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institutions

  • Pour une sixième république

    banania_chirac.jpgLes institutions, quel beau sujet de technocrate. Ca ne nourrit pas, ca ne désaltère pas, serait-ce un débat de juriste? Pas du tout.  Parler du système et de la vie politique, porter des propositions institutionnelles, c'est tout simplement commencer par le commencement. Quand je fais du porte à porte, quand je discute avec mes amis, quand je tracte, au premier mot annoncant que je vais parler de politique, souvent, les réponses fusent: "tous pourris"! "droite et gauche c'est la meme chose", "j'y connais rien!", "toute maniere ca sert à rien", "les chinois contrôlent tout", ma dernière étant la préférée, entendue à Béziers.

    Ces répliques me font mal comme elles font mal à la république et à la démocratie. Elles me font mal, car elles reflètent le découragement de catégories populaires découragées par la gauche et la puissance publique, qui se réfugient dans l'abstention ou le vote FN. Ne les regardons pas avec mépris, il faut des réponses concrètes à ce sentiment. Cette réponse c'est une des propositions portée par le MJS, la sixième république. Ce n'est pas seulement une démocratie parlementaire où l'on vote pour des idées, pas pour des hommes providentiels, ni non plus seulement une justice indépendante ou un pouvoir exécutif responsable devant le parlement, c'est plus que ca...

    - "tous pourris" ? La vie politique française a été largement rythmée par les affaires politico-financières. Pourtant la gauche a agi contre ces affaires: loi sur les marchés publics, loi sur le financement de la vie politique, reglementation des campagnes électorales....Il faut aller plus loin: l'affaire Woerth Betancourt et le scandale des micro-partis doivent nous inciter à réglementer le financement des partis et des campagnes, comme le proposait la présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/09/les-jeunes-socialistes-pour-ladoption-par-les-deputes-republicains-dune-loi-sur-la-transparence-financiere-de-la-vie-politique/), Laurianne Deniaud, dans une tribune de "libération". Plus largement, il faudra limiter l'emprise de l'argent sur la politique. Tous pourris, c'est aussi la dénonciation d'une classe, d'une nomenklatura qui accapare les mandats. A nous, avec le non-cumul absolu et le statut de l'élu, de faire émerger des femmes et des hommes politiques plus divers dans leur environnement professionnel, plus proche des réalités sociales, et plus disponible pour leur engagement. Le PS a avancé sur ces questions avec la convention sur la rénovation d'avril 2010.

    - "droite et gauche c'est la même chose" Que dois-je répliquer aux citoyens qui remarquent que Jospin a plus privatisé que Juppé? On ne crée pas des clivages pour le plaisir, c'est la responsabilité du parti socialiste de développer un projet politique cohérent, une alternative sociale, économique, environnementale qui fait sens, qui dépasse le capitalisme et la société de consommation, et j'exige la cohérence: moins de grands discours, plus d'expériences dans les collectivités territoriales que nous détenons.

    - "toute manière ca sert à rien" Je mets dans le même panier "j'y connais rien" et "les chinois contrôlent tout". Ces répliques posent plusieurs problèmes: l'éducation citoyenne, la vitalité démocratique et la puissance publique. L'éducation citoyenne doit être transversale, et insérée dans l'organisation des enseignements et des établissements, voire dans les medias. La vitalité démocratique doit être assurée par le développement de lieux d'expression: comités de quartier, réforme territoriale, droit de pétition, lieux d'affichages pour les partis politiques...il faut plus de débats! La puissance publique doit être réhabilitée: l'action de collectivités moins nombreuses et plus démocratiques doit être plus lisible, plus thématique, et la puissance publique doit retrouver sa force à travers une fiscalité plus forte et plus juste (progressivité des impots d'entreprises, prelevement à la source de l'impot sur le revenu, TVA sociale et écologique).

    C'est à ce prix que nous mettrons en oeuvre notre projet de société et que la victoire que j'espere en 2012 sera suivie d'autres, plus belles encore.

  • rien ne vaut...

    1ed66a5f4b3b4f2efff1bea47874fb99.jpgUNE BONNE INSOMNIE pour écrire un article. c'est 6h et je marche allègrement sur les traces de ma maman insomniaque, vive la sinusite due aux changements de temperatures et à mon nez cassé.

    fin si je voulais parler de croissance mais ne le peux pour cause de cerveau embué je peux parler d'institutions (meme bourré d'ailleurs)

    tous les médias s'intéressent à l'omni ou hyper présidententialisation ambiante, et ils ont raison! il paraitrait que le président gouverne! il paraitrait que le premier ministre ne ferait que coordonner l'action des membres du gouvernement (au lieu de 'diriger la politique de la nation")! M. Hollande s'insurge, M. Martinon se moque du premier ministre, notre divin président (NDP pour aller plus vite), reprend certains dossiers à ces ministres....et on nous dit, bientôt il faudra acter ce changement de régime. alors maintenant on dévoie, on ne respecte pas, on se fout de la constititution et on s'en préoccupe quelques années après?

    petit problème. si le chef de l'état cumule ses pouvoirs avec ceux de chef du gouvernement, face à une assemblée qui n'a meme pas la maitrise de son ordre du jour, qui n'élabore pas le budget de la nation, qui n'assure pas le controle des grandes nominations....nous sommes proches de la dictature. quand la télé est controlée par un CSA où sont nommés les potes de l'ancien président, quand la constitution relève d'un conseil qui sert d'hotel des invalides pour les potes de l'ancien président...nous sommes presque en dictature!

    non ce qui m'embete c'est que je ne vois qu'un exemple d'un homme qui ait rassemblé les charges de président et de chef du gouvernement. et c'est pas rassurant.

    ce qui m'embete aussi c'est qu'un systeme constitutionnel ou de pratique constitutionnel semble clairement avoir la faveur de NDP à savoir le régime présidentiel. On parle déjà d'un premier ministre qui seconde le président comme un vice, d'une assemblée aux pouvoirs réévalués à la hausse (ca serait pas difficile), de plus de pouvoirs pour l'opposition...le problème c'est que je vois bien les pouvoirs accrus du président mais je vois moins son pendant necessaire du point de vue du pouvoir législatif.

    bon apres mon probleme c'est que ce modele constitutionnel...n'est pas le mien. premierement parce que d'habitude quand on veut changer la constitution on en discute un munimum et on réunit des assemblées constituantes. là NDP nous fait part de sa divine volonté, à nous de courber l'échine...

    ce que j'appelle de mes voeux, c'est un régime parlementaire ET primo ministeriel où les pouvoirs necessairement efficaces et réactifs de l'executif sont équilibrés par une assemblée puissante qui permet au débat politique d'atteindre sa plénitude, qui permet à la nation représentée dans sa diversité, dans ses territoires, dans ses convictions (double systeme de vote proportionnelle / circonscriptions comme en Allemagne) d'élaborer avec le gouvernement le projet pour lequel elle a été élue et de controler son exécution.

    ce que je souhaite ce sont des élections où les leaders soient les idées et les projets de société avant les hommes et leurs petites mesures. ce que je souhaite c'est un régime où les acteurs de la société ont leur place quand ils sont représentatifs. ce que je souhaite c'est un régime où la démocratie sociale est le pendant de la démocratie politique, quand les accords majoritaires auront resserré le paysage syndical, quand l'élaboration d'une cogestion à la française permettra aux salariés de participer à la prise de décision dans les entreprises.

    ce que je souhaite c'est un état exemplaire et une démocratie renouvellée: un premier ministre chef du gouvernement qui dirige la politique de la nation, désigné par le président de la république en tant que leader de la majorité sortie des élections législatives. le président de la république, élu à la majorité qualifiée du parlement, présiderait le conseil constitutionnel. La démocratie renouvellée, c'est d'abord une démocratie simplifiée par le mandat unique de 5 ans renouvelable deux fois seulement: la politique n'est pas un métier c'est un engagement citoyen qu'il s'agit de faciliter (statut de l'élu) et de partager. et arretez de me bassiner avec le cumul qui permet de garder le contact, rien n'empeche un député de travailler sur le terrain il a tous les moyens pour celà mais c'est d'abord le député de la nation!

    Je ne souhaite pas un régime parlementaire où les partis feraient et deferaient les gouvernements, où l'instabilité empecherait toute politique de long terme. pour ceci une censure positive serait instaurée. le maitre mot de ce régime serait équilibre! un gouvernement puissant et responsable, controlé et contrebalancé par un parlement puissant, avec une assemblée des territoires et de la diversité, un sénat qui representerait les forces vives de la nation. un régime qui réhabiliterait la confiance des citoyens dans la politique, qui faciliterait l'engagement citoyen, et ferait vivre le débat d'idées!