Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

livres

  • Cet été, je bosse politique!

    livre_1197025557.jpgJe suis socialiste, et je ne peux qu'être qu'inquiet quand, entre une plage à Honfleur et le feu d'artifice, je lis les journaux sur le net. Les politologues parlent d'un parti à l'agonie, le nouveau reglement de l'assemblée réduit au silence les députés, le PSE change de nom et abandonne la rose pour accueillir 20 démocrates italiens...Je suis inquiet. Dire qu'on est socialiste, c'est savoir qu'on va s'entendre dire "tous pourris" "tous désunis" "tous de droite" enfin j'exagere mais...le PS jouit d'une image mitigée. Mais il me semble, toujours positive, comme premier parti d'opposition, un parti qui a changé la vie mais qui n'est pas capable, aujourd'hui, de créer du rêve.

    Je ne baisse pas les bras. J'ai passé toute l'année agité par des soubresauts technocratiques. Je n'ai pas fait de politique, et je n'ai, la tête brouillée de fichiers et de rappels, qu'organisé des manifs et des campagnes. Ce n'était pas exaltant. Depuis des années, je n'ai appris qu'à décrypter la ligne, à la défendre et à la relayer plus ou moins bien. Alors que cette année j'aurais plus de temps, je veux me remettre à penser pour à mon tour, créer la ligne!

    Martine Aubry parle de bataille des idées, au MJS on pense depuis longtemps qu'il faut mener une bataille culturelle. La gauche intellectuelle pense, réfléchit et des idées émergent pour irriguer les acteurs politiques. à nous de les attraper au vol. Cet été, je révise mes classiques et je bosse, je fluote, je commente et j'essaie d'apporter quelque chose à ma famille politique! Avec quels bouquins?

    "Une breve histoire de l'avenir" par Jacques Attali, je vous voir palir, non ce n'est pas avec Jacques que je compte refonder la gauche, mais plutôt me mettre dans l'ambiance du XXIème siècle...il faudra bien répondre à certains défis démographiques, environnementaux, etc...Que propose la girouette? Que dans les 50 prochaines années, du fait de la raréfaction des ressources naturelles, un hyper-empire sécuritaire apparaitrait au détriment des états, avant d'être dépassé par une "hyper-démocratie" qui créerait une nouvelle économie...c'est par ce bouquin que j'ai commencé.

    "les héritiers" de Pierre Bourdieu: Ce livre, édité pour la premiere fois en 1964; détaille les mécanismes de la reproductionsociale dans l'éducation à travers des regles non-écrites qui favorisent les classes dirigeantes et les élites culturelles."la crise de l'état providence" de Pierre Rosanvallon: Ce livre date de 1981 et s'interesse aux effects de la crise sur l'état et sur les services publics. Pierre Rosanvallon, fondateur de la république des idées, propose de passer à une ère post"social-démocrate" à travers de nouveaux outils de socialisation et de décentralisation et parle d'une crise de l'état "culturelle" et évoque déjà à "segmentation" de la société. Un ouvrage court et assez facile à lire qui revient sur les soubresauts de l'état social dans les années 70/80 et imagine son évolution...

    " la société de consommation" de Jean Baudrillard. Paru en 1970, ce livre un tantinet philosophique (dur pour moi) s'interesse au monde qui tourne actuellement autour de la consommation: Il s'interesse à beaucoup de concepts qui reviennent à l'ordre du jour: la société d'abondance, le calcul de la croissance, le gaspillage et des concepts sur lesquels je vais devoir me pencher: la "contrainte de jouissance" ou encore la "métaconsommation"...il s'interesse aussi aux mass-médias et à l'obsession de la minceur...je vais m'éclater!

    - storytelling saison 1 de Christian Salmon. C'est la bible du MJS depuis le début de l'année: Ce chercheur au CNRS a publié tout au long de l'année 2008 dans le monde des chroniques sur la société du spectacle: comment le pouvoir détourne l'attention vers des objets médiatiques, comment on appelle à des sacrifices patriotiques pour résoudre la crise d'un système, etc. J'aurais peut-être dû plutôt acheter le livre qui a inspiré ces chroniques: storytelling!

    3 lecons sur l'état providence de Gosta Eping Andersen, professeur à l'université de Barcelone et sociologue...Je m'interesse et je crois en l'état providence pour résoudre les crises sociales, économiques et environnementales. Je crois en l'état pour atteindre les objectifs du socialisme d'une société juste où le bonheur est à portée de main pour tous. Cet auteur, en 2008, s'interessait au nouveau rôle qu'on pouvait donner à l'état et aux mécanismes de protection sociale pour investir dans l'avenir. L'auteur parle de "société post-industrielle vieillissante", du rôle des femmes et de l'éducation, pour conclure sur le vieillissement.

    "manifeste utopia" préfacé par André Gorz...c'est Thierry qui me l'a conseillé comme une mine de nouvelles idées pour la gauche et je vais évidemment m'y plonger dedans assidument. C'est de nouvelles idées que la gauche a besoin. Et comme jeune socialiste je compte bien être à la hauteur du devoir d'inventer de mon organisation. Marx ne répond pas à toutes les questions. Au delà de militer, il va falloir un peu plus réfléchir pour ne plus décevoir les électeurs et proposer un vrai projet de société...Que propose Utopia, ce courant du parti socialiste? de penser la politique autrement, de construire un systeme pour dépasser le capitalisme...Utopia, "objecteur de croissance", remet en cause la consommation et le travail à outrance...Comment? à travers de nouveaux indicateurs, la recherche de nouvelles énergies, la construction de nouveaux droits fondamentaux...

    Voilà mon boulot sur l'été. Partir en Suède avec Hanna, faire la campagne du SPD et bronzer un peu constituent mes autres projets, mais, meme si ca la fait rire, "transformer la gauche" pour "transformer le monde" fera aussi partie de mon agenda estival et littéraire: au placard les romans historiques!

     

  • des icebergs de l'Essonne au goulag parisien

    Iceberg-418x480.jpg19h30...hier, du haut de mon 3ème étage de collège du centre-ville, j'entrevois l'étang de M. à moitié gelé...quand la rencontre parents profs s'achevera, dans 30mn, il faudra marcher dans le froid, attendre pendant 30mn un RER providentiel, s'amuser à fumer la buée...mais pour l'instant, je recois les parents. En sixieme, les appréciations sont affreusement répétitives...il est sage, il participe, il a compris les attentes du collège, il s'investit dans le travail de la classe...je n'ai que des bons élèves alors je fais dans le superlatif pour les très bons...je pouffe de rire devant ces élèves si sages, si bien coiffés, devant leurs parents et si déchainés au collège...Et puis, les cancres existent encore au XXIème siècle...même si on appelle ainsi des enfants qui n'ont pas de livres chez eux, jouent à l'ordi et regardent la télé le soir jusqu'à minuit...à 10 ans...je vous laisse deviner qui est fautif. conséquences: distraction, fatigue, agitation. J'aimerais pouvoir me défouler: ils me gâchent les cours, mais devant ces parents déboussolés et décus, alors que l'Ecole reste le principal pourvoyeur des déceptions et des espoirs familiaux...j'en suis réduit à expliquer que le premier trimestre est un temps d'adaptation, qu'il faut organiser un calendrier de travail, qu'on va suivre le comportement du mioche, chercher ses difficultés...

    FOUTAISES que tout celà, le collège n'est absolument pas organisé pour récupérer les élèves en difficulté ou en échec en sixieme, les cours en petit groupe sont inexistants, la pédagogie différenciée inconnue, le seul suivi existant se rapportant au comportement. Ils vont nous gâcher la vie, n'auront pas de suivi personnalisé et de cours particuliers (réservé aux ZEP), et se traineront péniblement vers les filières pro, perdant au passage toute leur confiance dans leurs propres capacités, faisant le dos rond contre toutes les remarques et tentatives d'intérêt pédagogique.

    Mais j'étais content en quittant le collège, parce que les parents sont quand même assez sympas. Mon flan patissier avalé, je me plongeais dans ma lecture du moment, "le ciel de la kolyma", de evguenia S Guinzbourg, histoire d'une déportée communiste au goulag dans les années 1940. Le froid sibérien me fait oublier les transports en commun, le bus, le RER et le métro bondé, ces gens qui s'accumulent, se bousculent...je suis en Sibérie, il fait -35, autour de moi, des visages burinés, marqués par le "travail réhabilitant" des mines du cercle polaire, des coupes de la taïga...marqués par les gelures d'un froid mordant, les déformations d'une faim poignante, la peur d'un régime totalitaire, des procès de MOSCOU, de la police politique. Ca depayse.

    alors évidemment, moi que l'Etat a envoyé en exil dans un pays froid (aucun lien entre goulag et mutations professionnelles évidemment), ca me touche! Bon en plus le socialisme démocratique c'est assez sympa. J'avoue rédiger un plan d'action tous les mois pour mes différentes orgas et être un fan de la LOLF...passion de planification un peu stalinienne non? le problème c'est qu'on confond communisme soviétique et stalinisme. Sans les excès staliniens, l'histoire de la seconde moitié du XXème siècle aurait pu être différente. Mais se demander ce qu'il se serait passé si la NEP avait continué, c'est refaire l'histoire.

    bon et ces temps ci je fais quoi? Préparer mes séquences de section euro, évidemment. Demain, je boucle mon projet de voyage par Strasbourg/Stuttgart/Saarbrücken. Et évidemment, je bosse sur la veille sociale, principal chantier sous ma responsabilité...Les jeunes socialistes franciliens doivent être de toutes les manifestations, non pas pour se donner bonne conscience mais bien à sa place légitime de débouché politique, qui rencontre les acteurs du mouvement social, élaborent des propositions pour les porter dans les RDV revendicatifs. c'est bien résumé, reste à le faire, et j'ai 6 semaines pour ca. lets go!

  • «Le lycée de nos rêves » par Reverdy/Delhay: expérimentation risquée...ou dangereuse?!

    genere-miniature.gifTandis que le RER B traversait la banlieue sud, roulant mollement de la fête des associations de Palaiseau à Paris, rue rambuteau (librairie allemande) où j'ai enfin déniché le manuel franco-allemand de première, je me rappellais ce que Gwénolé m'avait écrit la semaine dernière: « tu m'as fait peur quand tu parlais du collège expérimental je croyais que c'était le truc à Descoings ». Evidemment je ne savais pas que M.Descoings s'était lancé dans la pédagogie je ne le connaissais que pour son projet de frais d'inscriptions modulés à sciences po qui lui avait valu une des meilleures campagnes militantes menée par l'UNEF IEP, présidée à l'époque par un certain Antoine D.

    Hier, un joli paquet m'amenait « le lycée de nos rêves » de Cyril Delhay et Thomas B. Reverdy, le même livre dont je feuillete les pages en ce moment. Ces deux auteurs parlent d'une expérience éducative qui les a amené à proposer à des classes de seconde d'intégrer un dispositif d'ouverture culturelle, internationale, avec l'aide de sciences po Paris et d'un réseau d'entreprises mécènes. Cet ouvrage met en avant des équipes d'enseignants motivés et imaginatifs qui ont voulu aller au delà de leur quotidien d'enseignant et dépasser la fatalité des lycées du 9-3 qui en faisaient des anti-chambres de l'ANPE. Jusque là, quoi de plus louable! Ce livre relaie une expérience éducative interessante, mais pas unique en son genre. L'investissement de ses auteurs fait, à mon sens, débat! Pourquoi?

    Parce que ce que dit l'auteur ne me plait pas pour trois raisons. La première raison c'est qu'il présente son projet comme l'unique voie d'innovation jamais tentée en France (à part une allusion finale très intéressante à l'action de Gaby cohn Bendit). C'est faux. Il y a de nombreux mouvements pédagogiques, le CRAP par exemple, ou de nombreux auteurs comme Philippe Meirieu, qui imaginent depuis des années de nouveaux modes d'évaluation, de travail en équipe, en groupe, d'activités où les élèves sont mises dans des situations actives d'apprentissage. Les modèles nordiques avec leurs années de transition sont d'autres solutions pour réduire les inégalités scolaires. Mais il est vrai que l'auteur cherche surtout à pointer du doigt la promesse non-tenue d'égalité républicaine dans ces quartiers relégués que sont les banlieues. Jeune agrégé de 35 ans en lettres modernes, il aurait pu se contenter des lycées de centre-ville, mais Thomas Reverdy a préférer enseigner en ZEP, là où l'école ne fait plus rêver.

    La deuxième raison tient dans la nature du projet. Thomas Reverdy a pointé un manque structurel d'argent pour dégager les lycées du 93, et surtout leurs élèves, de la fatalité. Sa solution? Des contacts culturels et internationaux (visite de l'opera garnier, voyage d'études en Chine) fournis par les services de sciences po dont le directeur s'est investi dans le projet, et la recherche de financements privés par le biais des fondations d'entreprise. L'auteur scande tout au long du livre que là est la solution, le financement direct, par les entreprises, de projets pédagogiques! Qu'il n'y a aucun danger! Et bien je la trouve dangereuse, cette logique! Si les entreprises préfèrent choisir où exercer leur responsabilité sociale, pourquoi alors ne pas choisir les routes à réparer? Les ports à rénover? Les musées à construire? La part de ces richesses qu'elles ont produites, qui doivent revenir à la puissance publique, ce sont des instances démocratiques, législatives ou exécutives, qui doivent, pour moi, décider de leur destination! Pas des intérêts privés!

    Pour autant, l'auteur a raison de pointer la responsabilité sociale du monde de l'entreprise! On pourrait imaginer d'autres modes d'intervention; des commissions régionales d'aide aux projets pédagogiques, par exemple, dans lesquelles pourraient s'investir les entreprises, qui permettraient aux enseignants et aux établissements de présenter des projets...L'auteur a raison de pointer les déficits culturels des adolescents des banlieues. Il a aussi raison de pointer un problème psychologique, la necessité de leur ouvrir l'avenir, de leur ouvrir des horizons d'études et de carrière, mais pas à n'importe quel prix!
    L'auteur se targue d'une approche dépolitisée. C'est une malhonneteté intellectuelle. L'auteur parle de citoyenneté mais dénigre les « syndicats » de l'éducation nationale dans leur ensemble sans faire de nuance, pourtant ils portent des projets différents, non? Il loue les initiatives pédagogiques individuelles et dénigre les positions syndicales. Et Monsieur Reverdy, qui portera une organisation plus dynamique des enseignements du collège et du lycée, modulaire par exemple, si ce n'est des syndicats...ou même ces partis politiques, que vous dénigrez autant? Les collectivités, de droite mais de gauche surtout, comme la région Ile de France, n'auraient qu'une approche politicienne, car elles ne prennent pas le risque de soutenir votre projet. Oubliez-vous la necessité de traiter avec autant d'attention les centaines de milliers d'élèves franciliens que ceux choisis par sciences po?

    Ce qui est énervant, dans ce projet, c'est le côté coup de pub, opération de com' de sciences po, pour une diversité qui n'existe pas vraiment à l'IEP, pour des entreprises qui s'achètent à bas coût une bonne conscience sociale, et pour des institutions culturelles qui s'ouvrent, ou s'entrouvrent plutôt, aux banlieues.

    Pour autant, je ne crache pas dans la soupe. Reverdy est un prof militant, même s'il privilégie les combats individuels aux combats collectifs, que je préfère pour ma part. Ses cours à plusieurs mains basés sur l'actualité, ses démarches pluri-disciplinaires, sont de bonnes idées. Mais elles sont déjà dans les instructions officielles, reste à les faire appliquer! Il dénonce la mauvaise utilisation des talents des enseignants et il a raison! Les postes fléchés permettent d'enrichir le profil des enseignants (sections européennes, histoire des arts), tout comme les possibilités de retraits temporaires du métier pour étudier ou partir à l'étranger, malheureusement peu valorisés dans les progressions de carrière!

    Cet ouvrage est donc un bilan d'activité d'un projet éducatif qui a bénéficié de moyens importants, d'une certaine visibilité, et qui a sans doute été un tremplin pour les centaines de jeunes qui en ont bénéficié. C'est une piste qui montre que les enseignants peuvent être les acteurs de projets d'établissements, que l'autonomie doit faire l'objet d'un débat, mais d'une autonomie démocratique, pas managériale! Le succès de ce projet montre aussi qu'il faut agir dans les quartiers de relégation, non seulement pour éviter des émeutes, qui ont marqué l'auteur, mais aussi pour réduire des inégalités grandissantes, honte d'une école républicaine réputée dans le monde entier. Ce que nous apprend Reverdy, c'est que le plus beau métier du monde reste un défi quotidien pour ceux qui l'exercent, source de tant de déceptions, mais aussi de tant de joies.

  • lectures, visions et looses des nords et des suds...

    bloch_etrange_defaite_L25.gifJ'ai le teint blafard, les pupilles retrécies, j'ai dormi deux heures et conduit toute la nuit de Paris à Carpentras dans le Vaucluse. Chaleureusement accueilli par Benoit et ses pates vertes, qui nous a permis (volontairement...ou pas) de bénéficier d'une chaude et orageuse matinée provencale...Comment occuper son temps? des livres et des DVD évidemment, quand on ne dort ni ne sort!

    livres? finie la période Zola, finie le premier tome des mémoires de De Gaulle, j'ai enfin pu lire l'étrange défaite de Marc Bloch, un éclairage original d'une de mes périodes préférèes en histoire, que j'enseigne avec passion, à savoir la défaite de 1940...La première armée du monde défaite en six semaines ce n'est pas banal, surtout quand l'Allemagne rompt les lourdes défenses françaises grâce à une tactique inventée par...le général de Gaulle! Marc Bloch, capitaine de l'armée de réserve, raconte ce qu'il a vu. La désorganisation des états-majors, les retraites qui tournent à la débacle, les chefs dépassés qui ne veulent pas se détacher des stratégies de la première guerre mondiale....les gouvernements qui s'écroulent, ce régime incapable, et les Français, les patriotes, les soldats désemparés et prêts à s'en remettre à un maréchal sénile et défait...

    DVD? on evitera de parler d'american pie 2, en revanche j'ai pu regarder être et avoir, un documentaire sur une école à classe unique dans le massif central. émotion évidente face à un enseignement d'école maternelle qui n'apporte pas forcément des connaissances livresques, mais qui plutôt éveille et initie aux mille richesses de la vie...merci donc à la personne qui m'a conseillé ce dvd, un jour, dans un bourg des hautes alpes....j'aurais aimé partager ces richesses avec elle.

    Le camp d'été des jeunes socialistes européens (ECOSY) démarre vendredi à Carpentras. Immense responsabilité et honneur pour mon organisation, appellée à recevoir 1500 jeunes socialistes issus de toute l'europe pour des workshops, des parties, des plénières et des tournois. Enorme fatigue en perspective, pour mes pauvres tâches, et qui sait, des surprises?