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plan banlieues

  • plan banlieues: on ne bricole pas une politique de la ville!

    e7a21727fd48096d5949f08915b24fca.jpg« réinventer la ville » le concept, sans doute copyright guaino, est superbe, j’aurais aimé l’utiliser…mais il ne renferme qu’une supercherie, car réinventer la ville c’est la prendre dans sa globalité et non seulement à travers un seul aspect, sa banlieue. Réinventer la ville serait élaborer une politique de la ville transversale aux loisirs, déplacements, activités, gestion des temps et environnement, et non pas la sectoriser en centre/faubourg/banlieues collectives et individuelles. Première erreur.

    Sarkozy assume tout ce qu’il a dit et fait et effectivement le plan banlieues continue à stigmatiser la banlieue avec des mesures ciblées : on envoie 4 000 policiers en croisade (auront-ils la croix chrétienne sur leur bouclier au vu des déclarations de Latran), des contrats spécifiques pour les jeunes de banlieue (faudrait quand même pas qu’ils croient qu’ils sont des jeunes français comme les autres) et même des représentants de l’état…des proconsuls de banlieue c’est quand même un kiff (pour parler djeun)

    Ce plan est un plan de bricoleur…on prend de l’argent budgétisé pour le grenelle de l’environnement pour affrêter des bus en banlieue. Ca épargne une vraie discussion sur la ville redensifiée, durable, et sur le polycentrisme. On bricole encore et toujours avec des écoles de la 2ème chance (pour la première chance il faudra déménager)…

    Ce plan est idéologique. On traite la banlieue comme une zone d’exception qu’il faut réduire au lieu de l’intégrer à la ville. La mesurette sur l’accession à la propriété est proprement dogmatique : qui aura envie d’acheter un 70m² au 16ème étage d’une tour ?

    Ce plan est fidèle à la droite conservatrice et libérale qui nous gouverne : une dose de dogmatisme libéral, une peur bougeoise à peine cachée de la précarité et de la délinquance des quartiers populaires…on rétablit l’ordre social, la justice sociale attendra. A nous de réagir. La gauche ne doit pas avoir peur de parler de territoires, de parler de villes, de parler d’accès à l’emploi pour tous, de services publics de proximité, de réaffirmer que l’école républicaine fera vaincre l’égalité dans tous les quartiers…