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notation

  • Évaluation et notation: réflexions d'un enseignant repentant

    notes.jpg chers élèves, chers collègues et chers camarades, j'ai péché. Promouvoir la construction des savoirs et sortir rarement du cours magistral ou dialogué, passe encore pour un débutant...promouvoir une orientation positive et se taire souvent en conseil de classe, passe encore pour un remplacant...mais dénigrer l'évaluation normative et négative, et ne rien tenter pour faire évoluer ses propres pratiques, voilà l'ennemi que je compte bien combattre!

    Je note sur 10 ou sur 20, le plus souvent sur 20. J'ai à coeur, dans mes polycopiés de contrôle, d'indiquer constamment la notation (le barême), précisément, sur des questions de connaissances, en sixieme et en cinquieme, puis progressivement de compétences, à partir de la 4eme. Je note ainsi constamment des compétences qui me sont chères à savoir l'utilisation des documents (STOP paraphrase), l'organisation de la réponse (vive les 3 parties), ou encore l'argumentation (utilisation des connaissances et des documents vues en cours). La quatrième compétence plus subjective que je note est la pertinence d'une réponse: l'élève répond il à la question? (Comment noter les connaissances? En rajoutant des compétences telles que compréhension des principales notions et réponse complète!)

    Les élèves sont souvent désorientés par cette notation. Ils apprennent par coeur et souhaitent que je note leur crachat consciencieux de dates, chiffres et personnes...ils veulent écrire, gribouiller au plus vite, croyant être « payés » à la ligne, alors que j'apprécie au plus haut point, à partir de la 4ème, les élèves qui cherchent à organiser un brouillon...J'aime la méthodologie. Les plans, les arguments construits et développés patiemment, les figures de style me semblent des prouesses de gymnastique intellectuelle très honorables.

    Aujourd'hui, je veux être à la hauteur de mes convictions professionnelles, syndicales, pro-pédagogiques. J'exerce un métier, je dois me former pour mieux l'exercer et être à la hauteur de la confiance de mes élèves et de l'institution qui m'a embauché. Je lis. J'écris. J'apprends. Comparaisons internationales, ouvrages de pédagogie, pratiques des collègues, ou réflexions personnelles, tout sera bon pour progresser dans ma pratique.

    J'avais essayé lors de mon stage d'envelopper les copies d'élèves dans des copies doubles blanches où je notais leurs difficultés méthodologiques pour les suivre. J''avais arrêté, je n'arrivais pas à m'organiser. Dès la rentrée je dois construire des systèmes simples. Je pense par exemple à une fiche d'évaluation collée dans le cahier où je noterais sur une échelle de 1 à 4 l'acquisition de notions et de compétences...(difficultés 1, en voie d'acquisition 2, maitrise moyenne 3, très bonne maitrise 4)...Celà me permettrait de suivre la progression des élèves et de cibler mes efforts comme je l'ai fait cette année avec mes troisièmes adorées de la Norville sur l'organisation des connaissances...

    Cela ne suffit pas. Quid de l'évaluation formative, de l'auto-évaluation, quid d'une notation par lettres? Les « cahiers pédagogiques », dans son numero 438, de décembre 2005, répondait à ces questions. Il donnait la parole à des enseignants pratiquant le bilan de compétences et s'insurgeant contre l'injustice des notes chiffrées http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2019?, ou encore sur la capacité de noter, la docimologie, qui apparaît comme très subjective au vu des multi ou même re-corrections tentées depuis 1930 http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2022 et enfin sur le statut de l'erreur http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2010 et l'utilisation de couleurs pour mieux noter les difficultés! http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2014