwen"(stendhal) et d'une "éducation sentimentale" de Flaubert...

    Le romantisme c'est le début du XIXème siècle. Ce mouvement coincide non seulement avec la révolution industrielle qui voit la noblesse dépassée par la bourgeoisie d'affaires, mais aussi avec l'éveil des sentiments nationaux et des revendications libérales voire sociales. Cette époque survoltée, nourrie des combats de la révolution française et de la gloire napoléonienne, a produit dans toute l'europe des peintres, des poètes, des écrivains qui ont voulu peindre à leur manière des sentiments, qui ont voulu exalter, sublimer la passion, l'amour, le sacrifice. Le romantisme s'insurge contre le classicisme, contre les normes académiques, contre les thématiques antiques et mythologiques ou encore religieuses mille fois traitées, contre une histoire par les nobles pour les nobles, il prend sa source au XVIIIème siècle avec chateaubriand, en France, et Goethe, en  Allemagne (les souffrances du jeune Werther), ou encore Heinrich Heine, mon poète préféré.

    Et je vous les conseille ces livres, même s'ils se ressemblent! Au delà de peindre une certaine société du XIXème siècle, au delà d'être payés à la ligne et sortis en épisodes dans les journaux, pour les romans, ces oeuvres, notamment les peintures de Delacroix, de Constable et Turner en angleterre, de Friedrich en Allemagne sont exaltantes. Elles incitent aux rêves, au voyage, à une vie passionnée et passionnante.