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banlieue

  • Das Leben "neben" Paris, Teil 2

    1757693534.jpgUberall in der Welt träumt jeder in Paris zu wohnen, aber zwischen die schöne Bilder am Eiffelturm, Notre Dame, Montmartre, und was die Einwohner erleben, gibt es ein riesigen Unterschied. Ins Besondere für einen Lehrer, den in der Pariser Vororte, die sogennante "banlieue", arbeitet.  Mehrere Tausende Lehrer fahren jedes Jahr nach Paris, Versailles und Creteil, um zu arbeiten. Die sind gezwungen, Familie, Freundin, und Freunde zu verlassen, weil sie eine nationale Aufnahmeprüfung gemacht haben. Diese Lehrer sind oft 23,24 oder 25 Jahre alt; das heisst ziemlich jung. Die werden doch immer in der schwersten Schulen arbeiten, da wo die älteren Lehrer nicht gehen wollen, da wo Bildung ein Schimpfwort ist, dort, wo Lehrer fast gehasst werden: Sie sind nämlich kein Erfolgsymbol, kein Hoffnungssymbol: in der Pariser Vororte gibts mehr als 20% Arbeitslosigkeit, 1/3 der aktive bevölkerung die gar kein Diplom hat.

    Dann kommen junge Lehrer aus Bretagne, Midi oder Provence, und müssen eine Wohnung suchen, ende August, wenn sie endlich wissen in welche Schule sie arbeiten werden: das Rectorat (Landesschulamt) beschliesst es allein, natürlich nach persönliche Wünsche, die aber nicht so oft gut ankommen!). Sie werden diese Wohnung teuer zahlen müssen: zwischen 600 und 700 euros in Paris selbst, oder von 400 bis 600 in der Vororte. Oft in einer WG. die hälfte des Lohns ist schon weg....und es gibt doch auch Umzug, möbel zu kaufen!

    Dann gibts jeden Tag Verkehr. Auto oder RER/Metro (Stadtbahn und Ubahn), es wird sowieso stressig und anstrengend. Endlose Staue auf dem Periph (Ringautobahn), Menschenmenge im RER...Diese junge Lehrer wohnen oft in Paris, arbeiten dort aber sehr selten: Nur ältere Lehrer dürfen! Dann gibts meistens 2 Stunde verkehr pro Tage. Diese junge Lehrer sind oft nur Vertreter: die ersetzen krank oder schwangere Lehrer. Die werden oft ausgelacht von den Schüler, ins Besondere wenn sie ein leichten Südlichen Akzent haben. Das war mein Fall. Die Arbeit fällt ihnen ziemlich schwer: die bereiten Unterricht für das erste Mal (das Jahre davor hatten sie nur ein Praktikum in einer Klasse), müssen sich um freche und unruhige Schüler zu kümmern. Manchmal sogar als Klassenlehrer, das war mein Fall!

    Oft werden diese Lehrer krank oder niedergeschlagen, ohne Freunde, ohne Zeit zum ausruhen und spazieren gehen...müde und traurig, die sind auch zu schwach für die schüler die es fühlen. Das ist echt ein Teufelkreis!

    Bei mir hats 6 monate lang gedauert, um mich dran zu gewöhnen! Jetzt gefällts mir neben Paris zu wohnen, am mittwoch und samstag shoppen zu gehen: Bücher an der Seine oder am Boulevard st michel, Klamotten in "la défense"...Als Geschichtelehrer machts auch spass, soviele Museum besuchen zu können: Louvre, Invalides, Cluny, Orsay....Das ist unmöglich auf dem Lande, in der "province" (andere bündesländer) wie die Pariser sagen! Als Träumer ist das auch schön, die Seine anschauen zu können, auf die Brücke oder auf die Ufer lesen zu können: der Fluss hat ja was erlebt! Idem, alle Strassen wo ich laufe haben eine Geschichte: Religionkriege, königliche Mordversuche, Besetzung während dem 2ten Weltkrieg...

    Schliesslich ist Paris gar nicht so übel, man kann sich dran gewöhnen! An historische Viertel, sowie an bunte Stadtteile, an die Welt und Frankreichhautpstadt sowie an ihre Industrie, graue und vergessene Vororte!

  • attendrissants, vifs et bons!

    862aae8a329fe55dd5d135be7ff8671c.gifvoila mes élèves, de L., l'attendrissante élève de 6ème qui s'accroche à ma manche pour attirer mon attention, à ces 4ème sensées être faibles qui participent, bossent, essaient d'avancer...de ces autres 4ème qui me volent la récré par leur sympathique questionnement

    , et qui me surprennent par leur maitrise de compétences qui me tiennent tant à coeur (organisation des réponses, pertinence, précision, utilisation conjointe des connaissances et des informations tirées des documents...)

    je suis séduit! séduit par la vitalité des élèves de collège comparée au lycée où mes chers élèves avaient le regard un peu vide parfois. pourtant on parlait pas du relief de l'europe! aussi au fait qu'au collège, on est plus en amont. apprendre à lire, à sélectionner des informations, à se détacher des sources en utilisant des filtres de critique...

    et pourtant. à chaque fois que je monte les escaliers, mes élèves autour (on va les chercher dans la cour au college) j'ai toujours l'impression d'être un élève. je ne suis plus à jean perrin je suis à V.

    Comme enseignant,  on éprouve d'énormes satisfactions. quand on corrige et qu'on voit un phénomène social ou politique bien compris. quand on a l'impression d'intéresser ou de faire réfléchir. ou, le paradis, quand vous voyez les élèves discuter d"histoire ou de géographie, vous poser des questions pour approfondir. ca ne m'était jamais arrivé au lycée. à part Y. qui m'avait demandé à quoi ressemble jack lang de près.

    Quand on voit certains élèves se donner du mal; à l'écrit, à l'oral. ou même mais c'est tellement rare quand on parvient à stopper la spirale de l'échec, de l'exclusion, du ressentissement en faisant réussir, en redonnant confiance à un élève. ou plus largement en faisant mentir la reproduction sociale. c'est trop rare.

    mais aussi beaucoup de déceptions ou de tristesse. quand face à 25 élèves on en laisse certains au bord de la route car on n'est pas formé pour faire réussir tout le monde mais juste une majorité d'élèves. quand un élève s'enfonce inoxerablement. quand certains sabotent votre cours. quand d'autres ne font aucun effort, même quand on s'occupe d'eux.

     heureusement les joies dépassent largement les angoisses et des hauts et des bas qui se succèdent chaque jour, j'en retiens surtout certains souvenirs qui me donnent réellement envie d'être enseignant toute ma vie. la seule chose dans ma vie où je ne pourrais jamais être bon, être au top. un enseignant n'est jamais au top. ce n'est pas une marge de manoeuvre qui est devant moi c'est l'infini. l'infini d'une égalité si lointaine. l'égalité des droits. qui passe par l'éducation.

  • Des villes, des élèves et du ping-pong...

    22a5f345f51798ad51cfe5040dfc8100.jpgDES VILLES. au delà de découvrir les joies de la banlieue rouge (centre municipal des sports, centre municipal de santé...) ce qui me déprime largement c'est les quadruples voies, les garages sur 10km, les villes traversées par des rocades de la petite couronne. et je ne peux à chaque fois m'empêcher de penser (parfois à haute voix la chouchoute en a marre) mais qu'a t'on fait dans les années 60? Ou plutôt que n'a t'on pas fait pour enrayer le développement de la région parisienne. la PAT me direz vous we super on voit bien que la modulation fiscale par primes ne suffit pas. On aurait du réagir pour empêcher un quart de la richesse nationale et 1/6 de la population de s'installer sur une superficie si réduite.

    comment? villes nouvelles à 50km réellement autonomes (ex. marne la vallée), développement des infrastructures (médiathéques, universités, emplois) dans les villes avalées par Paris telles que Reims, Chartres, Amiens, Auxerre, Rouen...et enfin une politique des métropoles d'équilibres sur 20 ans au moins pour les capitales régionales. ce dernier aspect commencé sous de gaulle semble le plus réussi aujourd'hui.

    une réflexion sur la ville s'impose (bravo au camarade Tortel du 75 qui a pris ce problème à bras le corps), une reflexion sur l'histoire de la ville, une réflexion sur la géographie urbaine, une réflexion sur la politique urbaine. C'est un défi pour la gauche alors que la population urbaine, en début d'année, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, est devenue majoritaire.

    DES ELEVES. Mes élèves pour l'instant sont très sympathiques. petits effectifs. petites têtes vides. au contraire du lycée on arrive sur des cerveaux en friche c'est déconcertant. 18 eleves par classe je peux arriver à faire de l'individuel ou du moins à gérer l'hétérogénéité qui est acceptable. Je ne sais pas faire mais je peux y travailler. Je peux travailler sur les difficultés, les progressions, les compétences. OUI tout ca je pourrais le faire si je n'avais pas un BMP et si je n'étais pas dans l'incertitude de mon sort! On verra bien mais c'est à penser...

    DU PING PONG. Je veux faire du sport! il est donc probable que je m'inscrive à l'AS de Vitry (7 000 adhérents), et j'hesite entre ping pong et escrime. le but: me défoncer pour faire passer le stress ambiant. bon bon bon à réfléchir mais pour l'instant je vais aller gérer mes formalités administratives d'installation en collège...(j'aime pas!)

     

    PS: j'avais écrit cette note avant de savoir que je quittais et les eleves et le college...