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democratie sociale

  • de la démocratie sociale

    25f599c5e611f5f67072de3dc7c83443.jpgLa démocratie sociale, je n’y connais rien. Secrétaire général de l’Unef Montpellier de 2003 à 2005, élu du SE-UNSA (syndicat des enseignants) à l’IUFM de Montpellier de 2006 à 2007, je n’ai pour l’instant approché que de loin l’action syndicale des salariés du public ou du privé. Approché comment ? de manière classique dans les intersyndicales, à l’université, dans les manifestations, dans les conseils représentatifs (conseil scientifique et pédagogique de l’IUFM par exemple.) et de manière beaucoup plus dure, difficile, bouleversante pour moi quand, l’espace de deux heures, je me retrouvais, vice-président étudiant du CROUS de Montpellier (2004/2006) du côté des patrons pour discuter avec la CGT.

     

    Intéressé plus par l’histoire militaire, politique et administrative que par l’histoire sociale et économique, à part un petit cours de master 1 sur la naissance des syndicats, je sais peu. Le précurseur des corporations ou plus encore des confréries et des caisses de solidarité, l’émergence des bourses du travail à la fin du XIXème siècle et enfin la naissance d’une CGT largement anarcho-syndicaliste en 1895, voilà les petits repères que j’ai. D’un autre côté, une étude de la démocratie sociale passe aussi par l’essor de l’état social, au XXème siècle essentiellement en France, dans les années 1900 avec les premières lois sur le droit du travail (femmes, enfants, nuit…), en 1936 avec l’apparition des conventions collectives, des délégués du personnel, de la limitation de la durée du travail…

    La démocratie sociale d’abord c’est quoi ? C’est la démocratie au travail, la démocratie des salariés, l’organisation des rapports entre patrons et employés institutionnalisée par l’Etat. La démocratie sociale est une thématique majeure pour la gauche, évidemment, puisque son développement va à l’encontre de la loi du plus fort dans le domaine du travail. C’est la gauche qui développe toujours le pouvoir des syndicats, tandis que la droite les réduit (voir ce qui s’est passé aux EU et en GB). Et pourtant, la démocratie sociale fait débat au sein des syndicats et de la gauche. Petits souvenirs de mes formations sur la deuxième gauche ou de la lecture de « la deuxième gauche » de Hervé Hamon, trouvé il y a quelques années dans la bibliothèque de papa.

     

    Quels débats ? est-ce à l’état ou aux négociations entre syndicats d’organiser les règles du travail et la participation des salariés à la gouvernance des entreprises ? est-ce à ces même acteurs sociaux ou à l’état de réglementer les salaires les contrats et la durée du temps de travail ? c’est une question importante. Quel est le rôle des syndicats ? lutter pour obtenir des entreprises et de l’état une législation plus favorable aux salariés (salaires etc.) ou obtenir des outils, des espaces de négociation pour obtenir de manière autonome des droits sociaux ?

     

    Ces débats là ne sont pas réglés, le syndicalisme est aujourd’hui divisé pour des raisons historiques entre syndicats chrétiens, communistes et anti-communistes ou même catégoriels. Certaines division n’ont plus de raison d’être et une recomposition du paysage syndical est souhaitable. On regrette un syndicalisme faible c’est hypocrite. Quelles sont ses compétences et ses pouvoirs, ses moyens pour négocier, pour rallier les adhésions ? pas grand chose en France. La construction d’une démocratie sociale efficace doit être un défi pour la gauche dans les années à venir. Elle défend les salariés, elle défend la régulation du travail, alors il faut assumer ces projets et donner aux travailleurs les moyens de se défendre et de définir de manière autonome leurs conditions de travail.