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orientation

  • rapport de l'INRP: l'orientation tout au long de la vie

     I/ qu'est-ce que l'orientation?

     

    Orientation: choix et décisions des individus concernant leur vie active, tant scolaire que professionnelle. L'orientation scolaire, c'est des choix de formation qui permettent de répartir les élèves entre les filières alors que l'orientation professionnelle concerne le choix d'une activité et d'un métier. L'orientation professionnelle est souvent liée à l'orientation scolaire mais pas forcément: l'orientation répond à des facteurs individuels (aspirations personnelles) et collectives (processus sociaux). L'orientation dépend aussi de la conjoncture économique: en période de recession ou de chômage, les aspirations laissent le pas aux besoins économiques.

     

    L'orientation est aussi une affaire d'état qui fait l'objet de financements publics, de personnels spécifiques (dont les enseignants). Ces services ne relèvent pas d'une politique globale et cohérente: certains sérvices d'orientation sont spécifiques (ML; CIO); d'autres intégrés à des activités de placement (ANPE) ou professionnels (FONGECIF). Le rapport Reiss (2007) relevait la mauvaise image des conseillers d'orientation psychologues, peu nombreux et répondant mal aux attentes des usagers (formation, horaires). La nature cloisonnée des systèmes d'orientation (scolaire, chômeurs, salariés) est aussi souvent déplorée.

     

    II/ Qui travaille dans l'orientation?

     

    Concernant le domaine de l'éducation nationale, plusieurs dizaines de milliers de personnes travaillent dans les établissements (3000 COP), dans les CIO (1500) ou dans les rectorats et au ministères (quelques centaines d'inspecteurs et de conseillers techniques). Le ministère du travail, de son côté, emploie 800 psychologues et 200 agents techniques d'orientation dans les AFPA, chargés de la formation professionnelles des jeunes adultes. 20 000 conseillers polyvalents, quelques milliers de directeurs et cadres opérationnels travaillent dans les 1300 agences de l'ANPE. 1100 professionnels accompagnent les handicapés dans leur insertion professionnelle à cap emploi tandis que 11 000 employés des missions locales d'insertion s'occupent de l'insertion professionnelle des jeunes. D'autre part, 400 consultants de l'APEC aident les cadres à retrouver un emploi tandis que les 200 conseillers de la FONGECIF s'occupent de la mobilité professionnelle des salariés.

     

    La flexibilité, la précarisation et la réorientation supposées par les mutations du marché de l'emploi font de l'alternance formation / emploi / chômage une norme plus qu'une exception. Ce besoin d'individualisation des parcours devant des prises de décision en matière de formation et d'emploi continuelles a fait l'objet de plusieurs évolutions: d'une part la territorialisation des politiques d'emploi avec la décentralisation de certaines compétences (formation professionnelle aux régions par exemple), d'autre part la mise en concurrence des prestataires de l'insertion professionnelle. Cette concurrence correspond aux politiques de « nouvelle gestion publique », libéralisation des services publics mis en concurrence avec le privé et gérés avec des méthodes importées de la sphère économique privée.

     

    III/ Quel pilotage pour l'orientation?

     

    Concernant l'orientation scolaire, elle appartient au ministère de l'éducation nationale: dans chaque académie, les CIO, les COP et les SCUIO universitaires sont pilotés par un service du rectorat, alors que la production de brochures est assurée par l'ONISEP depuis 1970. L'institut national d'orientation professionnelle a été créé en 1928, alors que les CIO apparaissent en 1971 et que le statut des COP est défini en 1991. Les SCUIO, apparus avec la loi Savary en 1984, s'interessent maintenant aussi à la préparation de l'insertion professionnelle des jeunes dîplomés. Depuis 2006, un délégué interministériel à l'orientation est chargé de coordonner les différents acteurs, avec quelques objectifs: la réduction des sorties du système scolaire sans qualification (18%!) ou encore la meilleure connaissance des métiers...et quelques réalisations: les conseils de classe du deuxième trimestre se concentrenr sur la question de l'orientation tandis que la découverte professionnelle en 3ème et les entretiens d'orientation en 3ème et en 1ère se généralisent! Pour lutter contre les abandons en premier cycle universitaire, le schéma national d'orientation propose aussi plus de réorientations, plus d'orientation sur les débouchés et les contenus des filières, tandis que les observatoires et le tutorat étudiant apparaissent dans toutes les universités! D'après l'OCDE, les élèves font peu appel au service public d'orientation, le choix d'orientation ayant lieu au sein de la famille.

     

    IV/ Qui s'occupe de l'insertion professionnelle?

     

    Le conseil en orientation professionnelle, transition entre le chômage et la formation ou l'emploi, est très éclaté en France. Seule l'AFPA, créée en 1966, (gérée par l'état et les syndicats, patronaux et salariés), dispose de personnels spécialisés. Ce conseil prend la forme de bilan de compétences, d'aide à la validation d'acquis ou à l'élaboration de projets, pour laquelle l'ANPE fait parfois appel à des prestataires externes et privés. D'autre part, concernant les publics spécifiques, les missions locales et autres PAIO prennent en charge les jeunes de 16 à 25 ans qui ont quitté le système scolaire tandis que les commissions départementales d'aide à l'insertion s'occupent des allocataires des minimas sociaux. En effet, depuis 2003, le RMI donne droit à un référent et à un contrat d'insertion dans les 3 mois, prévoyant des stages, l'accompagnement au retour à l'emploi ou l'accès à un contrat aidé. Le problème de la multiplicité des acteurs a fait l'objet de réponses avec la mise en place de la loi de cohésion sociale (2005) qui prévoit la création de « maisons de l'emploi » au niveau local, véritables guichets uniques de l'accompagnement vers l'emploi, doublés par des PLIE (plans locaux d'insertion à l'emploi) pour les publics les plus en difficulté.

     

    Concernant la réorganisation des services, la convention tripartite Etat/ANPE/ASSEDIC du 5 mai 2006 prévoit la mise en place pour chaque usager de Plan Personnalisé d'aide au Retour à l'Emploi facilités par le croisement des fichiers qui deviennent uniques et le rapprochement des 2 structures (pôle emploi). En Europe, la plupart des pays ont opté pour un système d'aides à 3 niveaux: une simple information, puis des entretiens courts, ou des vrais dispositifs d'insertion pour les personnes en difficulté. En Irlande, les conseillers en orientation professionnelle font l'objet d'une formation professionnelle alors qu'en Flandre, l'accent est mis sur l'autonomie de l'usager qui est accompagné vers l'auto-évaluation de ses compétences et l'élaboration de CV par un serveur informatique. Cette comparaison met le doigt sur le déficit de formation des acteurs de l'orientation professionnelle en France, plus portés sur des aspects administratifs de l'insertion que sur le « conseil ».

     

    V/ Formation et mobilité professionnelle

     

    La mobilité professionnelle fait de son côté appel à des prestataires spécialisés dans les bilans et les validations de compétences, comme la FONGECIF financée par l'aide obligatoire des entreprises à la formation professionnelle (accord interprofessionnel de 2003 sur la formation professionnelle établissant l'aide à 0,9% de la masse salariale). Les bilans de compétence sont délivrés par plus de 900 organismes dont le CIBC, rattaché au ministère du travail. 50 000 bilans de compétences ont été réalisés l'an dernier dont 70% pour des demandeurs d'emploi. La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) créée par la loi de modernisation sociale de janvier 2002 et coordonnée au niveau régional par les PRC, permet de faire valider des expériences par des diplômes ou des titres. Elle est payante, concerne dans 42% des cas des demandeurs d'emploi, et près de 37 000 dossiers ont été présentés en 2003, alors que le taux de réussite s'établissait à 45% en 2004.

     

    La formation professionnelle continue en France fait l'objet de deux critiques: elle favorise globalement les plus qualifiés et fait l'objet de droits rattachés aux entreprises et non aux personnes, ainsi le « droit individuel à la formation » créé en 2004 n'est pas transférable d'une entreprise à l'autre. L'un des objectifs de l'UE, à travers la stratégie de Lisbonne, est de favoriser l'apprentissage tout au long de la vie, le « longlife learning », pourtant les entreprises et les syndicats s'intéressent peu aux services d'orientation professionnelle. À l'étranger en revanche, les grandes entreprises néerlandaises se sont dôtées de centres de mobilité professionnelle tandis qu'au Royaume Uni les entreprises favorisant la formation professionnelle bénéficient d'un label « investors in people ». En Norvège, les étudiants font l'objet de « programmes de sensibilisation aux choix professionnels » tandis que les agences d'insertion professionnelle donnent gratuitement accès au téléphone aux salariés en reconversion professionnelle.

     

    VI/ Qui pilote l'insertion professionnelle en France?

     

    La formation professionnelle en France est depuis les lois de décentralisation une compétence de la Région tandis que les politiques d'emploi restent pilotés au niveau national, mais le partage des compétences est flou, par exemple au niveau des jeunes, les AFPA sont gérées au niveau régional alors que les ML-PAIO dépendent de l'Etat. Le rôle des régions est promu par l'UE qui défend un concept d'orientation active individualisée, pour mieux connaître les besoins des usagers, mieux coordonner les acteurs de ce secteur ou encore pour garantir de bonnes et égales conditions d'accès à ces services. La région par exemple peut avoir un rôle plus important dans la sollicitation des entreprises pour trouver des stagiaires, des formations en alternance, ou favoriser les pratiques coopératives en général. La collaboration avec les structures d'aide à l'insertion professionnelle peut se faire sur la base de contractualisations locales ou nationales. Le rapprochement des structures est une idée intéressante, testée dans certaines zones rurales où les agences locales pour l'emploi sont utilisées pour accueillir les services d'orientation des AFPA. La décentralisation pose toutefois un problème réel d'inégalités territoriales dans l'accès à ces services, constatés en Espagne ou en Pologne, par exemple. Ces inégalités et ces incohérences ont amené, en Italie, la création d'un comité national d'orientation où se rencontrent notamment les différentes collectivités locales ayant cette compétence.

     

    En conclusion, le système français d'orientation tout au long de la vie souffre de son cloisonnement et de son manque de coordination en fonction des acteurs, des publics ciblés. Les régions font preuve d'initiatives intéressantes dans le domaine de la formation professionnelle malgré le problème des frontières floues avec le domaine de l'emploi. Repenser l'action publique passe par plusieurs chantiers ou questions ouvertes: une instance publique nationale chargée d'impulser la politique d'orientation avec tous ses acteurs, la fusion des services dépendant du ministère de l'éducation, ou encore la question de la régionalisation des services publics d'orientation.

  • splendeurs et misères...de l'orientation et de la cinquième république!

    ori1.jpgLes conseils de classe sont toujours un plaisir. Surtout quand je les préside. à quoi ressemble la préparation d'un conseil de classe? Hier, c'était ma journée orientation...Une heure de vie de classe pour parler avec certains élèves de leur situation. Evidemment mon tact naturel, que certaines personnes ont déjà apprécié, a fait pleurer Sarah..."que penses tu du redoublement"? Elle en pensait des larmes, qui coulaient sur ses joues, j'avais gagné ma journée...suivant! Se succédaient des élèves à qui je parlais orientation, mais comprenaient ils les enjeux, à 12 ans? C'était une question en l'air. Sur mes 130 élèves aucun ne redouble. Comme l'a dit une des personnes qui participaient au conseil: "la république française doit-elle investir 8000 euros pr monsieur Untel"? Tout le monde passe. Evidemment les redoublements étaient souvent inefficaces. A suivi une heure et demi d'un autre conseil...alors qu'avait précédé une heure de discussion avec les autres professeurs pour préparer le conseil...

    Mais chaque année, j'envoie des dizaines d'enfants au casse-pipe. Les dispositif d'accompagnement sont rares. Certaines classes à petit effectif permettent de rattraper des lacunes. 15 places pour un bassin d'enseignement. Et les autres? Sacrifiés. Tous ceux qui passent avec des notes catastrophiques ne pourront pas rattraper leurs lacunes. Peu de soutien. Des PPRE (un prof par eleve pour cibler les difficultés) seulement en sixieme...des heures d'ATP (accompagnement au travail) qui suffisent à peine à donner un coup de main aux devoirs.

    C'est une honte pour la république française. L'école ne donne pas de deuxieme chance. Marche ou crève. à la gauche d'imaginer et de mettre en place ces dispositifs pour que les élèves puissent progresser à leur manière, à leur vitesse. Réfléchir au travail par groupe, réfléchir aux classes aménagées (ex. 5/4eme en 3 ans) qui permettent de rattraper des lacunes. Instituer des cours particuliers gratuits. Apprendre aux enseignants la pédagogie différenciée. Introduire le soutien du soir dans le service des enseignants. Détecter les difficultés plus tôt avec un système de profs référents pour un petit nombre d'élèves. Ce n'est pas de la charité, c'est une lutte contre des inégalités sociales, culturelles, qui existent. L'école est cruelle quand elle lâche la main d'un élève qui se noie. Le passage méprisant qu'elle offre à ses élèves est indigne d'une démocratie.

    et que deviennent-ils me direz vous? Ils embetent leur classe une année durant, puis on les dirige en pré-apprentissage ou en voie pro....

    Aujourd'hui je me suis énervé ont-dit mes élèves. En fait c'était plutôt exaltation. Je leur demandais pourquoi on ne fêtait pas l'anniversaire de la cinquieme république. 50 ans ca se fete non? Tout ca pour entrer dans la complexité du "coup d'état?" du 13 mai 1958, que je connais très bien grâce à Michael Delafosse et à son beau cadeau (à savoir l'ouvrage de Winock sur les "30 journées qui ont fait la France"). J'ai essayé, comme d'habitude, de les mettre dans le contexte, dans l'ambiance...l'instabilité et la crise ministérielle. Les Francais d'Algérie. La volonté d'intégration des musulmans algériens. L'apparition de l'OAS. Les attentats algériens. L'espoir que représentait De Gaulle, le libérateur de la France...Et puis on est passé à mai 68...j'ai essayé d'expliquer ce qu'était une révolution culturelle. La revendication de la mixité à l'école et dans les cités U. la révolution dans l'éducation, la chute des estrades, les cours qui changent de forme et les tables qui se mettent en U...et ca a pas trop mal marché...mais c'était pas du cours IUFM:-) deux moyens pour m'exalter en cours: mes hommes historiques préférés...ou la monarchie française!

  • l'orientation, reine des peines...

    f206e73945b860903ba4e2128ef44435.gifLe prof c'est celui qui corrige, qui écrit au tableau, et qui décide de l'avenir des élèves au conseil de classe. C'est kiffant hein de décider pour les autres? pas tant que ça...parce que je vais sans doute beaucoup enseigner au lycée et qu'en seconde, dans notre beau pays qu'est la France, les jeux sont faits. et c'est  dur de dire ça.

    Partons du particulier pour aller vers le général. la semaine dernière avait lieu le dernier conseil de classe de l'année. 31 élèves = 14 première S, 4 réorientations BEP, 2 première STG, deux ou trois redoublements, 1 première L et une dizaine en première ES.

    Decryptons: dans cette classe il y avait d'un côté des élèves brillants de troisième qui ont fait joué les options (latin, sciences) pour aller dans cette classe. Parents attentifs qui sont venus aux rencontres parents profs, élèves cultivés, qui travaillent facilement, environnement socio-culturel favorable. c'est ceux qui vont en première S. parce qu'ils ont un esprit scientifique? seulement pour la moitié d'entre eux. Ou moins. Pour le reste c'est parce que les parents le veulent, parce que " les meilleurs vont en S"! les autres? Ils suivent à peu près ? en ES (quelques passionnés de l'actualité quand même) ou en L. Ne suivent plus et font les cons en cours? STG ou STI. ont ramé toute l'année et décroché: BEP. Oh bizarre ce sont aussi ceux qui ont des difficultés familiales, des problèmes de santé, ou des origines modestes qui sont "réorientés". Quelle coincidence. Mince alors.

    Il y a une norme, vous êtes dedans ou dehors.

    Ne crachons pas si vite sur un système sélectif d'orientation. Il est marqué par une histoire...progressiste. Le système scolaire allemand et son orientation précoce, ses 3 collèges, c'est la France avant la seconde guerre mondiale. La France a tout tenté pour que tous ses enfants aient la chance d'aller à l'université. les budgets onrt été doublés, des centaines d'établissements construits, des dizaines de milliers de profs recrutés, et dans les années 80 l'éducation est priorité et grande cause nationale.

    Et aujourd'hui? le taux de bacheliers regresse. le collège unique qui assure une orientation plus tardive est remis en question. l'apprentissage est permis à 14ans. les filières ES et L faiblissent, leur contenu est remis en cause.

    La sélectivité actuelle de notre système d'orientation est un facteur aigu de reproduction sociale. 0,5% de fils de cadres en BEP, 60% en filière S (c'est pire pour les fils d'enseignants hèhè). Le système s'accentue. l'UNEF s'en rend compte et cette organisation étudiante oppose service public d'orientation à l'université encore plus sélective. l'UNL, syndicat lycéen, en fait un de ses dossiers prioritaires et obtient sa prise en compte (hypocrite) dans les débats université emploi: un portail web va êtrez créé! youhou!!!! avant pour enterrer une idée on créait une commission aujourd'hui on crée un portail web.

    QUELLES SOLUTIONS POUR QUE NOTRE SYSTEME D'EDUCATION SOIT PLUS JUSTE?

    L'une des solutions c'est organiser l'orientation du CM2 à l'université pour garantir l'égalité des droits, la lutte contre les inégalités spatiales et sociales à tous les niveaux. Ce n'est pas la seule solution. La carte des formations, des filières, la carte scolaire, la formation des profs (notamment à l'orientation et à l'hétérogénéité des classes) est aussi à peser, à réfléchir.

    Organiser un système d'orientation c'est d'abord savoir qui la fait. Pour moi cette orientation doit être réalisée par une direction de l'orientation au ministère. Cette direction doit élaborer des circulaires, un plan de formation pour les professeurs principaux, qui, libérés d'un quart de leur service, seraient chargés de l'orientation des élèves. Cette direction s'occuperait aussi de la mise en place de centres d'information sur les études et les métiers dans les CDI. Ces  CIEM (on aime les sigles au MEN) remplacerait les conseillers d'orientation. Les professeurs principaux y recevraient les élèves et leurs familles deux fois par an. Les élèves y consulteraient des brochures sur les métiers et les études. Des conférences y seraient organiséées avec des professionnels, des universitaires et des anciens élèves pour que les élèves puissent faire leur choix.

    Ces rendez-vous auraient lieu du CM2 à la première année de fac. Les professeurs des écoles siegeraient aux conseils de classe du première trimestre de sixième. Idem pour les professeurs principaux de troisième en seconde. Comment garantir l'égalité des droits pour les élèves? Celà pose aussi la question des Cours Particuliers Pour Tous et de la gratuité de toutes les formations défendus par le MJS. Celà pose la question des paliers d'orientations et des passerelles. En nombre réduit mais laissant toujours la possibilité de revenir sur des choix prématurés.

    Celà pose la question de la revalorisation formidable à effectuer des filières technologiques et professionnelles, des études tertiaires et industrielles. Pourquoi les dénigrer si la moitié des emplois réclament de telles compétences? L'école est un lieu de savoirs, une formation à la citoyenneté; elle doit aussi permettre de trouver un emploi et une place dans la société. Au delà de la culture humaniste qui profite surtout aux classes les plus favorisées de la société, il faudrait revaloriser les savoir-faires! l'informatique, les langues, la recherche d'emploi. Des modules d'insertion professionnelle ont leur place à tous les niveaux et pour tous les élèves!

    Ce n'est pas une question facile. Il faut s'inspirer d'exemples étrangers. Mettre le paquet sur l'école primaire et le premier cycle du collège. Ensuite on pourra parler de projet professionnel et d'orientation quand les élèves auront les moyens de la choisir! je vois bien un cycle fondamental du CM2 à la quatrième. un cycle de détermination en troisième et en seconde qui donne accès à des menus d'options qui permettent de construire un projet professionnel. Après j'aimerais bien un système de lycée polyvalent multi filières multi passerelles mais j'ai plus d'idées et je dois préparer des séquences de collège pour l'an prochain...