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  • Débat budgétaire à Béziers: la droite hésite entre la ruine et le déclin

    Buying_renting_budget.jpg Les débats du conseil municipal du lundi 21 décembre étaient révélateurs de la situation de Béziers. Tant par les débats budgétaires que par les discussions sur les points à l'ordre du jour: culture, urbanisme, développement économique, logement... La majorité UMP est apparue sur le recul, sur la défensive, obligée d'avouer que les bureaux du centre commercial de l'Hours ne se vendaient pas, et que les maisons de la courrondelle ne trouvaient pas forcément acquéreurs. Le débat sur le budget a été un grand moment de mauvaise foi: les ratio de comparaison présentés indiquant que les contribuables biterrois paient plus que les autres et sont moins aidés par l'Etat? D'apres le maire, ils ne sont pas valables! Alors pourquoi les noter au budget, aurait pu demander Pierre Callamand, conseiller municipal socialiste, qui les a évoqué.

     Sur l'urbanisme, les perspectives s'assombrissent pour la droite municipale. Les moyens financiers pour rénover le centre-ville ne sont pas au rendez-vous, font l'objet d'un saupoudrage des facades et des vitrines pour les voies touristiques, et la nomination d'une adjointe au centre-ville, Florence Crouzet, n'est qu'un cache-misère pour déguiser l'incohérence des politiques municipales. Jean-Michel Du Plaa et Aimé Couquet, conseillers municipaux PS et PC, en ont profité pour dénoncer le cynisme de Raymond Couderc, maire de Béziers et candidat aux régionales, qui dénoncait le matraquage fiscal opéré par Georges Frêche alors que Béziers obtenait la médaille de bronze de la pression fiscale par habitant, il y a quelques mois.

    Sur plusieurs sujets, les questions de l'opposition sont éludées par la majorité UMP: pas de réponse sur le retour pour les habitants des pièces et oeuvres culturelles créées à Béziers. Pas de réponse sur les indemnités percues par les élus, alors que certaines délégations ne sont qu'honorifiques. Le conseil municipal, à Béziers, se résume trop souvent à une chambre d'enregistrement où les conseillers de droite, muets, et les conseillers de gauche, interrompus constamment, sont là pour écouter le maire. Certaines répliques de l'édile frisent l'injure, quand il traite Pierre Callamand d' « imbécile » et lui conseille de faire appel à ses collègues « psychiatres ».

     Peu de débat sur les questions budgétaires, comment voulez-vous, indiquait JM Du Plaa, être contre les trois priorités énoncées, « les habitants », « l'épanouissement des habitants », et « l'environnement »? En revanche, on attend toujours que la droite biterroise nous explique ses axes de développement pour une ville qui s'enfonce dans la crise et le déclin. Aucun conseiller n'a pu répondre à Pierre Callamand, quand il s'est interrogé sur la multiplication des ZAC pour demander un moratoire sur l'extension urbaine qui dévitalise le centre-ville. Et pour cause, M. Couderc et son équipe n'ont pas de projet global pour le territoire communal, à part une ville à l'américaine, construite pour la ville et les consommateurs, avec un centre ville ghéttoisé et des suburbs à perte de vue.