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croissance

  • Produire, consommer et croitre autrement: Revendiquons le droit au bonheur!

     

    graphique2 - Croissance.JPGJ'avais bien fait rigoler mes camarades héraultais, alors que j'intervenais, comme vice-président étudiant du CROUS, lors d'une réunion du MJS, en 2005, en évoquant le "droit au bonheur". 5 ans après, je retrouve cette notion, apparue dans la déclaration d'indépendance des Etats-Unis en 1776, au moment de conclure les travaux du kit consommation, élaboré avec mes camarades du pôle "économie durable". Le Brésil n'a pas eu peur de ce concept, puisque ce 10 novembre; il l'integrait dans l'article 6 de sa constitution.

    Le droit au bonheur a toute sa place dans la société éducative du temps libéré que nous promouvons. Opposé à la société de consommation, ce concept, porté notamment par Serge Latouche, chantre de la décroissance, sous le nom de "société conviviale", pourrait être un élément-pivot du nouveau modèle de développement que nous défendons.

    Les inégalités sociales se creusent à toutes les échelles sur une planète menacée dans ses équilibres climatiques et sa biodiversité. Le vivre-ensemble, sur la planète, comme dans une ville, est menacé par un capitalisme financier en crise qui effrite les solidarités étatiques, et dont le courtermisme affiché menace l'avenir de la planète, dégradant les conditions de vie des plus modestes.

    Nous pouvons difficilement faire évoluer le capitalisme qui est un système cohérent alors nous devons le dépasser en portant, à tous les niveaux, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux modes de production, organisés autour d'une croissance qualitative d'un bonheur partagé, portés par une puissance publique renforcée à l'echelle nationale, européenne et mondiale.

    Des accents utopiques? Non, un projet de société, porté par des sociologues, des économistes, des collectifs associatifs...et, d'une certaine manière, par le parti socialiste, dans sa convention sur un nouveau modèle de développement, tout en restant assez timide dans sa définition de la croissance. Une politique industrielle européenne, ainsi qu'un nouveau modèle agricole promu dans un autre kit, doivent permettre de prioriser des secteurs d'activité, des emplois durables. Réglementer la TVA, encadrer la publicité et le crédit, réduire les emballages par exemple, voila quelques éléments des nouveaux modes de consommation que nous voulons proposer, contre le jetable, l'éphémère, l'ostentatoire.

    Défendons le droit au bonheur comme réalisation ultime d'une humanité apaisée où la société disposerait d'un Etat attaché à la réalisation de besoins prioritaires: accéder à l'eau, à l'énergie, à l'éducation, à la santé, au loisir épanouissant...et définir des critères pour une croissance qualitative, du bonheur, qui deviendrait le nouvel étalon des politiques publiques! Ce n'est pas un rêve, c'est une feuille de route, nécessaire, urgente.

  • Avec Latouche, je décrois!

     decroissance.gifProfesseur d'université, Serge Latouche est le chantre d'un concept, la décroissance, qui remet en cause la croissance économique, ses critères, ses objectifs, ses conséquences. Ce "traité pour une décroissance sereine" (2007) est son troisième ouvrage, après "survivre au développement" et "le pari de la décroissance", à ce sujet, qui fait débat au sein de la gauche. Face à la crise sociale, politique, environnementale, et évidemment économique portée en germe par le capitalisme, le développement durable suffit-il pour sauver la planète? La définition de nouveaux critères pour définir la croissance suffira t'elle à assurer l'essor d'un nouveau modèle de développement? Le choix que font les partisans de la décroissance va plus loin: changer profondément les modes de production et de consommation, revoir de fond en comble les valeurs portées par la société! Vaste programme, disent certains qui dénonceront cette lubie moyen-ageuse qui nous ramenerait à la bougie et aux charettes, ou, ce qui est plus pertinent, équivaudrait à expliquer aux pays du sud qu'ils n'ont pas le droit d'accéder au niveau de vie des pays du nord.

    Ils en ont le droit, mais la Terre n'en est pas capable, puisqu'il faudrait 9 planètes et leurs ressources pour permettre aux 7 milliards de terriens d'accéder au niveau de vie des Américains. Alors que faire? Le but pour la gauche, c'est de décortiquer ce concept, de s'approprier ses arguments, et surtout d'en enrichir le débouché politique en repensant la notion de développement, en donnant un contenu à la société solidaire qui se substituerait à la société de consommation.

    Quels sont les ressorts de la société actuelle tel que Latouche les décrit en s'appuyant sur Baudrillard, Gorz et Kempf? l'addiction à la croissance à travers "la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit qui en donne les moyens, et l'obsolescence(...) qui en renouvelle la nécessité". Latouche définit l'ennemi numero 1, la publicité, deuxième budget du monde (après l'armement) avec 500 milliards dépensés chaque année pour envahir tant l'espace privé que l'espace public.

    Latouche définit d'ailleurs les 9 R qui permettront de passer de la société de consommation à une "société conviviale": "réévaluer" pour que l'homme soit plus un jardinier de la nature que son prédateur, en changeant les valeurs de la société. "Reconceptualiser"  ou encore "restructurer" est plus interessant: quelle reconversion de l'appareil productif au service des nouvelles valeurs de la société conviviale? Un exemple concret est proposé: transformer les moteurs de voiture en récupérateur d'énergie. L'auteur propose de redistribuer les richesses entre les générations, entre les classes, et surtout entre les continents et aborde la problématique essentielle de la dette écologique. Il veut "Relocaliser", "réduire" en indiquant un nombre marquant: 80% des biens produits ne sont utilisés qu'une fois. L'auteur évoque aussi la question du recyclage, notamment à travers l'exemple vertueux de l'entreprise Xerox qui recycle tous les composants usagers.

     Certains aspects du discours de Latouche sont plus discutables: Doit-on empêcher les gens de voyager alors que la majorité des Francais, par exemple, sont exclus du droit aux vacances? Doit-on organiser les décisions et la relocalisation des activités autour de bio-régions de proximité (p72) qui semblent occulter le rôle nécessaire des états, des organisations continentales et internationales, pour organiser la société...au profit du projet des "communes" cher aux anarchistes! La définition de "besoins acceptables" (p86) ne va t'elle pas à l'encontre des libertés individuelles? L'auteur en est conscient, puisqu'il dénonce le danger d'une solution "autoritaire" à la crise écologique.

    Pour autant, au delà de ces questions nécessaires, l'auteur propose des moyens pour mettre en oeuvre cette "utopie concrète", comme il qualifie la décroissance. Il explique, à travers l'exemple des Etats-Unis en 1942, que la reconversion rapide d'une économie nationale est possible. Il démontre que des nouveaux secteurs d'emploi apparaitraient pour économiser l'énergie, isoler les logements, pour le recyclage ou la reforestation. Il propose de pénaliser les dépenses de publicité, de taxer le travail des machines, mais ne parle à aucun moment de la question libre-échange/protectionnisme. Il dessine une société du temps libéré où le loisir, libéré de la consommation, permettrait à tous de créer, d'échanger, d'agir comme citoyen, et serait tout aussi considéré qu'un travail de plus en plus aliénant.

    En conclusion, le chantre de la décroissance a le mérite de la clarté: il ne s'accomode ni du capitalisme...ni du développement, et notamment de son nouveau modèle porté par les socialistes. L'auteur, avec les systèmes d'échange mutuel, la monnaie de service, l'autoproduction, remet en cause l'économie, tout simplement. Comme socialistes, nous pouvons nous retrouver dans l'analyse d'un monde, d'une économie, d'une société qui marche sur la tête. Nous pouvons nous inspirer de propositions fortes pour restructurer l'économie et repenser la société à travers une nouvelle politique du temps. Mais en centrant tant notre analyse que nos propositions sur une puissance publique qui organise et régule ce monde, nous nous éloignons du chemin des décroissants. Reste, avec eux, à développer des aspects encore trop flous de cet ouvrage: Au delà de la dette écologique, quel avenir pour les suds? Si la croissance est néfaste, si le développement est discutable, alors quelle évolution pour la société du temps libéré?

  • croissance, banlieues et grève des fonctionnaires

    2c352c4978a9fa45ec2cc209f923c65d.jpgM. Attali, que vous ayez oublié les élans d'espoir qui courraient dans la foule de la fête de la bastille, en 81, pour déguster les fruits de la fête de la concorde, en 2007, soit. Mais quelle honte pour un soi disant expert en économie de débiter de telles banalités néo-libérales en guise de potion magique pour relancer la croissance française! Les supermarchés écrasent le commerce et deviennent hégémoniques, et on devrait les laisser s'installer partout? La précarité de l'économie et l'accroissement des inégalités semblent requérir un accroissement de l'intervention de l'état...et vous souhaitez dégraisser l'état? Ce n'est pas supprimer les départements qui relancera la croissance, c'est redéfinir les différentes échelles de collectivités territoriales et leurs missions! Libéraliser l'économie, c'est institutionnaliser la loi du plus fort!

     Mme Amara, votre travail sur les banlieues a eu le mérite de pointer deux points d'ancrage des difficultés de la banlieue: l'enclavement et le chômage. pour autant, vos propositions ne sont qu'un catalogue de mesurettes dont les effets seront forcément infimes: ce saupoudrage ne traite que les conséquences d'une erreur d'urbanisme, d'un problème spatial qui devrait être pris dans sa globalité! à quand un ministre de la Ville, chargé de développer un concept d'éco-ville, de renforcer la mixité sociale des villes et des quartiers, d'impulser du lien entre les différentes parties d'une ville, notamment en matière de transports et de services publics de proximité? Est-ce trop demander, de réfléchir, d'être cohérent et ambitieux? Pour la droite, dont fait dorénavant partie fadela amara, aparemment: oui!

    chers collègues fonctionnaires, la fonction publique est menacée. menacée par une société où l'on doit se servir avant de servir les autres. menacée par une mode qui voudrait que les usagers deviennent des clients et les citoyens des consommateurs. menacée par une droite libérale et conservatrice qui ne veut pas d'un état redistributeur, acteur, impulseur! laissons tout à la loi du marché, de la concurrence, de la loi du plus fort?! certainement pas! mais nous même? Ne devons nous pas réfléchir, si nous avons su faire vivre l'idéal du service public?

    à titre personnel, je trouve que manifester pour les salaires, les retraites, etc. est parfois réducteur et contre productif dans ce contexte. dommage pour des syndicats qui au fil de leurs textes de congrès, ébauchent souvent la construction d'un état juste et efficace...mais ne la font pas connaitre! alors chers collegues, pourquoi les services publics, les musées, les bibliotheques, les administrations ne sont pas ouverts entre midi et deux et le soir ? on est là que pour les retraités?  Pourquoi la gauche n'a t'elle pas su mener à bien la réforme vers un état plus efficace ébauché par la mise en place de la LOLF? Pourquoi n'a t'elle pas redéfini les missions des collectivités territoriales qui s'empilent et se tiraillent? Pourquoi doit-on faire grève et donner des sous au gouvernement pour faire pression sur lui? aucun autre moyen d'action? excusez moi d'être deuxieme gauche mais pourquoi n'avoir pas essayé la cogestion en France, alors que la gauche était au pouvoir, et donner ainsi une force de frappe aux syndicats?

     la fonction publique, l'état, ont besoin d'une modernisation! mais modernisation ce n'est pas regression, libéralisation, gestion privée, privatisation, mise en concurrence! non c'est recherche d'une efficacité louable pour la chose publique!

  • de Vitry à Viry en passant par la croissance...


    8c2df12562e5c382d5f3bdc4ff2af4da.gifET vous aurez un assez bon aperçu de l'état de mon cerveau. Vitry c'est là où j'habite. bientôt peut-être un troisième coloc? réveillé par le carillon de l'église médiévale, arpentant les avenues Robespierre, vaillant couturier, zieutant le palais des sports maurice thorez, je commence à comprendre ce qu'est une "banlieue rouge".



    puis je prends la N7 et je me "tape" la traversée de toutes les villes hors AGCS de la terre. les grandes avenues bordées de garages. sans rétro les quadruples voies sont un bonheur.



    mais ca laisse du temps la voiture...(25mn de vitry à viry) pour lire à tous les feux (murat, par castellot), pour penser...à l'élaboration  du texte d'orientation du MJS! évidemment! Non killcow le MJS ne se cherche pas il s'est trouvé depuis 10 ans, dans son autonomie, dans une ligne directrice ambitieuse et responsable d'un "mieux à gauche" incarné par des concepts tels que la bataille culturelle, le droit à l'avenir, le devoir d'inventer...nous n'avons pas attendu killcow pour refonder la gauche!!



    maintenant, ce congrès vient alors que le MJS est devenu un véritable modèle pour le PS. modèle pour les idées. modèle pour les débats (notre université d'été est maintenant connue et reconnue pour ses débats, de qualité et très ouverts), modèle pour ses campagnes et même pour ses pratiques apparemment (le PS pourrait s'intéresser à l'organisation de nos textes de congrès!)



    donc nous ne nous cherchons pas. mais nous sommes continuellement en quête d'une réponse au défi que représente le capitalisme financier qui détruit le lien social et l'environnement. cette alternative que nous construisons pas à pas, elle s'appuie sur l'économie sociale, sur la régulation de l'économie par des organismes internationaux que nous repensons, par une autre politique économique de l'état (politique fiscale qui favorise l'emploi stable et l'économie d'énergie), sur des institutions démocratiques, sur la nouvelle place fait à l'engagement citoyen...ce qui ne fait pas de moi un gauchiste loin de là. (azwaw clément thibaud cédric peuvent témoigner)



    j'aimerais évidemment à titre personnel participer à cette refondation et je proposerais des amendements, non pas comme AF mais bien comme adhérent, lors des AG de débat de septembre. sur quoi? sur l'étalement urbain (voila l'ennemi), sur la formation des enseignants, sur l'organisation territoriale des services de santé. et j'aimerais m'intéresser à la croissance.



    commencons ici même si je me documenterais. la croissance guide la vie économique. les conversations presque? la croissance semble refleter la bonne santé d'une économie. c'est faux. elle semble représenter une amélioration globale et partagée de la qualité de vie. c'est faux. elle semble représenter un progres pour l'humanité. c'est faux elle détruit l'environnement. donc je suis de gauche et je cherche à transformer la croissance. et oui. à droite on dirait c'est comme ca gnagnagna gnagnagna ca bougera pas. sauf qu'un pauvre enseignant sans classe (mais avec de belles chemises) perdu dans l'essonne perut bouger le monde. on appelle ca l'engagement, la lutte collective, l'internationale socialiste. je ne rêve pas je bosse.



    donc cette croissance petit 1 elle pourrait être basée sur des critères sociaux. parlons d'une CSE, croissance socio économique, la bonne santé d'une économie se mesurerait alors en croissance des salaires, en croissance de l'emploi stable, en croissance des protections socio-sanitaires (retraites, assurances chomages etc;) en bref une croissance humaine.



    oui mais me diront ceux qui ont fait un peu d'éco (moi j'en ai pas fait et je pense que tous les lycéens devraient avoir 2 h d'éco droit par semaine) ce qu'on calcule c'est la croissance des richesses. oui l'industrie notamment. oui mais si tous les pays se développent à l'image de l'europe et de l'amérique on va calciner toutes les ressources naturelles. c'est un problème avouez. le developpement durable retarde le probleme mais ce n'est pas une solution...durable! la croissance nulle, voire la décroissance (hein cedric) arrive donc sur le devant de la scene. on veut l'égalité dans le monde. bon ben assumons. maintenant bonne chance pour expliquer aux chinois qu'ils ont pas le droit de polluer comme des cochons alors qu'on le fait en europe depuis la fin du XVIIIème siècle. à moins de leur expliquer comme NDP qu'ils sont pas encore entrés dans l'histoire.



    bon premier cours dans une heure je vais préparer je crois. un bon speech républicain à la jules ferry. je le sens bien. tchô.