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  • La droite n'a pas le monopole de la modernisation de l'état!

    1488858761.GIFA mi-chemin entre Barcelone où j'étais hier et Paris où je serais ce soir, un petit post pour rafraîchir le blog et parler de ma passion: la modernisation de l'état et des services publics. C'est quoi moderniser? Ce vocable est tellement utilisé en politique quand on parle d'état. Est-ce adapter l'état aux transformations de la société pour le rendre plus efficient, plus sensible aux besoins de ses usagers, plus à même de réduire les inégalités et d'assurer aux citoyens l'exercice de leurs droits individuels et collectifs? Je pense oui; Pourtant, la politique du gouvernement Sarkozy/Fillon semble présenter une autre définition: réduire le champ de la sphère d'intervention de la puissance publique dans un monde où les acteurs économiques ont un poids croissant. Moderniser ce serait donc s'adapter à des politiques néolibérales, laisser plus de champ au marché pour que les inégalités se corrigent "naturellement"? Et bien non.

    Pour autant, il faut se battre et porter un contre-projet de service public du XXIème siècle. Défendre les services publics uniquement à travers le prisme des postes et des salaires ne suffit pas. La modernisation de l'état c'est quoi au fait? La gauche et la droite avaient voté d'un seul élan, en 2001 je crois, la Loi organique relative aux lois de Finances (LOLF) qui m'a semblé, alors que j'étais élu étudiant, et que je votais  (contre d'ailleurs) chaque année les budgets de l'Université Montpellier 3 (2002/2006) et du CROUS de Montpellier (2004/2006), un remarquable outil démocratique! Ainsi au delà de tableaux illisibles on pouvait se prononcer sur des politiques, sur des objectifs, sur des indicateurs! D'année en année, on pouvait observer les effets de nos votes! Pour autant, les réflexions autour des services publics et de la rémunération liés aux objectifs me semblent une exagération dogmatique: l'action publique ne se mesure pas uniquement sur des critères quantitatifs! C'est la limite de la LOLF.

    On parle beaucoup de la RGPP, la Revue Générale des Politiques Publiques. En fait des audits dans tous les ministères (à 3000 euros par jour le consultant) pour chercher des économies à faire: non-remplacement, regroupement de services, décentralisation, externalisation (privatisation si vous préférez) à travers notamment des Stratégies Ministerielles de Réforme. J'adore la modernisation de l'état mais pour la droite celà s'apparente à un jeu de massacre très idéologique visant à revenir au XIXème siècle. Je n'exagère pas: sous pretexte de modernisation, on disloque le ministere du travail dont les directions sont redispatchées entre l'Immigration et l'Economie. Ce ministère, apparu en 1906, créé par la gauche républicaine, avait jeté les premières bases de l'état social qui intervient dans l'économie et la société. 

    Chercher à économiser pour colmater les brèches de caisses étatiques vidées par les cadeaux fiscaux c'est cynique. Supprimer des ambassades, des tribunaux, des lignes de chemin de fer et des bureaux de poste, ne peut satisfaire qu'une droite très attachée au mythe de la gestion du "petit entrepreneur familial". Ce qu'il faut, c'est reconsidérer, à l'aune des inégalités et des injustices de notre société, d'enjeux régionaux et internationaux essentiels (ex. développement durable), où la puissance publique doit intervenir pour assurer, comme c'est son rôle, l'exercice des droits individuels, sociaux et économiques assurés par maintes déclarations vaguement connues (la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le préambule de la constitution de 1946...).

    Le haut débit en fait partie. L'éducation, de la maternelle à l'université, en fait partie, tout comme la santé. La formation et l'insertion professionnelle en fait partie. Les transports en commun en font partie. L'accès à l'énergie et à l'eau en font partie. L'accès aux loisirs, à la culture, aux loisirs, ainsi qu'au logement, en font sans aucun doute partie.

    Voilà ces leviers d'action publique que la gauche doit reconquérir! Pas la construction de voitures, pas la gestion des ports, peut-être pas la gestion du courrier...Il faut faire les choix les plus efficients! L'administration doit évoluer: Les préfectures ne peuvent être ouvertes 4h par jour (horaires de bureaux évidemment), les services numériques doivent se développer, les conseils d'usagers doivent se généraliser! Les établissements scolaires ne peuvent pas être fermés 4 mois par an.

    On parle de pouvoir virer les fonctionnaires. Mon colocataire, qui se dit plus de gauche que moi, en est d'ailleurs ravi (est-ce bien cohérent) je souhaite quand même rappeller que les conditions strictes de révocation des fonctionnaires ont été obtenues par la gauche pour protéger les droits sociaux, pour empêcher les pressions politiques, pour éviter les révocations massives opérées en cas d'alternances électorales ou de conflits sociaux, comme Clémenceau le faisait au début du XXème siècle. Pour autant, je pense que les conditions d'embauche doivent être tout aussi strictes: trop de clientélisme, trop d'embauches précaires liées au copinage dans l'administration locale!

    Les mesures proposées par le conseil de modernisation des politiques publiques, présidé par NDP le 4 avril 2008, ne sont pas nouvelles, elles ont été employées dans de nombreux pays dans les années 90. Avec toujours les mêmes conséquences: hopitaux en sous effectifs, universités payantes, hausse des prix de l'énergie, précarisation des employés du secteur public...Ces mesures adoptées par la droite sont issues du privé, de Toyota, dans les années 70: à travers le "lean" (management amaigrissant), on débarasse, on range, on nettoie, on standardise et on s'adapte. Si celà marche sur une chaine de montage automobile, y a pas de raison que ca marche pas pour gérer un hopital ou un lycée, n'est ce pas...

    L'externalisation n'est pas une solution: l'émergence d'un pole semi-privé appellé france-emploi pour conduire les politiques d'insertion professionnelle, assurer un droit effectif au travail, est inquiétante. La décentralisation n'est pas une solution. Stagiaire dans une municipalité allemande, j'ai vu des employés craindre un plan social, des fontaines publiques et des lampaderes s'arrêter de fonctionner, des places en crèches supprimées et des bâtiments publics se délabrer petit à petit car la ville était trop endettée

    Alors ne laissons pas passer ces réformes. Appellons les par leurs vrais noms: désintégration de l'état, défaite de la démocratie face aux pouvoirs économiques, mais ne tombons pas dans le piège de la droite: au delà de défendre des services publics qui ne sont pas irréprochables, attachons nous à élaborer un projet pour la puissance politique du XXIème siècle.

  • Une droite idéologique, une gauche pragmatique? ou le contraire?

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    Celà semble le monde à l'envers? C'est pourtant ce qui nous pend au nez, vendu brillamment en discours, en débat, en journal télévisé. Une gauche repliée sur ses valeurs désuettes, une droite conquérante qui répond aux vrais problèmes de la société. Ouverture à des personnalités de gauche, discours sur le bon sens multipliant les petits exemples (mon favori: le pauvre cultivateur de l'île de Ré qui paie l'ISF), la droite vend comme des petits pains un projet orthodoxe et idéologique reposant sur le libre-échange ou le protectionnisme quand ca l'arrange, sur l'affaiblissement de l'offre des services publics (autonomie des établissements scolaires et des universités), sur le rétablissement de l'inégalité à la naissance (quasi-suppression de l'impôt sur les successions) et tant d'autres éléments...qui nous font rêver d'un monde où celui qui se bat peut devenir riche et heureux.

    Car c'est bien celà, il y a bien un système de pensée qui existe, basé sur la recherche du profit maximum tant dans l'économie que dans la vie quotidienne. On veut travailler plus en sacrifiant le temps libre, les loisirs, la culture, on veut travailler plus tôt en sacrifiant les études et le niveau de qualification de notre pays, faire plus de profit boursier au détriment des salariés et de l'environnement...Ce système de pensée repose sur l'oubli des autres, des autres peuples et des autres générations, au sein d'un égoisme forcené, la "république de chacun": L'état nous prend moins de sous, on ne prend comme service que ce dont on se sert vraiment...pourquoi je paierais la sécu pour les vieux alors que je suis pas malade? C'est un système anglo saxon d'assurance individuelle qui se profile. On veut le meilleur pour soi et sa famille, notamment choisir son école, au détriment de la mixité sociale qui peut seule faire le succès de l'école publique. On veut réhabiliter l'effort, payer au mérite les employés (évidemment jugés par leurs supérieurs) ce qui ne fera qu'aggraver la tension des relations sociales au sein de l'entreprise au détriment des employés.

    Bon d'accord. Alors nous la gauche on est les couillons qui comprennent rien à l'économie, on arrive pas à répondre au problème du chômage et des retraites, à insérer la France dans la mondialisation, à assurer l'efficacité de nos services publics et la sécurité de nos concitoyens.

    Bon d'accord. Créer des emplois publics en CDD longs comme on l'a fait avec les "emplois jeunes" aurait du être une bonne idée parmi tant d'autres pour créer de l'emploi et pas la seule idée. Réduire les heures de travail ("loi des 35h") n'aurait jamais du se faire sans réfléchir au pouvoir d'achat et à la précarité croissante. Réfléchir au problème des retraites ne pouvait se faire en clamant à tout vent 37,5h pour tout le monde comme seule solution. Construire une autre mondialisation necessitait une réelle prise de contacts avec des acteurs volontaires, des gouvernements de gauche...ce que nous n'avons pas fait et ne faisons toujours pas, au lieu de se conformer aux règles du FMI, de l'OMC et de l'UE. Mettre en sécurité nos citoyens repose sur de bonnes politiques (police de proximité, animateurs de quartier) que nous n'avons pas su "vendre"! Mea culpa pour tout ca, on peut être des buses....bon apres quand Jospin est parti en 2002, les comptes de la sécu étaient clean, le commerce extérieur en excédent, le chômage au plus bas et l'ambiance dans les quartiers bien meilleure. quel droitier a envie de me parler de la situation actuelle laissée par la droite? (reconduite, c'est la meilleure!)

    OK OK mais alors trois réflexions, comme ca, vite fait...

    - la droite est simpliste: évidemment travailler plus pour "gagner plus" c'est plus vendeur que "travailler moins pour gagner moins" ou "payons plus d'impots pour vivre mieux" donc disons que la gauche a un problème de "com", à nous de mieux vendre notre tambouille idéologique avec des phrases choc; des pochettes surprises, etc. Bon OK on joue le jeu des médias. OUI on participe à la marchandisation et à la simplification de la vie politique qui permet à miss france d'être conseillere régionale c'est vrai. Mais c'est une partie choullissime de réponse.

    - les français comprennent rien à rien ils sont pas capables de voter ils gobent tout ce que PPDA leur raconte et peuvent pas comprendre après une journée à l'usine ce que c'est pour nous la "sécurité sociale professionnelle" où les droits sont attachés aux salariés et pas aux contrats. Un bac + 5 aide pour comprendre. OK c'est vrai. pourtant dans les années 50 et 60 le PCF faisait voter 25% des français, employés, ouvriers et professions intermédiaires, avec des mots simples, conformes aux valeurs qu'ils défendaient. cherchez l'erreur. Qu'est ce qu'on fait? 1 on réserve le droit de vote aux bacheliers (on aurait gagné la présidentielle à 52%) 2 on crée un programme de redressement des gens de droite (PRGD) au sein de pensionnats d'état pour leur apprendre des rudiments de planification économique (la fameuse éducation populaire de mon futur coloc). 3. on regarde "sous le soleil" tous les soirs pour se mettre au niveau du français moyen. j'hésite.

    - ou alors troisième intuition...évidemment la meilleure mais la moins aboutie dans mon esprit. OUI on fait de la com et on retranscrit en termes simples les éléments d'un programme cohérent, global et ambitieux qui sans démagogie, sans renoncement, permet de transformer la société - en lien avec les acteurs sociaux - en lien avec d'autres pays et d'autres forces - en lien avec nos vieilles valeurs universelles et les nouveaux défis du XXIème siècle. en la vendant certes mais aussi en passant outre les débats par le web, par un militantisme quotidien au sein d'un nouveau parti progressiste et démocratique... OUI facile à dire hein. non en fait le projet, là structures, les femmes et hommes politiques qui porteront tout celà...ne sont pas encore sur la scène!

  • ensemble, tout devient possible...à gauche!

    464d3bd28c000c21f89b446bc5148474.jpgouais ouais j'ai perdu mon pari je croyais qu'on aurait même pas de quoi faire un groupe...allez demain j'ai ma mut' obligé c'est poste fixe! que s'est-il passé aujourd'hui? mais j'en sais rien. une gauche plus crédible? pas encore. une droite qui ne fait pas rêver? c'est possible. des français qui ont peur de l'absence de contre pouvoirs? c'est fort probable.

    Ne nous leurrons pas: les grandes villes passent à gauche mais les villes moyennes sont durablement ancrées à droite car notre projet, nos élus, notre parti se tourne vers les classes urbaines assez aisées et bien intégrées à la société! IL FAUT COMBATTRE LA PRECARITE AMBIANTE DE LA SOCIETE C EST NOTRE PREMIER COMBAT! et le grand oubli de mon gourou lionel jospin!

    faire la fête? je vais pas cacher ma joie...mais pour autant...la refondation de la gauche demeure une intense priorité. ne pas tirer la lecon de notre échec des présidentielles serait la pire erreur à faire la droite y compte bien. le PC les verts sont toujours là, la création d'une fédération de la gauche en est d'autant plus légitime. les ténors du PS réélus? qu'ils proposent, qu'ils participent à l'élaboration d'un projet de société!

    Ce projet, on a tout l'été pour le penser. ce projet, le MJS y contribuera largement: en congres dès septembre, la premiere organisation politique de jeunesse aura à coeur à travers l'élaboration par les fédérations d'un texte d'orientation, d'exercer son 'droit d'inventaire, son "devoir d'inventer"! et ca va être l'éclate!

    Sur quoi j'aimerais bosser?

    - dans un monde où le pouvoir économique prend le pas sur le pouvoir politique démocratiquement désigné il faut parler de la place de l'état, de la puissance publique pour réguler l'économie, pour réduire les inégalités spatiales et sociales par des dispositifs publics!

    - dans un monde urbanisé où les distances domicile travail s'accroissent, les inégalités entre les quartiers s'accentuent, il faut à travers les élections municipales proposer une politique du vivre ensemble: une ville durable (transports, urbanisme) et équilibrée (habitat mixte, limitation des grandes surfaces)

    - dans une France marquée par la reproduction sociale, il faut faire de l'Ecole un outil d'égalité des Possibles: autonomie, responsabilité comme maitre mot mais aussi possibilité à chacun quelque soit son origine d'avoir un accès réel à une qualification choisie: formation des profs à l'heterogeneité et au travail en groupe, taille des collèges, organisation des études, tout est à revoir!

    - dans un monde globalisé, qui renforce les identités locales et bouscule l'état nation, il faut repenser le rôle et l'utilité de chaque niveau de prise de décisions: la politique économique de l'europe, le rôle de l'état dans la société et le partage des compétences avec les collectivités locales...maitre mot: clarification!

    un leitmotiv: intéret général de tous contre interet particulier de chacun! redéfinir le rôle de la puissance publique! préserver l'avenir des futures générations! rassembler la gauche autour d'un projet, la gauche fédérée, d'un projet de société bien ficelé, républicain, social, humaniste, novateur!