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  • 50 millions pour les étudiants, 15 milliards pour les riches, la droite se moque de la précarité étudiante !

    8f8fc1a7c9effa35dd41b86df0b63673.jpgAlors que la précarité étudiante n’a jamais été aussi forte, que 100 000 étudiants ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté, les annonces de Valérie Pécresse viennent souligner le mépris du nouveau gouvernement pour la jeunesse.

    Au lieu de réformer le système des bourses vers une vraie prise en charge de l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur et de leur offrir une autre perspective que les petits boulots pour s’en sortir, Valérie Pécresse a décidé de bricoler un système à bout de souffle en rajoutant un échelon de bourses (200 euros de plus par an seulement) et en multipliant des bourses au mérite qui ne profitent souvent qu’aux élèves les plus favorisés du point de vue social ou culturel.

    Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement va dépenser inutilement 10 millions d’euros pour des prêts à taux zéro alors qu’un tiers de prêts semblables proposés par le CROUS ne trouvent pas preneur, les étudiants préférant se salarier au lieu de s’endetter pour faire des études. Ces mesures sont injustes car elles ne s’attaquent pas à la précarisation croissante qui caractérise le milieu étudiant. Ces mesures sont particulièrement décevantes, en deça même des préconisations du rapport Wauquiez sur l’aide sociale étudiante, alors que celui-ci est pourtant membre du gouvernement.

    Si la simplification des aides, avec la mise en place d’un opérateur unique, le CROUS, et l’augmentation des bourses de mobilité ERASMUS vont dans le bon sens, ces mesures sont insuffisantes. Les pays dont le taux de chômage des jeunes est le plus faible sont aussi ceux qui investissent le plus dans l’enseignement supérieur. La France doit donc financer massivement l’enseignement post-Bac et l’aide sociale étudiante pour pouvoir élever le niveau de qualification des jeunes et leur permettre de mieux s’insérer dans la vie professionnelle.

    En privilégiant l’effet d’annonce à la résolution de défis majeurs pour la société française, la droite piétine le droit à l’avenir des jeunes