02.08.2007

I've a dream...d'une ville durable!

ad333593d344e536080d242903bd2ecd.jpgAu delà d'avoir étudié un peu de géo, je pense que la question urbaine est un défi du XXIème siècle. Parce que comme le dit Michael Delafosse, aujourd'hui il y a dans le monde plus d'urbains que de ruraux. Parce qu'aujourd'hui les villes explosent du point de vue social et spatial. Parce qu'aujourd'hui les villes millionnaires se multiplient et engendrent des risques importants, notamment du point de vue sanitaire.

Des bidonvilles des pays moins avancés aux cities des villes mondiales, la ville a de nombreux visages, lié à une histoire, à des fonctions de direction spécifiques. C'est d'ailleurs l'objet d'un chapitre du programme de seconde qui m'a beaucoup plu...et que j'ai mis deux mois à bosser! (pour un résultat évidemment médiocre).

Aujourd'hui enjeu du XXIème siècle, au coeur de la mondialisation, la ville doit être un objet de réflexion militante, politique, pour la gauche! D'ailleurs le MJS ne m'a pas attendu, à voir l'excellente contribution d'Alex, MJS 75, à l'avant dernier CN! (voir http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=761)

Cet article est un manifeste pour une ville durable!

- Une ville densifiée, au centre-ville investi par des programmes de rénovation qui favorise la mixité sociale et la sauvegarde du patrimoine historique, notamment par la pietonnisation. Densifiée pour éviter de longs déplacements domicile / Travail qui augmentent la pollution et la congestion des centres urbains. Pour favoriser les déplacements à pied et en vélo. (pas d'exemple connu?). Densifiée pour favoriser l'accès aux services et une certaine conception de la vie en communauté (opposée aux gate cities des résidences surveillées)

- une ville reliée par des moyens de transports organisés en pôles multimodaux qui favorisent des déplacements respectueux de l'environnement: des bornes à vélo dans les points stratégiques, des parkings en bordure de la ville reliés aux réseaux de bus, tramways, metros...Ex à Strasbourg avec velocampus ou à Lyon pour les bornes à vélo. Ces moyens de transports pourraient être accessibles par le biais de pass' transports ouvrant accès de manière forfaitaire à l'ensemble des services à travers un syndicat de transports (ex. carte orange à Paris). Les municipalités pourraient commencer par organiser des Plans de Déplacement Urbain....notamment pour leurs employés! (ex. CROUS de Montpellier)

- Une ville organisée pour réduire les inégalités spatiales et sociales: des services publics présents dans chaque quartier au sein d'un Complexe des Services Publics (CSP) qui répondent aux attentes de la population (administration, aides sociales, loisirs) Ex. à Montpellier avec les maisons d'agglo et les maisons pour tous. Les pouvoirs publics de la Ville en matière d'urbanisme doivent être réaffirmés (préemption, GIE d'achat du foncier) pour assurer une politique ambitieuse d'aménagement urbain, de construction de logements, d'espaces de vie, seuls à même d'éviter les segrégations spatiales et sociales...mais aussi contrôlées par l'Etat pour éviter les abus: le tout résidentiel ou le tout HLM!

- Une ville soucieuse de la "qualité de vie": au delà des pots de fleurs chers aux villes moyennes la qualité de vie est un concept important pour les politiques publiques municipales: réduction de la vitesse des voitures dans les zones résidentielles et le centre-ville, aménagement de ceintures vertes autour des agglomérations (ex. Londres après la seconde guerre mondiale) et sur les berges des fleuves...et une réflexion importante à mener sur l'énergie: aide à l'isolation des logements, aide à l'installation de panneaux solaires et d'éoliennes...

- une ville équilibrée: pour conclure, la ville durable est une ville mixte sur le plan social et spatial, équilibrée entre des espaces de vie, des espaces résidentiels, et des espaces commerciaux et industriels en bordure de l'agglomération, bien reliés aux espaces de transports; ou au coeur de l'agglomération. Le petit commerce étant favorisé par une limitation de la surface des grands centres commerciaux. Cette ville équilibrée est attentive aux flux de déchets (toutes solutions notamment biologiques (ex. station de lagunage de Meze) à étudier), des déplacements humains, du cadre de vie. C'est aussi une ville démocratique qui s'installe dans un paysage public à plusieurs niveaux, aux multiples instances, du conseil de quartier à la gouvernance mondiale que nous appellons de nos voeux!

28 juin 2007

29.05.2007

pour une géographie citoyenne

0feaa83323738c1b0843f18250019fc7.jpgJe suis militant, à peu près 10h par jour. aujourd'hui par exemple visite du groupe MJS  de Lunel. Mais je suis surtout enseignant puisque c'est mon métier. pas n'importe lequel. Je serais à partir de septembre 2007 certifié DNL, c'est à dire que je pourrais enseigner l"histoire géographie en allemand au sein de sections européennes. Je souhaite aussi apporter ma petite pierre à la recherche pédagogique et didactique. j'ai ainsi décidé de travailler sur la dimension citoyenne de la géographie (matière que je préfère enseigner) c'est d'ailleurs l'objet de mon mémoire IUFM que voici ANOTO.doc

en voici l'introduction

Ce mémoire s’intéresse à la dimension citoyenne de l’enseignement de la géographie en classe de seconde générale et technologique. Cette dimension citoyenne est largement liée à la déclinaison disciplinaire de l’éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD) intégré à tous les enseignements depuis l’application de la circulaire n°2004-110 du 08/07/04 relative à la généralisation de l’éducation à l’environnement et au développement durable.

Cette dimension citoyenne n’est pas celle communément admise, notamment en éducation civique : on n’éduque pas seulement en géographie des citoyens de France, au fonctionnement de la démocratie et de la république française, mais bien des citoyens du monde, conscients de leur responsabilité individuelle et collective dans l’Espace géographique.

Cette éducation se base sur l’actualité, sur la découverte des dangers qui menacent notre planète, sur la compréhension du fonctionnement de ces enjeux décisifs. Arriver à faire prendre conscience de ces enjeux pour l’humanité est un défi pour l’enseignant : Il doit utiliser, manipuler des sources récentes voire sujettes à débat et controverse. Il doit utiliser les supports les plus variés, du film à la photo en passant par Internet, des articles de journaux et des cartes thématiques. Cette prise de conscience ne peut se nourrir seulement de documents « choc » qui vont amener l’élève à être plus attentif : elles demandent une profonde réflexion notamment de l’enseignant mais aussi des élèves. Elle demande cohérence, autour de certaines notions-clés qui seront comme des outils de compréhension pour l’élève, un fil conducteur ou même plusieurs, comme, pour la seconde, celle d’organisation, d’occupation et d’aménagement de l’espace ; ou celle, plus implicite dans les programmes, de développement durable, que j’ai voulu placer au cœur de la réflexion de ce mémoire.

Une pédagogie frontale ne peut suffire à la construction de ces savoirs sur les interactions entre l’Homme et son Environnement. Cette construction des savoirs nécessite une nouvelle manière de penser le Cours, au service du travail en groupe, de la formation d’un esprit critique pour les élèves, et d’une « ambiance » de débat puisque c’est bien de futurs citoyens qui sont formés et puisque les sujets abordés sont « chauds », brûlants par leur actualité.

 

Ce mémoire a aussi vocation à mettre en exergue l’intérêt de l’éducation à la citoyenneté géographique pour la géographie enseignée : cette géographie devient plus réelle, permettant aux élèves de comprendre l’espace, ses dynamiques, et comment elles peuvent avoir de l’importance pour l’avenir. La place de plus en plus importante de l’éducation à l’environnement et au développement durable dans tous les programmes peut permettre à la géographie de trouver sa place, une place essentielle, dans l’évolution des enseignements et de leur contenu.