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  • Centre-ville de Béziers: la droite piétine et s'affolle!

     allees-paul-Riquet.jpgLa droite municipale fait des cauchemars depuis quelques mois. Humoristes des radios locales, riverains, touristes: tout le monde se rend compte que le centre-ville de Béziers se meurt. L'agressivité des élus de droite en conseil municipal ne peut masquer leur affollement.

    Le rapport développement durable présenté au conseil municipal du 28 novembre était étonnant: d'abord il évoquait le Grenelle 2 dont les principales lois sont remises en cause (fiscalité écologique notamment). Ensuite, il prônait le développement maitrisé de l'urbanisation (quand le maire inaugure un immense quartier sur le pech de Fonseranes) et veut rendre le centre-ville plus dynamique...en crenelant la cathédrale et en installant des lampadères sur les allées!

    Enfin, le Programme National de Rénovation des Quartiers Anciens Dégradés annoncé en grande pompe se révèle assez décevant. Manque de cohérence avec le PRI et l'opération "coeur de ville", mais aussi manque d'ambition: 200 logements rénovés c'est trop peu! Comment peut-on revenir sur les mauvais choix de la droite quand M.Couderc investit plus pour l'aménagement de l'Hours que pour la rénovation du centre historique? De toute urgence, il faut un projet urbain pour Béziers, alliant multipolarité et densification. 15 ans de droite, ca suffit!

     

  • Conseil municipal de Béziers: les acrobaties de Monsieur Couderc

    image_62028975.jpgCommuniqué de presse - Parti socialiste Béziers 2

    Le dernier conseil municipal de Béziers a permis au maire UMP de multiplier les acrobaties politiques et verbales. Acrobaties politiques d'abord, quand la droite biterroise ose présenter un schéma de développement durable quand elle mène une politique de déplacement basée sur le "tout-voiture", et compte sauver le centre-ville avec une heure de stationnement gratuite et deux emplois précaires...

    La section Béziers 2 regrette et dénonce en revanche des dérapages verbaux inexcusables qui menacent la démocratie municipale: Comment M.Couderc peut-il faire des comparaisons entre les remarques d'un élu de la gauche et les politiques menées dans une dictature sanguinaire, la Corée du nord? Comment peut-il insulter l'élu socialiste Pierre Callamand "vous avez des difficultés dans vos neurones" quand celui-ci dénonce la politique urbanistique de la droite biterroise?

    Les socialistes ne sont pas convaincus quand le maire de Béziers nie tout étalement urbain tout en faisant voter l'extension de nouveaux quartiers (Courondelle, Fonseranes), ni quand il indique être "écolo depuis 40 ans" tout en refusant d'introduire plus de bio dans les cantines scolaires. Toutes ces incohérences renforcent l'aspect d'affolement général de la droite biterroise depuis sa défaite aux élections régionales.

  • Béziers, ville fantôme

    feria_nuit_web__1_.jpgLe maire UMP de Béziers vient de prendre la décision de fermer les commerces de nuit au centre-ville : « trop de nuisances sonores aux alentours ». Sans doute, et tous les habitants ont droit au calme la nuit. Toutefois, il nous semble que la droite biterroise prend le problème par le petit bout de la lorgnette: qu’est ce qui est proposé pour les jeunes Biterrois, en soirée, au centre-ville ? Traversez Béziers en soirée, on se croirait au far west, avec les bottes de foin qui roulent dans les rues : personne, pas de passants, pas de bars ouverts ! La droite ne propose rien aux jeunes, et ferme les derniers lieux ouverts la nuit !

     

                Le parti socialiste propose une politique globale de la nuit pour le Grand Biterrois. Alors que les bars ferment sur les allées, que la vie festive biterroise se résume aux beuveries de la feria, il est temps de concevoir une offre cohérente de loisirs pour les jeunes Biterrois. Pour les socialistes, il faut d’abord permettre à tous les Biterrois d’accéder au centre-ville la nuit : transports réguliers le soir, notamment en weekend, mais aussi définir un périmètre urbain « convivial » où l’ouverture de bars et de restaurants est favorisée et soutenue.

     

                Toutefois, pour la gauche, les loisirs ne se résument pas aux bars : les infrastructures sportives et culturelles (piscines, musées, etc.) doivent offrir des lieux d’investissement aux jeunes Biterrois en soirée, notamment à travers l’organisation de nocturnes plus fréquentes. C’est aussi grâce à ces efforts que Béziers évitera la fuite de ses jeunes vers des villes plus attractives pour eux.

  • Comment faire de Béziers une ville étudiante?

     vie-facultaire2.jpgUne ville étudiante, c'est évidemment une ville jeune, dynamique sur le plan démographique, culturel et ludique. Une ville étudiante, toutes les villes moyennes rêvent de le devenir! Dans les années 90, de nombreuses universités ont délocalisé certaines filières, notamment sous la pression d'élus locaux. Cette véritable chance pour la démocratisation de l'enseignement supérieur s'est souvent révélé comme une supercherie, un simple argument électoraliste. Une ville étudiante, ce n'est pas la présence de filières, un pourcentage dans la population, c'est une dynamique sociale, géographique, qui demande des politiques publiques spécifiques, une ré-organisation de la ville, une mise en synergie de la vie éducative et de la vie économique. Si les plus prestigieuses villes étudiantes ont une histoire qui remonte aux temps médiévaux (d'Heidelberg à Montpellier en passant par Bologne et Oxford), des villes étudiantes peuvent émerger sur la base des critères précédemment décrits. Béziers est la 4ème ville étudiante du Languedoc Roussillon. Elle accueille plus de 2000 étudiants (notamment 800 à l'université, 400 à l'IFSI et 500 en BTS).
    Être étudiant recouvre plusieurs réalités. Étudiant en BTS ou en université, en école privée et publique, étudiant salarié, boursier, ou fils à papa? Étudiant, l'âge des découvertes, expériences ou de la précarité la plus dure...L'étudiant de Béziers est un peu atypique. Il habite souvent chez ses parents, il est souvent salarié, il est souvent issu d'un milieu social moyen voire modeste. Il roule en voiture, et fait sa petite vie, à la rigueur avec une soirée étudiante par mois. C'est tout ce que Béziers peut lui proposer. La vie étudiante ce n'est pas uniquement la gestion des boites de nuit, c'est s'interesser aux conditions de vie des étudiants: santé, logement, transports, insertion professionnelle, tous ces éléments favorisent la réussite des études et l'attractivité d'une ville étudiante.

    Pourquoi Béziers n'est pas une ville étudiante et comment peut elle le devenir?

    • D'abord du fait de la diversité des statuts et des attitudes plus ou moins « étudiantes » entre les IUT, les BTS ou encore les universités, les lycéens majeurs ou les étudiants de l'IFSI. IUT / BTS / Université / IFSI…. Cette situation nullement traitée empêche la naissance d'une identité étudiante biterroise et le déplacement de l'IUT ne peut, tout seul, dépasser cette situation.

    • L'incohérence de l'offre de formation, reflet de politiques menées au « coup par coup » en fonction des affinités des maires et des « coups de pouce » gouvernementaux. Du fait de ce « bricolage », on ne trouve à Béziers ni spécificité originale qui pourrait attirer des étudiants d'ailleurs (à part l'institut d'info com mais cette filière est accessible dans toutes les régions), ni offre généraliste assez large pour permettre à un nombre important de jeunes biterrois de continuer leurs études sur place après le bac. Conséquence: Un pourcentage de scolarisation dans l’enseignement supérieur inférieur à la moyenne nationale.

    • l'absence de services de vie étudiante: Au moment de l'installation des délocalisations des universités montpellieraines, la présence de services et d'infrastructures de vie étudiante a été oubliée. Il n'existe, de plus, aucune complémentarité entre les services des collectivités territoriales, le CROUS et les universités. Depuis le début des années 2000, la situation stagne, hors exceptions: permanence d'une assistante sociale CROUS créée en 2004, accès aux tournois de sport municipaux...La vie associative biterroise n'est pas non plus resplendissante: deux ou trois « corpos » qui organisent des soirées à la fac, à l'IUT ou encore à l'IFSI, mais peu d'associations citoyennes, culturelles, sportives...que dire des infrastructures! Aucun dispositif d'accès au logement privé, une cité U privée, le palo alto, accessibles plus facilement aux membres d'une mutuelle de droite, un resto U scolaire...

    • l'absence de politique locale de vie étudiante. Rien n'est pensé pour les jeunes à Béziers, pas plus pour les étudiants. Le service jeunesse de la ville, l'agora, se révèle être un simple point d'information qui permet de vivre le « midi libre » et d'accéder aux mutuelles étudiantes. Rien donc de concret pour les conditions de vie étudiante. La ville tourne le dos aux étudiants, tout, comme d'ailleurs, tout ce qui fait lien social et solidarité intergénérationnelle: pas d'évenement spécifique, pas de soutien aux associations, pas de bus nocturne, pas d'instance consultative, rien. L'étudiant biterrois a accès aux mêmes services qu'aux lycéens. Quoi de comparable avec l'offre culturelle ou sportive dont bénéficie un étudiant à Montpellier?

    Comment faire de Béziers une ville étudiante?

    D'abord en mettant en synergie les services de vie étudiante à travers un service inter-universitaire de la vie étudiante biterroise pour assurer l’accès de tous les étudiants (université, IUT, BTS) au sport, à l’orientation et aux activités culturelles, ensuite à travers de vrais dispositifs favorisant l'accès au sport, à la culture, au théâtre de manière gratuite pour tous les jeunes Biterrois en formation à travers une vraie carte « jeunes ».

    Ensuite à travers des infrastructures permettant à tous les étudiants de continuer leurs études à Béziers quelle que soit leur origine: Un contrat CROUS/collectivités permettrait d'adapter les services de vie étudiante à la taille de Béziers: cafets CROUS, chambres rénovées louées par le CROUS dans le centre-ville...

    De la même manière, l'offre universitaire doit être pensée comme un parcours de débouchés permettant à la fois d'accéder aux sciences sociales, humaines, mais aussi à des formations professionnalisantes, tout en développant une complémentarité régionale avec les autres villes. Nimes par exemple, a développé des licences bi-disciplinaires tandis que Narbonne se spécialisait dans le droit.

    Enfin, en favorisant l'engagement des jeunes biterrois en formation: La construction d'une « maison des projets », contenant des lieux associatifs, créatifs, guichet unique des services de vie étudiante, soutenu par un fond de soutien municipal aux « projets jeunes », mais aussi de vraies instances consultatives « jeunes » plus représentatives (organisations de jeunesse, membres des CVL, associations culturelles...)‏

    Faire de Béziers une ville étudiante c'est organiser la ville en conséquence: Rénovation du centre-ville organisée autour de la jeunesse (réhabilitation et location de logements spécifiques, intégration des associations aux évènements culturels, etc.), aides fiscales pour l'installation de bars sur les allées, organisation des transports adaptés aux besoins des jeunes: lignes de bus nocturnes, organisation des trasports multimodales, gratuité des transports urbains...

    Tout ceci, c'est un projet de long terme pour donner à tous les jeunes biterrois un véritable droit à l'avenir. Vie étudiante, réussite éducative, ouverture internationale, insertion professionnelle, tous ces enjeux doivent être organisés de manière cohérente pour permettre à Béziers de devenir une vraie ville étudiante. Pas pour faire joli, mais bien pour ouvrir le champ des possibles à tous les jeunes Biterrois.