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developpement durable

  • les défis du XXIème siècle

    1950056839.jpgBon vu que tant à Berlin qu'à Béziers on me dit que je parle trop de ma vie privée, parlons politique. Pas de bétisier de mes corrections, pas de propos nostalgiques sur le languedoc ou le sommeil. Parlons plutôt de politique, Notamment d'une journée de formation que j'organise le weekend prochain tiens. quels sujets ont été choisis pour être traités comme les grands défis du XXIème siècle? sur quels enjeux est ce que mon groupe politique a envie de travailler, de se positionner, de débattre?

    "comment construire un monde juste et durable"? Vaste programme, dirait de gaulle. "monde de bisounours", dirait une parisienne pas spécialement fan de de gaulle. construire un monde juste et durable c'est d'abord parler d'une politique à l'échelle internationale, parler des acteurs qu'elle met en place (multinationales, états, organisations internationales, ONG), mais aussi d'un constat, qui va des inégalités sociales qui s'approfondissent aux dangers d'une croissance économique destructrice de l'environnement. à ces défis là, je réponds non seulement régulation écologique (protocole de kyoto, sommet du cap, charte de l'environnement en france, grenelle, etc.), mais aussi régulation économique (voir OMC ou prise en compte des multinationales) ou encore responsabilité des états (annulation de la dette).

    " Comment vivre bien à tous les âges de la vie"? Comment vous dire que le concept a été dur à formuler. J'en ai marre de traiter les âges séparément. cette problématique, c'est comment on traite politique la question de l'age en termes sociaux, économiques mais surtout en terme de santé. quelle prise en compte des risques de la jeunesse? de la vieillesse? concernant la jeunesse celà passe évidemment par notre projet d'autonomie, par une prise en compte de risques spécifiques. pour la vieillesse, celà passe notamment par l'allongement de l'esperance de vie, une reflexion sur l'age et le financement des retraites.

    " quel contre-projet pour l'Europe de l'éducation"? La stratégie de Lisbonne de l'Union européenne se base sur l'économie de la connaissance. cette notion semble vague, en fait elle a des conséquences énormes en terme de politiques de recherche, d'éducation, d'université et d'innovation économique. l'économie de la connaissance c'est aussi faire de la connaissance un marché et installer la concurrence des établissements scolaires et des universités. c'est aussi financer uniquement la recherche qui rapporte sur le court terme. c'est donner libre champ à une éducation au service de l'économie et non pas au service de l'humain, de la citoyenneté, de l'égalité et de la liberté pour définir un projet de vie. à l'échelle européenne, celà appelle des contre-propositions d"une politique européenne d'éducation basée sur les échanges, la réformes des rythmes et des programmes sur le modèle de ce qui marche ailleurs, mais aussi une reflexion sur les moyens des services publics nationaux d'éducation et des objectifs que peut leur donner l'UE!

    " quelle répartition des richesses au XXIème siècle"? cette question comprend plusieurs réflexions: le rôle redistributif de la fiscalité, le rapport capital / travail dans la redistribution du bénéfice des entreprises, et plus généralement le rôle de l'état pour lutter contre les inégalités. la question des salaires et de leur régulation est centrale dans cette reflexion, et donc la place des syndicats dans la démocratie sociale. à travers la fiscalité, on s'interesse à la diversité des impots et à leur utilité: ils sont plus ou moins justes ou solidaires!

  • La ville, entité historique, spatiale et politique

    Puisque je n’ai pas d’affectation je réfléchis presque à écrire des bouquins, notamment sur la ville…voici un brouillon d’introduction !

    La ville est un fait social complexe, son histoire se confond avec celle de l’humanité, comme élément déterminant, tant du point de vue social que militaire, économique, religieux ou politique, de l’évolution des sociétés. La ville organise l’espace qui l’entoure, son environnement, elle le marque aussi de manière plus ou moins positive. La ville est enfin de toujours un espace politique, là où sont les chefs, les prêtres, mais aussi un espace qui très tôt a cherché à s’organiser de manière autonome et originale, et enfin un espace lui-même organisé suivant des règles, des buts, des politiques, enfin, différentes.

    La ville est donc une entité complexe, essentielle pour comprendre l’organisation, le fonctionnement, les défis du monde actuel. Cet espace peut s’étudier à travers différentes entrées pluri-disciplinaires, mêlant politique, histoire et géographie : la raison d’être de la ville comme lieu de sociabilisation, de travail, et d’échange, ensuite les relations inégales entre la ville et son environnement, et enfin le devenir de la ville, confrontée au défi du développement durable, de la mondialisation, des nouvelles technologies…

    La raison d’être de la ville ? Si elle évolue suivant les continents, les pays, si sa définition même ne fait pas l’unanimité, la raison, le rôle social de la ville comme lieu d’échanges et de pouvoir est indiscutable. Ces fonctions sont visibles, elles expliquent le rôle essentiel des villes dans les bouleversements culturels, politiques ou encore sociaux.

    Les relations inégales entre la ville, puissante, autonome, et un environnement souvent soumis, vidé de ses ressources hier, mité par la péri-urbanisation aujourd’hui, sont déterminantes pour comprendre les processus d’organisation du territoire.

    Enfin, les défis que connaît la ville, alors que cette année la population urbaine est devenue majoritaire dans le monde, sont formidables : l’empreinte écologique de la ville pose le problème de la menace qu’elle fait peser sur l’environnement (risques naturels et technologiques, pollution, congestion). La mondialisation divise la terre entre des espaces intégrés et relégués, renforce la hiérarchie urbaine entre des capitales mondiales, régionales ou locales dans lesquelles les villes doivent trouver leur place, dans un processus de forte concurrence. Les nouvelles technologies qui permettent par exemple de travailler à distance ou de voyager plus rapidement pose la question de l’utilité des villes, quand la distance change de nature.

  • I've a dream...d'une ville durable!

    ad333593d344e536080d242903bd2ecd.jpgAu delà d'avoir étudié un peu de géo, je pense que la question urbaine est un défi du XXIème siècle. Parce que comme le dit Michael Delafosse, aujourd'hui il y a dans le monde plus d'urbains que de ruraux. Parce qu'aujourd'hui les villes explosent du point de vue social et spatial. Parce qu'aujourd'hui les villes millionnaires se multiplient et engendrent des risques importants, notamment du point de vue sanitaire.

    Des bidonvilles des pays moins avancés aux cities des villes mondiales, la ville a de nombreux visages, lié à une histoire, à des fonctions de direction spécifiques. C'est d'ailleurs l'objet d'un chapitre du programme de seconde qui m'a beaucoup plu...et que j'ai mis deux mois à bosser! (pour un résultat évidemment médiocre).

    Aujourd'hui enjeu du XXIème siècle, au coeur de la mondialisation, la ville doit être un objet de réflexion militante, politique, pour la gauche! D'ailleurs le MJS ne m'a pas attendu, à voir l'excellente contribution d'Alex, MJS 75, à l'avant dernier CN! (voir http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=761)

    Cet article est un manifeste pour une ville durable!

    - Une ville densifiée, au centre-ville investi par des programmes de rénovation qui favorise la mixité sociale et la sauvegarde du patrimoine historique, notamment par la pietonnisation. Densifiée pour éviter de longs déplacements domicile / Travail qui augmentent la pollution et la congestion des centres urbains. Pour favoriser les déplacements à pied et en vélo. (pas d'exemple connu?). Densifiée pour favoriser l'accès aux services et une certaine conception de la vie en communauté (opposée aux gate cities des résidences surveillées)

    - une ville reliée par des moyens de transports organisés en pôles multimodaux qui favorisent des déplacements respectueux de l'environnement: des bornes à vélo dans les points stratégiques, des parkings en bordure de la ville reliés aux réseaux de bus, tramways, metros...Ex à Strasbourg avec velocampus ou à Lyon pour les bornes à vélo. Ces moyens de transports pourraient être accessibles par le biais de pass' transports ouvrant accès de manière forfaitaire à l'ensemble des services à travers un syndicat de transports (ex. carte orange à Paris). Les municipalités pourraient commencer par organiser des Plans de Déplacement Urbain....notamment pour leurs employés! (ex. CROUS de Montpellier)

    - Une ville organisée pour réduire les inégalités spatiales et sociales: des services publics présents dans chaque quartier au sein d'un Complexe des Services Publics (CSP) qui répondent aux attentes de la population (administration, aides sociales, loisirs) Ex. à Montpellier avec les maisons d'agglo et les maisons pour tous. Les pouvoirs publics de la Ville en matière d'urbanisme doivent être réaffirmés (préemption, GIE d'achat du foncier) pour assurer une politique ambitieuse d'aménagement urbain, de construction de logements, d'espaces de vie, seuls à même d'éviter les segrégations spatiales et sociales...mais aussi contrôlées par l'Etat pour éviter les abus: le tout résidentiel ou le tout HLM!

    - Une ville soucieuse de la "qualité de vie": au delà des pots de fleurs chers aux villes moyennes la qualité de vie est un concept important pour les politiques publiques municipales: réduction de la vitesse des voitures dans les zones résidentielles et le centre-ville, aménagement de ceintures vertes autour des agglomérations (ex. Londres après la seconde guerre mondiale) et sur les berges des fleuves...et une réflexion importante à mener sur l'énergie: aide à l'isolation des logements, aide à l'installation de panneaux solaires et d'éoliennes...

    - une ville équilibrée: pour conclure, la ville durable est une ville mixte sur le plan social et spatial, équilibrée entre des espaces de vie, des espaces résidentiels, et des espaces commerciaux et industriels en bordure de l'agglomération, bien reliés aux espaces de transports; ou au coeur de l'agglomération. Le petit commerce étant favorisé par une limitation de la surface des grands centres commerciaux. Cette ville équilibrée est attentive aux flux de déchets (toutes solutions notamment biologiques (ex. station de lagunage de Meze) à étudier), des déplacements humains, du cadre de vie. C'est aussi une ville démocratique qui s'installe dans un paysage public à plusieurs niveaux, aux multiples instances, du conseil de quartier à la gouvernance mondiale que nous appellons de nos voeux!

    28 juin 2007