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banlieues

  • croissance, banlieues et grève des fonctionnaires

    2c352c4978a9fa45ec2cc209f923c65d.jpgM. Attali, que vous ayez oublié les élans d'espoir qui courraient dans la foule de la fête de la bastille, en 81, pour déguster les fruits de la fête de la concorde, en 2007, soit. Mais quelle honte pour un soi disant expert en économie de débiter de telles banalités néo-libérales en guise de potion magique pour relancer la croissance française! Les supermarchés écrasent le commerce et deviennent hégémoniques, et on devrait les laisser s'installer partout? La précarité de l'économie et l'accroissement des inégalités semblent requérir un accroissement de l'intervention de l'état...et vous souhaitez dégraisser l'état? Ce n'est pas supprimer les départements qui relancera la croissance, c'est redéfinir les différentes échelles de collectivités territoriales et leurs missions! Libéraliser l'économie, c'est institutionnaliser la loi du plus fort!

     Mme Amara, votre travail sur les banlieues a eu le mérite de pointer deux points d'ancrage des difficultés de la banlieue: l'enclavement et le chômage. pour autant, vos propositions ne sont qu'un catalogue de mesurettes dont les effets seront forcément infimes: ce saupoudrage ne traite que les conséquences d'une erreur d'urbanisme, d'un problème spatial qui devrait être pris dans sa globalité! à quand un ministre de la Ville, chargé de développer un concept d'éco-ville, de renforcer la mixité sociale des villes et des quartiers, d'impulser du lien entre les différentes parties d'une ville, notamment en matière de transports et de services publics de proximité? Est-ce trop demander, de réfléchir, d'être cohérent et ambitieux? Pour la droite, dont fait dorénavant partie fadela amara, aparemment: oui!

    chers collègues fonctionnaires, la fonction publique est menacée. menacée par une société où l'on doit se servir avant de servir les autres. menacée par une mode qui voudrait que les usagers deviennent des clients et les citoyens des consommateurs. menacée par une droite libérale et conservatrice qui ne veut pas d'un état redistributeur, acteur, impulseur! laissons tout à la loi du marché, de la concurrence, de la loi du plus fort?! certainement pas! mais nous même? Ne devons nous pas réfléchir, si nous avons su faire vivre l'idéal du service public?

    à titre personnel, je trouve que manifester pour les salaires, les retraites, etc. est parfois réducteur et contre productif dans ce contexte. dommage pour des syndicats qui au fil de leurs textes de congrès, ébauchent souvent la construction d'un état juste et efficace...mais ne la font pas connaitre! alors chers collegues, pourquoi les services publics, les musées, les bibliotheques, les administrations ne sont pas ouverts entre midi et deux et le soir ? on est là que pour les retraités?  Pourquoi la gauche n'a t'elle pas su mener à bien la réforme vers un état plus efficace ébauché par la mise en place de la LOLF? Pourquoi n'a t'elle pas redéfini les missions des collectivités territoriales qui s'empilent et se tiraillent? Pourquoi doit-on faire grève et donner des sous au gouvernement pour faire pression sur lui? aucun autre moyen d'action? excusez moi d'être deuxieme gauche mais pourquoi n'avoir pas essayé la cogestion en France, alors que la gauche était au pouvoir, et donner ainsi une force de frappe aux syndicats?

     la fonction publique, l'état, ont besoin d'une modernisation! mais modernisation ce n'est pas regression, libéralisation, gestion privée, privatisation, mise en concurrence! non c'est recherche d'une efficacité louable pour la chose publique!

  • des politiques soi-disantes "réformistes": marché du travail, réforme pénale, plan banlieues

    e7cf6b052c498069f2eac547e886cd71.jpgLe président en baisse dans les sondages? ca s'appelle la fin de l'état de grace. Pour autant il est encore là pour 4 ans et demi. à nous écoeurer avec son goût du luxe, avec ses petites mesquineries comme demander son salaire de ministre de l'intérieur jusqu'en décembre!

    et les réformes tant attendues par les déclinologues, soi disant experts economiques d'une France qui a peur de la mondialisation? On depenalise des pans entiers du droit des affaires notamment en matière de corruption...et d'un autre côté on créé des centres de rétention pour ne pas relâcher des gens qui ont purgé leur peine!

    réforme du marché du travail? le terme de marché est assez expressif. le MEDEF prend les salariés pour des poireaux et des navets. la précarisation des contrats avance de manière incidieuse. Je dénonce des syndicats qui ne se donnent pas les moyens de négocier...

    plan banlieues? on le reporte! (pas de chance je préparais déjà une réaction sympathique). on s'interesserait dorénavant aux personnes et pas aux territoires. je le regrette car beaucoup de géographes ont bien étudié les phénomènes de relégation spatiale. La banlieue, c'est un problème et une solution d'espace, de territoire où on doit "rétablir la république" par les services publics de proximité, des logements décents, des transports réguliers et une police de proximité! mais je salue Christine Boutin qui a raison de parler de centre-villes dégradés. dans toute la France, on constate cette dégradation.

    La vie privée ne peut cacher un bilan politique très contestable, M. le président. Vous et vos riches amis vous intimidez les médias d'opinion. Ce n'est possible ni pour les blogueurs, ni pour les médias étrangers qui s'en donnent à coeur joie sur la monarchie républicaine. accrochez -vous, l'orage arrive!

  • Ile de France: au coeur de la France

    522abf9df62413338be2c137a9baacb9.gifBizarrement cette Région a de plus en plus d'attraits pour moi. je vous rassure, rien n'efface dans mes souvenirs les paysages verts et marrons des vignes du Bas-languedoc que je compte bien revoir rapidement. Mais après tout, vivons en Ile de France et parlons-en!

    Cette terre capétienne! Tous les noms des stations de RER évoquent une histoire médiévale, riche en faits d'armes des premiers rois capétiens. Mais aussi Pontoise et Dourdan, chers à Philippe le bel, Provins, cette foire commerciale, ex-champenoise, ou encore la forêt de Sénart et les chateaux de Fontainebleau et Rambouillet, tout évoque les Capétiens et j'aime humer ce parfum d'histoire.

    Cette terre centrale, favorisée par la nature! La nature, d'abord, a richement arrosée cette Terre de France, bordée au nord par la Picardie et le Valois, à l'est par la Normandie (et ce Vexin tant disputé), au sud par la Beauce, à l'ouest par la brie et la Champagne....cette terre arrosée de tant d'affluents (où je ne me baignerais pas aujourd'hui) a placé en son centre Paris, au confluent de la Marne et de la Seine, pour mieux la desservir. Elle ne se doutait pas que cette situation avantageuse serait utilisée par la France entière.

    Car économiquement, comme la Californie, l'Ile de France est une puissance mondiale. par son PIB, sa concentration de cadres, professions intellectuelles, médias, et sièges sociaux, c'est une véritable métropole. au détriment, et je le regrette, des autres villes et régions françaises.

    Quel est l'avenir de cette région?

    La France doit en parler. Pourvoir à l'émergence d'autres métropoles (Lyon, Strasbourg, Lille) européennes, tout en ne laissant pas en état de congestion une région parisienne si puissante. La solution, c'est d'organiser ce territoire! Zones d'activités bien réparties à 50 voire 100 km de la capitale, bien reliés par des moyens de transports rapides. La création de pôles tertiaires dans les préfectures de l'ïle de France pour favoriser la délocalisation de sièges sociaux voire de ministères. L'organisation d'une ceinture et d'une trame verte, complétée par un plan d'enterrement de routes effrayantes par leur foisonnement quand on arrive en région parisienne...voici quelques idées d'un apprenti géographe!

    Comment ne pas parler des banlieues? Les services publics doivent être repensés comme ferments de proximité, les politiques d'éducation et de logement assujetties à un objectif indépassable de mixité sous peine de dérive communautariste.

  • des banlieues et de la France

    6b2929511880acf29a9362042ea3b831.jpgle drame de villiers le bel et les violences qui ont succédé ne sont pas qu'un bon sujet pour des médias amateurs de feu et de sang. c'est un problème politique, social et géographique. c'est un problème de relegation et d'insertion. ce problème a des racines profondes. en matière de logement, on paie  une politique de construction et de zonage qui n'a pas été assez mixte. en matière d'urbanisme, on paie la constitution de grands quartiers d'habitat social à l'écart des voies de communication et dee centres villes. en matière de services publics on paie l'absence de services publics de proximité qui doivent entrer en réflexion dans la famille socialiste.

    nous payons des politiques publiques néfastes, assurées dans les années 60, dans l'urgence pour accueillir des centaines de milliers de nouveaux locataires (familles nombreuses du baby boom, immigrés, rapatriés) et pour répondre à l'insuffisance de l'offre de logements immense depuis la seconde guerre mondiale.

    ce malaise éclate dans les années 80, notamment aux minguettes en 81. la réponse des pouvoirs publics? à droite des zones franches qui ont eu des résultats limités au point de vue économique, à gauche des politiques de rénovation et d'aide aux associations qui n'ont pas assez pris à bras le corps le problème de l'accès aux services publics et du chômage.

    il faut des réponses nouvelles pour cette crise républicaine, à la croisée des inégalités sociales et géographiques.