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critique

  • MARIE ANTOINETTE, ode à la monarchie absolue!

    J’ai acheté marie antoinette en DVD, je n’ai pas pu m’empêcher. Je n’avais pu le voir au cinéma, et je n’ai pas pu résister : Kirsten Dunst, Versailles, la cour, louis XVI, c’était trop pour moi. Et ca m’a plu ! je n’ai pas trop remarqué les fameuses longueurs dont on parle pour les films de sofia coppola. J’ai évidemment peu appris sur l’histoire socio-économique du XVIIIème. Mais quel plaisir de voir l’étiquette, le château, le sacre, le conseil du roi !

      Vive la monarchie absolue ! vive ce régime qui a fait de la France la première puissance du monde ! vive ce régime qui a construit une France unie sur des bases linguistiques, historiques, autour d’un roi, à la tête d’une administration  centralisée et puissance batie en deux siècles contre les baronnies régionales ! 

    Vive ce régime de droit divin, appuyé sur une conception d’un état à la puissance croissante, qui prend peu à peu la main sur tous les domaines de la société ! Versailles comme centre des routes royales, destination des missives des intendants, oeils et oreilles du roi ! point de départ des ordonnances et des édits qui ont fait de la France, au delà d’un assemblage de comtés et de duchés, au delà d’une simple union personnelle,  une nation unie et indivible ! 

    Et puis vint la révolution, terreur des modernistes. La destruction d’une marine française batie par Richelieu, Colbert et ses successeurs au ministère de la marine ! La France coupée en deux, à feu et à sang, les têtes qui roulent, les noyés de la Loire, les morts des guerres révolutionnaires  et napoléoniennes. Une gloire couteuse en hommes, 1 million tombés sous les balles des coalisés…

    Mais évidemment marie antoinette ce n’est pas tout cela. C’est surtout un film qui montre une femme qui n’a pas choisi son mari, qui n’a pas choisi son pays, qui n’a pas choisi ses amis, qui n’a pas choisi sa vie et qui cherche à se détacher d’une étiquette étouffante. Un pays gouverné depuis un château. Le roi, sa cour n’entendent rien. Ils vivent dans de grands jardins, au milieu des fêtes et des feu d’artifices. Ils découvrent les caricatures, les pamphlets mal cachés par les courtisans. Ils ne comprennent pas ce qui se passe autour d’eux. On découvre un roi sérurrier, timide et gauche. Tout un monde qui s’écroule en quelques années, dépassé par des idées qui de murmures, papiers volants sont devenus cris révolutionnaires, par une situation qui, de puissance absolue, est devenue monarchie scandaleuse, ruinée, dans un pays en crise économique, sociale et politique.

    Et la belle kirsten dunst, dans tout cela, c’est un mythe, l’autrichienne, qui a pu symbolisé ce régime aux abois. La première cocarde, la première écharpe tricolore qui apparaît le 6 octobre 1789 c’est un nouveau monde qui débarque.