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martine aubry

  • Socialisme, francophonie et souveraineté quebecoise

    2Drapeaux.gifMes opinions socialistes n'ont jamais, à mon sens, été contradictoires avec mon amour pour mon pays. La biographie de Lionel Jospin était sur la même rangée que les mémoires du général de Gaulle, et je chante aussi mal la marseillaise que l'internationale. Les deux me font vibrer.

    L'occasion m'a été donné de concilier ces deux passions: je représente depuis juin 2010 les jeunes socialistes au sein du comité d'action politique franco-quebecois (CAPFQ), association multipartisane qui rassemble des organisations politiques de jeunesse francaises et quebecoises telles que le MJS autour du développement de divers partenariats.

    Pas besoin de vous expliciter mon opinion sur le Québec. Un drapeau aux fleurs de lys ne peut laisser indifférent l'ancien étudiant d'histoire moderne que je suis. Mais là n'est pas la question. La francophonie, est-ce une thématique apolitique? La politique internationale de la France peut-elle se débattre? Je le crois profondément, d'où mon désaccord avec la Vème république (entre autres!).

    Le Québec ne laisse pas indifférente la famille socialiste. Le rendez-vous entre Martine Aubry et Pauline Marois, chef de l'opposition souverainiste, en témoigne, tout comme la présence de députés du Parti Quebecois lors de la convention internationale du PS en septembre. Que dire alors de la politique quebecoise et francophone de la France?

    Qu'elle n'existe pas. Le ministre des affaires étrangères de la France n'est qu'un VRP sur-payé, il vend des centrales nucléaires à tous les pays, francophone ou pas, dictateur ou pas. Nicolas Sarkozy n'est pas souverainiste: La richissime famille Desmarais, qui finance le clan fédéraliste au Québec, était au Fouquet's le 6 mai 2007 et pour Nicolas, le souverainisme, c'est du sectarisme. Son mentor en politique, Charles Pasqua, doit apprécier.

    Alors, que serait une politique francophone et quebecoise de gauche? La francophonie c'est une organisation internationale qui rassemble un tiers des membres de l'ONU et en leur sein, 200 millions d'hommes et de femmes qui, sur tous les continents, se parlent, s'aiment et se disputent en Francais. Mais l'organisation internationale de la francophonie manque d'âme. Pas de politique linguistique, éducative, pas de projet pour la solidarité internationale et la diversité culturelle à l'orée du XXIème siècle, en dehors d'une réussite éclatante, la convention UNESCO sur la promotion de la diversité culturelle en 2005. C'est grave.

    Tout est possible pourtant, pour ceux qui ne veulent pas que la mondialisation se résume à une domination culturelle anglo-saxonne. L'ancien espace colonial peut devenir une zone d'échange et de partage, qui favorise l'accès à l'éducation en multipliant les échanges entre élèves, enseignants et étudiants. La francophonie peut devenir un espace d'innovation, de création culturelle en langue francaise, un laboratoire d'une solidarité internationale reposant sur l'égalité des peuples, en permettant à de jeunes Belges, Québecois, Maliens ou vanuatiens de travailler côte à côte, comme volontaires francophones sur un chantier de solidarité. L'organisation par les jeunes du parti québecois d'une université d'été s'inspirant de celle des jeunes socialistes et des jeunes populaires Francais fait partie de cette dynamique.

    Elle n'implique pas une domination francaise alors que la France est un des acteurs les moins volontaires de la francophonie (suppressions de postes à l'alliance francaise, à RFI, restriction de visas étudiants). Au contraire, elle nous permettra de retrouver notre place dans le concert des nations, comme ainé, et membre le plus prospère, d'une francophonie qui, si elle en avait les moyens, pourrait être le modèle, la locomotive, d'une nouvelle donne internationale, multilatérale, multiculturelle, et solidaire.

  • Les enjeux du second tour et au delà, 2012!

    regionales2004.jpgDans quelques jours, la campagne des élections régionales prendra fin et les résultats nous donneront un état des lieux de la couleur politique des conseils régionaux. Très bien. Sans revenir sur toute la campagne, on a observé des petits coups bas de droite qui favorisaient surtout l'abstention et une campagne dynamique du parti de gauche, du parti socialiste et de la part d'Europe Ecologie. Une campagne maussade pour le NPA, le MODEM ou encore le FN. Et une actualité marquée par des sondages quasi quotidiens (il faudra faire avec) et un débat peu marqué sur les propositions, pourtant fort intéressantes à gauche. A peine a t'on entendu que la droite reprochait aux régions PS d'avoir augmenter les impots (en meme temps, la taxe foncière perso je suis prêt à la centupler). Si les Francais choisissent majoritairement le parti socialiste pour conduire l'action des Régions, c'est peut-être pour continuer une « bonne » gestion (je déteste ce terme dépolitisé), mais on ne peut s'en contenter!

    Les résultats du premier tour sont encourageants, la gauche est en capacité de remporter toutes les régions. C'est un scrutin local mais c'est une véritable élection intermédiaire dont il faut retrouver certaines lectures même si l'abstention dépasse les 50%: les électeurs de Le Pen sont revenus de l'UMP,le front de gauche a réussi son pari, europe écologie se stabilise et le Parti Socialiste est le premier parti de France. Cette victoire ne peut qu'être et doit être le premier pas de la reconquête des pouvoirs en 2012. Comment?

    • Finie l'incohérence de la gauche en action! Les régions de gauche ne peuvent porter des projets totalement différents. Sur l'apprentissage, sur les lycées, sur les transports, une concertation nationale doit permettre aux régions de devenir le laboratoire de la gauche en action. Le contrat socialiste de Tours, en décembre 2009, était une bonne base pour commencer ce travail. Le forum des territoires lancé à l'occasion du congrès de Reims ne doit pas être seulement un lieu d'échanges mais bien de coordination.

       

    • Non au « bouclier social »! Je n'aime pas ce terme, mais je suis prêt à en discuter. Les régions n'ont pas à remplacer l'Etat dans sa mission de solidarité nationale, en premier lieu parce qu'elles n'ont pas les mêmes moyens et ne peuvent instaurer entre elles une péréquation financière. Les régions doivent à travers leurs compétences faire émerger un nouveau modèle de développement, socialiste et donc écologique. Elle ne doit pas s'y cantonner, la clause générale de compétences doit lui permettre, au delà de financements croisés nécéssaires mais illisibles, d'expérimenter de nouvelles politiques.

    • Le parti socialiste doit poursuivre sa rénovation! Des supports de campagne innovants (Valerio t'es le meilleur!), le lancement du laboratoire des idées comme un think tank officiel, la confiance accordée à de nouvelles têtes, Benoit Hamon le premier, ou encore Razzy Hammadi, sont une bonne chose, et cette dynamique lancée par Martine Aubry doit continuer dans les mois à venir. Le lancement des « primaires » ouvertes à toute la gauche serait un excellent moyen d'aller à la rencontre du peuple de gauche et de ceux qui ne croient plus dans la politique pour changer la vie. Oui à une dynamique de terrain, non à un débat médiatique entre deux ou trois présidentiables du PS!!

    Nous avons une responsabilité historique voire galaxique qui pèse lourdement, même sur mes frêles épaules. La gauche française et le parti socialiste en premier lieu doivent être le pivot d'une gauche réarmée idéologiquement contre le capitalisme, pour proposer, à l'occasion d'une prise de conscience sans précédent de la crise écologique, un nouveau modèle de développement, solidaire, juste et durable qui respecte l'environnement, partage les ressources et définit de nouveaux critères de croissance. À l'échelle française les régions doivent être un laboratoire d'idées, à l'échelle européenne les socialistes et autres socio-démocrates doivent être une force de proposition pour une autre Europe, à même de conduire un nouveau tournant pour le monde entier. Rien que ca.


    14 et 21 mars: votons
    envoyé par PartiSocialiste. - L'actualité du moment en vidéo.

  • Les voeux de Martine Aubry: un vent de conquête souffle dans la cour de Solferino!

    ps.JPGMartine Aubry présentait ce matin ses voeux à la presse, au siège du parti socialiste, 10 rue de solferino. Ces voeux, adressés aux journalistes dans la salle du conseil national, bondée, étaient un peu particuliers. Pour plusieurs raisons.

    1/ Ces voeux sont le pendant des voeux présidentiels, et Martine Aubry s'est clairement positionnée comme meneuse de l'opposition en faisant, à court et à long terme, le bilan de la decennie et de l'année pour la France et le parti socialiste, tout en posant des jalons pour les prochaines échéances.

    2/ Ces voeux à la presse se sont révélés de véritables voeux "pour la presse": La première secrétaire s'est longtemps exprimée dans son introduction sur l'indépendance de la presse, les menaces qui planaient sur RFI ou France 3, en saluant les initiatives et les nouvelles formules nées en 2009, tant sur le net que dans la presse écrite.

    3/ Ces voeux sont un peu particuliers car le parti socialiste passe une nouvelle étape: Lancement de la coopol, réseau social et numérique du parti socialiste, lancement du nouveau site du Mouvement des Jeunes Socialistes, en pleine transformation pour devenir une organisation de jeunesse de masse, beaucoup de choses changent!

    Le contenu, le sens de ses voeux? Martine Aubry est revenue sur l'année passée, mais aussi sur la décennie des années 2000 et de ses promesses non tenues. Elle a dénoncé "l'hyperprésidence, qui n'est pas forcément l'hyperefficacité", et le fait que dans le monde, depuis 2007, "la voix de la France porte moins". Martine Aubry a pris du recul sur la crise, sur les positions qu'avaient tenu le parti socialiste, sur Copenhague et le caractere injuste de la taxe carbone qui n'est ni efficace, ni écologique. Elle a présenté un parti rassemblé, où les divergences ponctuelles n'empêchaient pas l'émergence d'une "force nouvelle et prometteuse".

    La première des socialistes a lancé de nombreux chantiers pour l'année 2010: Faire de l'emploi une priorité dans nos propositions, porter un projet de loi sur la souffrance au travail, revendiquer des moyens pour l'avenir des jeunes (emploi, apprentissage, éducation), et enfin agir concrètement contre les discriminations: accords entre les collectivités territoriales, et le secteur privé, dans le secteur du logement, de l'emploi, etc: dans le cadre des régionales notamment, le projet de maisons régionales anti-discriminations sera porté haut et fort.

    Ces voeux, clairement, indiquent un nouveau départ pour le parti socialiste, à quelques mois des élections régionales. Un vent de conquête soufflait, ce matin, dans la cour d'honneur de Solferino!