Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

gifle

  • la gifle

    e32ca28a6cdc4b9be8104cbc52e51ff6.jpgUn prof fait de la garde à vue pour avoir giflé un élève. Comment réagir? D'abord les sanctions corporelles sont interdites depuis 1991 et l'enseignant a donc commis une faute qui doit être traitée disciplinairement par l'institution "éducation nationale" ca c'est sûr. pénalement je sais pas mais je suis sur que certains de mes lecteurs pourront réagir.

    Après en tant que personne je suis atterré de la punition. des policiers en uniforme qui viennent chercher l'enseignant à l'école. Tous les jours je suis confronté à la violence. Constamment sur nos gardes, on tourne rarement le dos à la classe. En cas de remédiation (gestion d'un comportement perturbateur en langage pédagogique) on a toujours peur de voir la situation déraper: deux élèves qui se battent ou même...être frappé par un élève. ca ne m'est jamais arrivé. mais dernièrement j'ai croisé un regard de haine, en troisième. et bon les 1000 points de mutation en cadeau pour se faire frapper n'effacent pas la honte.

    mais que devient l'enfant? comment se comporter alors que la nouvelle se répand? Faire cours au collège c'est lutter constamment pour instaurer un climat de travail. évidemment c'est une épreuve de force. d'un côté une personne dôtée d'une certaine autorité, de l'autre 25 individus. d'un côté une mission d'instruction disciplinaire, et d'éducation transversale à la vie en société, avec un programme issu du bulletin officiel. Ce programme il faut l'appliquer, qu'il vente, qu'il pleuve.

    et face à ça, l'hyperactivité hormonale et physique d'élèves adolescents. les effets de groupe. les synergies, souvent lâches, souvent hypocrites de 25 élèves contre un enseignant. des outils? une échelle de sanctions qui vont du travail forcé au banissement...un joker: l'appel aux parents.

    mais face à ces situations quotidiennes, à ces craintes quand on exclut un élève, à cette colère qu'on dilue dans la voiture en mettant le volume à fond, on attend une réponse de la société, un soutien unanime, ferme et fort! Une vraie réflexion pour permettre aux enfants de travailler dans de bonnes conditions. tout le monde à ses torts. de l'emploi du tps abrutissant au professeur routinier en passant par l'administration complaisante et les parents déchus.

    mais, une heure après avoir fait exclure un élève pour 3 jours pour pouvoir faire cours (ce qui est un peu ma mission) je m'interroge gravement sur l'avenir des enseignants dont la condition fera bientôt l'objet d'un rapport...vive la commission pochard!

    http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3700079,00-eleve-gifle-exclu-prof-explique-.html