Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeunes verts

  • Ma vie en réunion

    hommes_attables.jpgY a des jours comme ca où on reste assis sur une chaise, un cahier ouvert, à prendre des notes, à lever la main...un élève peut-être? pas du tout, un militant. Depuis 5 ans que je milite, j'ai passé pas mal de temps en réunion. Le pire étant mon mandat de VPE CROUS où je passais en moyenne un jour et demi par semaine en réunion. Et hier, j'étais verni. Première réunion de 9h à 12h30. Deuxieme réunion de 18h30 à 19h30. troisième réunion de 20h30 à 22h30. Ca sert à quoi une réunion? A plusieurs choses. D'abord à garantir le caractère démocratique d'une organisation: la validation des assemblées générales légitime les décisions. Ensuite elle sert à faire progresser des chantiers par l'échange d'informations et d'idées. Enfin, elle peut avoir un but purement informatif: au lieu d'expliquer quelque chose à une personne les une apres les autres...

    Hier, mes réunions étaient plutôt de type travail. La première m'amenait à faire trois changements de RER et à donner deux billets aux sympathiques agents de rail exploitation. arrivé à la maison des syndicats d'Evry, j'ai pu observer de pres une réunion syndicale d'enseignants. cahiers soignés, tiques d'élocution, accoutrement bohême, tout y est, y compris les valeurs clamées au fil des interventions. l'objet du débat? la fusion UNSA CGC. vous allez dire c'est des vendus, qu'est ce que vous allez faire avec eux...des catégoriels, des jaunes, tout ce qu'on déteste. Et bien on mene la recomposition syndicale pour dépasser des clivages historiques désuets. On se bat contre le partage de yalta qui est en train de se faire avec la mise en place lors des prochaines prudhommales de 7 critères cumulatifs pour assurer la représentativité d'un syndicat. A ce petit jeu, seules CGT et CFDT tireraient leur épingle. Je verrais avec plaisir un nombre restreint de syndicats subsister. mais plutôt sur la base d'un dialogue, d'une discussion pour avancer, comme celà se fait avec l'Unsa en ce moment.

     L'autre problème, c'est que la presse en a parlé en premier, deux jours avant la réunion du bureau national qui devait en discuter...L'affaire est complexe et fait débat. Il faut la remettre dans son contexte. Les cadres craignent la proletarisation de l'ensemble des salariés et sont prêts à s'engager dans un combat commun, à laisser tomber le syndicalisme catégoriel. l'UNSA a 300 000 adhérents et la CGC 80 000 il est normal de songer à une recomposition. C'est une force qui va compter dans la fonction publique.

    Ma deuxieme réunion, elle était à Paris, elle était au siege des verts. J'ai découvert un nouveau quartier, vers stalingrad, une maison qui ne payait pas de mine, mais à l'intérieur intéressant! C'était le soir, plus grand monde, juste trois garcons qui discutaient de la gauche, et, au coin d'une table, sans pretention, préparaient ensemble un mouvement qui je l'espere, donnera une impulsion à la gauche qui lui permettra de redevenir majoritaire dans les têtes et dans les coeurs. J'en sortais à 20h, pour prendre deux RER, me tromper, comme d'habitude, de metro à nation, et arriver à une réunion de jeunes socialistes.