Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

citoyenneté

  • Rapport Ferry : Un manque d’ambition évident pour le service civique !

    L’ancien ministre Luc Ferry vient de rendre un rapport sur la création d’un service civique. Au contraire des annonces de campagne du candidat Sarkozy, le rapport est réservé sur le caractère obligatoire du service civique : le service resterait volontaire et accueillerait seulement 10% d’une classe d’âge !

    Faut-il seulement favoriser des engagements individuels, généreux, mais peu organisés ? Pourquoi ne pas réclamer le remplacement du devoir de défense inhérent à la citoyenneté depuis la révolution française par un devoir de solidarité qui s’accomplirait pendant la jeunesse ? La république française, depuis la suppression du service militaire, manque d’un lieu où tous les jeunes, quelle que soit leur origine, se rencontrent ! Sans idéaliser la formation militaire la question d’une étape dans la vie où chaque individu se mettrait au service de la collectivité, du remplacement du service militaire où l’on donne son sang par un service civil où l’on donne son temps, semble pertinente. Le service volontaire existe déjà : plusieurs dispositifs comme le service volontaire européen permettent aux jeunes qui le souhaitent de s’engager, notamment dans la coopération internationale. Seuls 2600 jeunes, presque tous étudiants, participent aujourd’hui à ces dispositifs.

    Quels contours donner à ce service civique obligatoire ? Il ne peut s’agir de pallier les suppressions de postes engagées par la droite dans le secteur public. Soutenir le secteur associatif et les entreprises de l’économie sociale et solidaire dans des secteurs liés à la solidarité (éducation, aide sociale, coopération internationale) semble cohérent avec l’esprit d’un devoir de solidarité. Ce service devrait être valorisé par des validations d’acquis, favorisant l’esprit d’autonomie et de responsabilité, et permettrait de se mettre pour quelques mois au service du bien collectif. A qui confierait-on alors la gestion de ce dispositif ? Pas à une fondation agissant en partie grâce à des fonds publics comme le souhaite la droite ! Pourquoi pas à un grand ministère de la jeunesse et de la vie associative, qui pourrait, en allant plus loin, être en mesure de gérer d’autres dispositifs favorisant l’autonomie de la jeunesse ? Ce dispositif devrait coûter entre 3 et 5 milliards d’euros pour concerner une classe d’âge (750 000 personnes). La mobilisation des crédits associatifs supprimés depuis 2002 suffirait à organiser le service civique. Ce service pourrait être fractionné ou fait d’un bloc de 6 mois.