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guerre froide

  • le socialisme du réel?

    ou l'histoire de la république démocratique allemande

    Mon premier souvenir politique, c'est le mur qui tombe. Dans la salle à manger, quand j'ai 5 ans. Et je m'en souviens car une nouvelle époque historique commencait et j'en étais conscient.
    En Allemagne, là où tout avait commencé, l'heure 0 (die stunde null) quand l'Allemagne ruinée, meurtrie, occupée, pansait ses plaies. Une nouvelle classe politique apparaissait ou revenait au pouvoir avec les Adenauer, Schumacher, résistants, exilés ou revenus dans les valises des russes comme Ulbricht.
    Une Allemagne rapidement divisée, devenue la vitrine des deux blocs, un champ d'affrontement feutré.
    Mais aussi des morts, des séparations douloureuses. Parlons de la RDA et je vous emm., parlons de cette BELLE expérience. risible? bouh méchant y avait pas de liberté y avait une police politique etc. etc. Bon évidemment vous connaissez ma devise entre liberté et égalité il faut choisir (tout comme son corrolaire entre democratie et efficacité...) ! La RDA a fait beaucoup pour l'égalité hommes femmes, grâce notamment à d'innombrables crèches. Pendant que la RFA était le pays macho par excellence. La RDA avait d'EXCELLENTS services publics d'éducation, d'enfance, de santé, de l'emploi....même si les passerelles étaient réduites, les priviléges réels pour les dignitaires du parti...les salaires étaient justes, un directeur gagnait pas plus de 3 fois plus qu'un employé. Une seule exception: les sportifs, milliardaires. à l'époque, la RDA était dans les 5 premieres puissances olympiques.
    L'Allemagne de l'Est, tout un monde...totalitaire. Police des pensées (Stasi), jeunesse organisée (pionniers), parti omniprésent...mais aussi puissance industrielle (Saxe), lieu de villégiature apprécié, et puissance diplomatique importante.
    Mais alors pourquoi une telle réputation? Parce que le socialisme ne peut marcher que s'il n'existe aucun élément de comparaison. Vouloir l'égalité des richesses, un effort de long terme pour améliorer les infrastructures d'un pays, c'est impossible à concevoir, comme effort de rigueur, quand on voit l'opulence NON PARTAGEE des pays d'à coté. La comparaison entraine les fuites, les murs, les morts.
    Alors au delà des cliclés, des monnaies en laiton, des étagères vides, souvenez vous des cornichons spreewald, des crèches, du rêve de l'égalité parfaite. Mais n'oubliez pas le danger que représente le totalitarisme, même avec la plus belle volonté du monde!