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reconquetes

  • Royal, Fabius, Aubry, trois contributions étudiées de près pour le congrès du PS...

     

    I/ 3 contributions bien différentes: Aubry, Fabius et Royal (le reste suivra prochainement)

    Aubry: « une vision pour espérer, une volonté pour transformer »: Martine veut d'abord comprendre le monde pour proposer un projet de société, revenir aux fondamentaux: elle se demande si « une société développée est une société où l'on veut toujours plus de biens et de nouvelles technologies, ou si c'est là où l'on porte haut le niveau d'éducation et de protection sociale. Elle oppose néolibéralisme (marché des individus) et la société des citoyens basée sur « une société d'autonomie, de responsabilité et de solidarité » à travers la définition de nouveaux droits, de nouveaux devoirs et de nouvelles libertés, comme par exemple le droit au logement accompagné du devoir de s'impliquer dans des tâches collectives. Elle propose aussi un accès réel aux droits: Concernant l'école, à travers un projet éducatif global ayant pour but l'autonomie, à travers l'individualisation des parcours scolaires et des pratiques pédagogiques...Martine propose aussi la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle particulièrement innovante: des contrats de développement professionnel (carrière) transférables d'une entreprise à une autre, la refonte complète des organismes d'insertion professionnelle...Concernant la politique du logement, Martine veut jouer sur l'offre: des constructions facilitées avec des loyers maitrisés, un moratoire sur l'augmentation des loyers, mais aussi des devoirs d'entraide entre locataires et de cession d'un logement spacieux pour un plus petit en cas de réduction du foyer. Cette contribution met aussi l'accent sur l'accompagnement de tous les âges de la vie: égalité des parents, sur-cotisation retraites pour les entreprises qui emploient peu de séniors. Concernant le développement durable, des pistes intéressantes sont étudiées sur la production durable, l'étalement urbain, la valorisation des déchets, mais aussi la création de richesses à travers une véritable économie de l'environnement. Certains titres, tels que réinventer la ville, des acteurs sociaux confortés (cheque syndical, paritarisme, élections professionnelles le même jour tous les 2 ans) ou moderniser l'état, montre l'intérêt pour des domaines souvent délaissés par les socialistes.

    Fabius: dans « reconstruire à gauche », l'ancien premier ministre fait d'abord une longue analyse de la situation mondiale, notamment de l'émergence de géants économiques tels que la Chine ou l'Inde (« l'occident n'est plus au centre ») et de ses conséquences. La deuxième partie est consacrée aux moyens de la politique à travers deux concepts: le socialisme de la production (ne renoncer à aucun secteur d'activité mais seulement monter en gamme par la qualification) qui passe par l'Europe (grands emprunts pour les investissements dans les infrastructures, etc.) et de nouveaux mécanismes d'investissement industriel (le fonds souverain France, formé de la caisse des dépots et du fonds de réserve des retraites). Dans un second temps, le socialisme de la redistribution passe par une autre politique d'emploi (service régional d'insertion et de formation professionnelle), la réduction des exonérations fiscales pour les entreprises qui ne concluent pas d'accord salarial. Concernant la santé, le logement, la sécurité, rien de bien neuf. Un mécanisme intéressant est évoqué dans la partie sur le développement durable avec la création d' « écluses écologiques »: une taxe compensatoire dont les pays propres entrant dans l'UE seront exemptés. Laurent parle aussi du socialisme de l'émancipation qui passe notamment par l'éducation (aucune proposition). Concernant le parti, Laurent met en avant le concept de premier secrétaire / chef d'équipe partagé par les autres motions, et lance quelques pistes: campagnes d'adhésions, conventions nationales thématiques, une opposition plus cohérente, un grand parti de la gauche à même de rassembler 35% de l'électorat, dont la base sociale correspond à la base électorale.

    Royal: Ségolène commence d'abord par un bilan de la présidence Sarkozy et de ses principales attaques contre la république et le modèle social. Suivent une critique du capitalisme et de la mondialisation (qui aurait quand même des avantages). La partie consacrée au parti socialiste est assez « bisounours »: le parti doit être plus ouvert, plus enthousiaste, il doit expliquer la politique aux citoyens, être plus participatif. Une question intéressante est soulevée: un droit d'interpellation du parti par les associations, les syndicats ou autres organismes lors des congrès nationaux. Concernant le parti, la priorité accordée à l'investissement dans le mouvement associatif, la formation des militants, aux moyens financiers des fédérations sont des pistes intéressantes. Le principal axe du projet politique de Ségolène est de mettre « l'économie au service de l'humain », cela passe par une « révolution fiscale » (un système plus lisible, plus direct, prélevé à la source, calculé par individu) tandis que le projet pour lutter contre la vie chère est assez étoffé: réglementation des abus bancaires (agios, crédits révolvings), droits des consommateurs, baisse de la TVA sur les produits de première necessité et création d'un conventionnement pour les logements « moyens ». Le projet éducatif de Ségolène marque une capacité d'innovation: des contrats éducatifs locaux permettent de faire le lien avec les activités périscolaires, développer le soutien gratuit, un droit au capital à la majorité...il est dommage que Ségolène soit définitivement fâchée avec le projet d'allocation d'autonomie qui limite la cohérence de son projet (elle préfère une cérémonie républicaine à 18 ans qui coûte certainement moins cher).

    II/ éléments d'analyse et de synthèse

    Les socialistes ne sont pas pour rien dans le même parti, malgré leurs débats, normaux dans un temps de congrès, ils partagent un grand nombre d'analyses sur la situation mondiale, les crises énergétiques, alimentaires, la mondialisation et l'essor de nouvelles puissances...Ils dénoncent la nouvelle droite française et ses politiques qui créent des injustices, notamment la précarité ou le déséquilibre de la répartition des profits entre capital et travail. Mais les contributions marquent certains clivages. D'abord, l'inventivité. Les contributions Hollande ou encore Fabius inventent peu: Fabius met l'accent sur des concepts et des analyses alors qu'Hollande fait un récap' des principales mesures du gouvernement Jospin. A l'opposé, Benoit Hamon et Martine Aubry mettent en avant des propositions originales, notamment pour inventer de nouveaux leviers de puissance publique, tandis que Royal et Delanoë, s'ils ont beaucoup de mesures « gadget » en appui, essaient au moins de sortir des sentiers battus.

    Certaines évolutions dans le débat sont positives: parler d'impôts n'est plus tabou, on s'intéresse aux PME et aux moyens de les aider, on ne réduit plus la question scolaire à la simple question des moyens et des postes (mais y a encore du boulot). Certaines questions n'intéressent toujours pas les socialistes et c'est dommage: la politique des temps, notamment scolaires, la politique des âges, le syndicalisme territorial ou encore la médecine préventive ne sont pas encore entrées dans les débats du parti.

  • être utile à son camp...mais comment?

    216033808.jpgbon être utile c'est un peu le but de la journée, mais il n'est pas atteint tous les jours...parce que certains jours on est en retard sur ses activités militantes, ou on rate un cours, une accroche, une introduction...ou on glande...ou on fait tout ca à la fois comme aujourd'hui. Soyons utiles pourtant! mais comment?

    je pourrais être utile en lisant. Un bon militant est un militant convaincant, qui mène la bataille culturelle, qui lit, s'informe, se forme, écoute les réunions et ne passe pas son temps à écrire des petits mots. Malheureusement, je me forme peu depuis quelques mois....mais ca va changer, mes camarades régionaux peuvent claquer des dents avec ce qui les attend à la rentrée...mais bon sarkonomics doit sortir du placard où les misérables vont bientôt rentrer! Et oui les classiques c'est bien, les romans historiques c'est top, mais il faut lire pour élargir le champ des possibles..et mon roman actuel, sur la guerre entre Fredegonde de Neustrie et Brunehaut d'Austrasie au VIIème siècle ne va certainement pas permettre à la gauche de relever tous les défis du XXIème siècle.

    Je pourrais aussi être utile en diffusant les idées du courant auquel j'appartiens, reconquêtes, l'ancien NPS, depuis janvier 2003. Vous expliquer par exemple les idées lancées par le plan de la contribution qui sera déposé au congrès après avoir été débattu en forums régionaux. Car nous, on ne se prend pas la tête sur le terme "libéralisme". Nos tenors ne font pas la une des hebdos. Mais nous essayons, entre militants, de pointer du doigt les problèmes du parti socialiste, de dégager des clivages, d'imaginer des solutions aux grands problèmes de la France et du monde.

    Et on ne brasse pas du vent. Mettre les questions économiques au centre des débats du congrès du parti socialiste à Reims ce n'est pas une mince affaire. et pourtant, nous nous interessons au rapport capital travail, totalement déséquilibré aujourd'hui, et aux conditions d'une croissance mieux partagée. Sur le plan social, reconquêtes se focalise sur un projet d'autonomie pour la jeunesse, pour les personnes agées mais aussi pour les salariés à travers la sécurité sociale professionnelle! Sur d'autres thématiques, reconquêtes veut innover: porter un clivage à travers une politique étrangère de gauche, inventer un plan de relance européen, ou encore aller vers une justice fiscale! Je regrette un manque en matière d'éducation.

    Je pourrais aussi être utile en étant un bon prof. Je connais mes qualités, j'aime l'aide individuelle et je suis un bon prof de méthodologie, j'aime le récit, j'aime peindre un sacre ou un supplice (?!) au moyen âge, faire ressentir l'euphorie de 1981 ou de 1936, expliquer l'ambiance de la libération...peindre en arpentant la classe, en jouant des silences, en martellant...mais parfois le cours se passe mal. Parfois les documents ne parlent pas. Parfois j'explique mal. Et parfois, hypocrite que je suis, je ne mets pas en oeuvre, dans ma pratique professionnelle, les convictions syndicales que je porte, honte à moi, heureusement que certains sont là pour me rappeller à l'ordre ;-) et oui, faut que je lise le TO...Parce qu'être prof ce n'est pas seulement raconter des histoires. Nous travaillons avec des futurs citoyens qui forgent leur projet de société, leur projet de vie. L'histoire et la géographie permettent d'être citoyen en comprenant le monde et les grands enjeux de la démocratie. Citoyen de la république française mais aussi du monde: les cours de géographie vont de plus en plus s'interesser à l'environnement, à la ville, à l'empreinte humaine.

  • Déficits charismatico-pédagogiques et espoirs politico-partisans

    206019136.jpgCédric, Pierre et quelques autres accoutumés à la texture technocratique de mon phrasé ne s'étonneront pas de mon titre. Chers camarades et chers amis, je souffre de déficit temporel. La somme des "trucs à faire" est inversement proportionnelle au nombre d'heures dans une journée. Les 30 mn de footing qui m'ont amené à me paumer dans Vitry, entre la rue de la fraternité et la rue de la solidarité, ne m'ont servi qu'à refaire mon rétroplanning de la semaine. Les récréations me permettent à peine de préparer les séquences qui les suivent, et les bouchons des autoroutes franciliennes me laissent vaguement le temps de gérer à moitié mes échéances politico-organisationnelles.

    Je suis un bûcheron. Mes mails et SMS d'orga sont des buches que j'abats avec régularité. Mais la forêt de mes séquences à préparer reste impénétrable. Comment donner du sens à la IVème république? Comparer les réussites diplomatico-économiques aux échecs politico-militaires? Comment faire sentir à quel point le préambule de la constitution de 1946 est un évenement dans l'histoire de France du XXème siècle?

    à toutes ces intempéries se rajoute une pluie salvatrice pour la couleur de ma voiture, une carte bleue bloquée dans un distributeur de Montparnasse, heureusement vite consolée, ou encore un rapport d'inspection dithyrambique qui ressemble plus à un post de fan qu'à un rapport d'inspection mais évidemment on va pas se plaindre. Et parlons politiques. Soyons partisans même, comme dirait Razzy!

    Je suis en reconquêtes. Reconquêtes politiques, democratiques, culturelles et sociales. Le courant de la gauche du parti socialiste, le NPS, mené par Benoit Hamon et Henri Emmanuelli, s'est en effet lancé dans l'élaboration d'une contribution pour le congrès de REIMS. Son titre? Reconquêtes. Sa méthode? l'organisation de forums régionaux, en juin, pour aboutir à une présentation fin juin. Son esprit? au delà des écuries, il y a une vision, un projet, une methode pour préparer de nouvelles victoires pour la gauche. Une victoire urgente, au vu des inégalités intolérables qui se développement dans notre société. Une victoire globale, au vu des mécanismes de financiarisation de l'économie, de destruction des puissances publiques, engagés par l'hydre du libéralisme économique.

    Cette victoire, elle est indispensable pour redonner un sens à la démocratie et au débat politique quand les intêrets économiques prennent le pas sur les volontés politiques. Reconquêtes ira au delà des écuries: au delà du socialisme libéral de Bertrand et de la démocratie participative de Ségolène, et des appétits de pouvoirs de quadras impatients qui rêvent d'alliances à géométrie variable...il reste de la place pour une politique de gauche, ambitieuse, exigeante, ouverte sur la gauche, le monde associatif et syndical! Ce projet, vous pouvez le retrouver sur http://www.reconquetes.eu/ ou encore sur le nouveau site du député européen et porte parole du parti socialiste, Benoit Hamon... www.benoithamon.eu ! Retrouvez le préambule de la contribution sur http://www.reconquetes.eu/spip.php?article1

     Parlons toujours politiques, mais politique d'éducation. Un projet gouvernemental amènerait la suppression du statut de professeur stagiaire. Les enseignants lauréats des concours seraient directement envoyés au feu en établissement avec un service de 18h. Plus d'IUFM et donc plus de conseils, plus de rencontres avec des jeunes collegues, plus de formation didactique ou pédagogique. Plus d'outils pour essayer, plus de pistes pour avancer, on nous envoie au combat, désarmés, sans savoir faire cours, sans savoir mener une leçon. On verra, si celà se confirme les résultats. Je sens venir des désespoirs, des drames humains, des démissions. Quant à parler de la qualité des cours dispensés pour les élèves concernés...Et le sait-il le ministre, comment on mène nos séances, armés d'une craie qui claque comme un fouet, envolant nos élèves dans nos élans lyriques pour décrire le sacre de Reims, pataugeant dans la recherche de documents utilisables, vannés par des journées interminables, passés avec des adolescents surmenés par des rythmes scolaires inadaptés?

     

  • Déficits charismatico-pédagogiques et espoirs politico-partisans

    206019136.jpgCédric, Pierre et quelques autres accoutumés à la texture technocratique de mon phrasé ne s'étonneront pas de mon titre. Chers camarades et chers amis, je souffre de déficit temporel. La somme des "trucs à faire" est inversement proportionnelle au nombre d'heures dans une journée. Les 30 mn de footing qui m'ont amené à me paumer dans Vitry, entre la rue de la fraternité et la rue de la solidarité, ne m'ont servi qu'à refaire mon rétroplanning de la semaine. Les récréations me permettent à peine de préparer les séquences qui les suivent, et les bouchons des autoroutes franciliennes me laissent vaguement le temps de gérer à moitié mes échéances politico-organisationnelles.

    Je suis un bûcheron. Mes mails et SMS d'orga sont des buches que j'abats avec régularité. Mais la forêt de mes séquences à préparer reste impénétrable. Comment donner du sens à la IVème république? Comparer les réussites diplomatico-économiques aux échecs politico-militaires? Comment faire sentir à quel point le préambule de la constitution de 1946 est un évenement dans l'histoire de France du XXème siècle?

    à toutes ces intempéries se rajoute une pluie salvatrice pour la couleur de ma voiture, une carte bleue bloquée dans un distributeur de Montparnasse, heureusement vite consolée, ou encore un rapport d'inspection dithyrambique qui ressemble plus à un post de fan qu'à un rapport d'inspection mais évidemment on va pas se plaindre. Et parlons politiques. Soyons partisans même, comme dirait Razzy!

    Je suis en reconquêtes. Reconquêtes politiques, democratiques, culturelles et sociales. Le courant de la gauche du parti socialiste, le NPS, mené par Benoit Hamon et Henri Emmanuelli, s'est en effet lancé dans l'élaboration d'une contribution pour le congrès de REIMS. Son titre? Reconquêtes. Sa méthode? l'organisation de forums régionaux, en juin, pour aboutir à une présentation fin juin. Son esprit? au delà des écuries, il y a une vision, un projet, une methode pour préparer de nouvelles victoires pour la gauche. Une victoire urgente, au vu des inégalités intolérables qui se développement dans notre société. Une victoire globale, au vu des mécanismes de financiarisation de l'économie, de destruction des puissances publiques, engagés par l'hydre du libéralisme économique.

    Cette victoire, elle est indispensable pour redonner un sens à la démocratie et au débat politique quand les intêrets économiques prennent le pas sur les volontés politiques. Reconquêtes ira au delà des écuries: au delà du socialisme libéral de Bertrand et de la démocratie participative de Ségolène, et des appétits de pouvoirs de quadras impatients qui rêvent d'alliances à géométrie variable...il reste de la place pour une politique de gauche, ambitieuse, exigeante, ouverte sur la gauche, le monde associatif et syndical! Ce projet, vous pouvez le retrouver sur http://www.reconquetes.eu/ ou encore sur le nouveau site du député européen et porte parole du parti socialiste, Benoit Hamon... www.benoithamon.eu ! Retrouvez le préambule de la contribution sur http://www.reconquetes.eu/spip.php?article1

     Parlons toujours politiques, mais politique d'éducation. Un projet gouvernemental amènerait la suppression du statut de professeur stagiaire. Les enseignants lauréats des concours seraient directement envoyés au feu en établissement avec un service de 18h. Plus d'IUFM et donc plus de conseils, plus de rencontres avec des jeunes collegues, plus de formation didactique ou pédagogique. Plus d'outils pour essayer, plus de pistes pour avancer, on nous envoie au combat, désarmés, sans savoir faire cours, sans savoir mener une leçon. On verra, si celà se confirme les résultats. Je sens venir des désespoirs, des drames humains, des démissions. Quant à parler de la qualité des cours dispensés pour les élèves concernés...Et le sait-il le ministre, comment on mène nos séances, armés d'une craie qui claque comme un fouet, envolant nos élèves dans nos élans lyriques pour décrire le sacre de Reims, pataugeant dans la recherche de documents utilisables, vannés par des journées interminables, passés avec des adolescents surmenés par des rythmes scolaires inadaptés?