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regionales

  • Lectures, visites et campagnes

    Chambord1.jpgLectures d'abord. C'est le weekend et je me plonge goulument dans les ouvrages que j'ai à peine entrevu, entre deux correspondances de métro, pendant la semaine. L'"histoire du radicalisme" tout d'abord, feuilleté dans le bus qui m'envoyait courir dans le bois de Boulogne. J'ai découvert avec intérêt la naissance d'un parti centré sur les valeurs républicaines, où l'activité de comités clientélistes et d'élus opportunistes était toute entière tournée vers l'exercice du pouvoir. En bref un condensé de tout ce que j'espere que le parti socialiste ne deviendra pas. « Le voleur de vent », ce roman historique que j'ai à peine commencé (deux fois) parle d'une conspiration contre le roi au début du XVIIème siècle. Mais je m'endors à chaque fois à la 10ème page...et je dois tout recommencer. Et enfin, le dernier ouvrage de Dubet, cher à TMB, « les places et les chances ». Je n'ai jamais fait de sociologie, je me plonge donc difficilement dans ce clivage conceptuel entre une égalité des chances où l'on permet à chacun, quelle que soit sa catégorie, de s'en extirper, et cette égalité des places où l'on réduit l'écart entre ces « places » dans la société. Enfin, "la conspiration des Montmorency" avance bien: mon petit roman historique que j'écris exclusivement dans les cafés et les trains arrive au 13ème épisode (publiés sur facebook pour l'instant)...

    Visites ensuite. Les dernières pour moi? Le port de Cherbourg et ses crèpes salées? Plutôt le château de Chambord. Quand on arrive, en voiture, on découvre un immense bois au bord de ce beau fleuve de Loire. Au détour de la route, des tours d'allure médiévale, qui semblent innombrables, majestueuses, imposantes, richement décorées (ce que j'adore) à la manière de la renaissance...Un condensé donc entre le chateau fort et le chateau classique! Ce château est le plus beau de tous ceux que j'ai visité. Il n'a pourtant été habité que rarement. 72 jours pour Francois Ier qui l'a construit! Gaston d'Orleans et Stanislas le déchu l'ont plus marqué. En 1871, 3 jours de négociations s'y déroulent avec le comte de Chambord, dernier héritier des monarques français. Son intransigeance fait échouer, dans ces petites pièces confortables de la tour que j'ai visité, le retour à la monarchie. Je suis entré dans une cour entourée par un pavillon bas, admiré les riches ornements de tours à trois étages, arpenté avec fatigue un escalier à double entrée dû je crois au génie de Leonard. Je n'y suis resté que 15mn, j'étais en campagne.

    Enfin, campagne des régionales oblige, le temps libre est assez rare. Pourtant je n'ai pas la chance de mettre toutes mes forces dans la campagne d'une liste, en portant des propositions locales qui me tiennent à coeur. J'erre de meeting en meeting, de porte à porte en opération post-it, diffusant avec un plaisir très fier les nouveaux supports de campagne du Mouvement des Jeunes Socialistes: accroches portes, post it, tracts lycéens portent haut, et loin nos propositions pour un cartable numérique, des lycées durables ou encore le pass contraception.

  • Fin de meeting

    meeting-ps-strasbourg-reussite-L-5.jpgJ'adore les fins de meetings. Comment expliquer. Comment expliquer l'émotion qui m'emplit quand des centaines de mains claquent à l'unisson sur musique entraînante et émouvante, musique de conquête, avec jeux d'éclairages, drapeaux, slogans et candidats qui saluent. Candidats, souvent peu de femmes à la tribune. Emotion mais aussi fatigue, si je suis à un meeting c'est que...je l'organise! Stand, drapeaux, tracts ne sont pas venus tous seuls, je les accompagne souvent.

    Je suis rentré dans ma campagne militante. Quand meme vu de haut, je ne milite pas chez moi, je ne convaincs pas mes voisins, je ne parle pas des territoires que je connais, car chez moi, c'est compliqué, mais j'ai bon espoir que la gauche l'emporte! Je n'avais pas écrit depuis dix jours, laps de temps bien rempli par quelques milliers de kilometres.

    Syndicalement, politiquement, nous sommes à mi-mandat,  mais les échéances de 2012 se rapprochent, à une vitesse vertigineuse. Les interventions de Francois Hollande et Laurent Fabius dans les meetings que j'ai vu lancaient des pistes, pas si innocentes. D'un autre côté, la nouvelle dynamique du parti socialiste, tant dans ses techniques de campagne, sur la coopol, ou dans les sondages, présagent bien d'une campagne où l'esprit de conquête a changé de camp.

    Pas grand chose à dire. La réalité s'emballe, la fiction retarde, il est temps d'embarquer le chargeur et de se remettre au roman :-)

  • De Vichy à Chateauroux

    Il n’y a que quelques dizaines de kilomètres, voire…70 ans ! Ces deux villes aujourd’hui sont pour moi source d’émotions très différentes. Vichy, petite ville d’eau auvergnate est une plaie béante sur l’amour immodéré que j’ai pour l’histoire de France. Le 10 juillet 1940, sur les sièges cramoisis d’un casino de province, non seulement la IIIème république, mais la dignité d’une nation millénaire s’écroulaient dans les décombres d’une rapide défaite qui surprenait le monde entier. Chateauroux, petite capitale de l’Indre où un meeting de régionales m’amenait hier…était à l’époque au dessus d’une ligne de démarcation qui coupait la France.

     

    Les 15 jours qui, de l’armistice du 22 juin au 10 juillet 1940 (pleins pouvoirs confiés par le parlement au maréchal Pétain) sont pour moi à la fois tragiques et dramatiques, tels que je les lis dans l’histoire de Vichy de Robert Aron, qui sent le moisi (pas seulement parce que je l’ai acheté chez le bouquiniste…). On a tellement envie de s’interposer dans les couloirs et les rumeurs, d’aider le général de Gaulle, Mandel, Blum, à convaincre le gouvernement de continuer à combattre, parce que cette guerre est mondiale…Ce livre permet d’entrevoir les manœuvres souterraines : Weygand le défaitiste, Pétain l’attentiste, Laval l’ambitieux, l’intrigante Hélène de Portes, Paul Reynaud et Albert Lebrun, dépassés, oubliés par l’histoire. L’avancée des forces de l’Axe paraissaient insurmontables, le nazisme, le totalitarisme, la violence semblaient incontournables, pourtant certains ont voulu se battre, seuls, et je me reconnais dans leur combat, autant que dans celui de la gauche et de la transformation sociale. C’est d’ailleurs le même ennemi, en fait : le fatalisme !

     

    Le doute et la division hantaient ces couloirs de Paris, Cangé, Bordeaux, Vichy alors que la Blitzkrieg coupait en deux nos armées. Brutal écrasement d’une armée en retard d’une guerre par la force mécanique, désarroi d’un gouvernement peu solide, exode d’un peuple qui ne voulait pas faire la guerre, 1940 c’est un effondrement militaire, politique, moral. Le régime de Vichy, aux vieux relents cagoulards et liguards, était souhaité comme un redressement politique et moral, l’armistice vu comme un moment provisoire, comme une pause, par la majorité des partis et des hommes politiques. Je pleure en lisant ce livre sur le doute présent partout : Quimper ou Bordeaux, capitulation ou armistice ? déjà entrevu dans les mémoires de guerres de De Gaulle. Il y avait pourtant des hommes qui voulaient continuer. Arrêtés sur le Massilia, paquebot sur lequel était monté Blum, Mendes France, Mandel, pour continuer la lutte en Afrique du Nord. Seule une petite feuille de papier crayonnée, lue au micro de la BBC le 18 juin, dont j’ai entrevu le brouillon aux Invalides, permettait à la France de se retrouver, en 1945, parmi les vainqueurs.

     

    J’étais donc à Chateauroux, un peu plus loin. Les meetings de campagne se succèdent partout en France et les candidats présentent partout leurs propositions: Interventions, petits, films, applaudissements et on remballe. Préparer la salle, le stand MJS, l’animation, où que l’on soit, fait partie de la campagne. Ma facon de militer, depuis 2009, en campagne, c’est plus devant un clavier que devant un resto U. Dommage, car le moral remonte aux cieux quand lors d’un porte à porte dans telle ou telle région, tel ou tel FJT, un jeune remplit son formulaire de contact, ou se laisse convaincre que l’action politique peut changer la vie, la société, le monde. Alors, un lever précoce n’est jamais vain.


    CLIP DE CAMPAGNE REGION CENTRE : BILAN
    envoyé par francois-bonneau2010. - L'info video en direct.

  • Débat budgétaire à Béziers: la droite hésite entre la ruine et le déclin

    Buying_renting_budget.jpg Les débats du conseil municipal du lundi 21 décembre étaient révélateurs de la situation de Béziers. Tant par les débats budgétaires que par les discussions sur les points à l'ordre du jour: culture, urbanisme, développement économique, logement... La majorité UMP est apparue sur le recul, sur la défensive, obligée d'avouer que les bureaux du centre commercial de l'Hours ne se vendaient pas, et que les maisons de la courrondelle ne trouvaient pas forcément acquéreurs. Le débat sur le budget a été un grand moment de mauvaise foi: les ratio de comparaison présentés indiquant que les contribuables biterrois paient plus que les autres et sont moins aidés par l'Etat? D'apres le maire, ils ne sont pas valables! Alors pourquoi les noter au budget, aurait pu demander Pierre Callamand, conseiller municipal socialiste, qui les a évoqué.

     Sur l'urbanisme, les perspectives s'assombrissent pour la droite municipale. Les moyens financiers pour rénover le centre-ville ne sont pas au rendez-vous, font l'objet d'un saupoudrage des facades et des vitrines pour les voies touristiques, et la nomination d'une adjointe au centre-ville, Florence Crouzet, n'est qu'un cache-misère pour déguiser l'incohérence des politiques municipales. Jean-Michel Du Plaa et Aimé Couquet, conseillers municipaux PS et PC, en ont profité pour dénoncer le cynisme de Raymond Couderc, maire de Béziers et candidat aux régionales, qui dénoncait le matraquage fiscal opéré par Georges Frêche alors que Béziers obtenait la médaille de bronze de la pression fiscale par habitant, il y a quelques mois.

    Sur plusieurs sujets, les questions de l'opposition sont éludées par la majorité UMP: pas de réponse sur le retour pour les habitants des pièces et oeuvres culturelles créées à Béziers. Pas de réponse sur les indemnités percues par les élus, alors que certaines délégations ne sont qu'honorifiques. Le conseil municipal, à Béziers, se résume trop souvent à une chambre d'enregistrement où les conseillers de droite, muets, et les conseillers de gauche, interrompus constamment, sont là pour écouter le maire. Certaines répliques de l'édile frisent l'injure, quand il traite Pierre Callamand d' « imbécile » et lui conseille de faire appel à ses collègues « psychiatres ».

     Peu de débat sur les questions budgétaires, comment voulez-vous, indiquait JM Du Plaa, être contre les trois priorités énoncées, « les habitants », « l'épanouissement des habitants », et « l'environnement »? En revanche, on attend toujours que la droite biterroise nous explique ses axes de développement pour une ville qui s'enfonce dans la crise et le déclin. Aucun conseiller n'a pu répondre à Pierre Callamand, quand il s'est interrogé sur la multiplication des ZAC pour demander un moratoire sur l'extension urbaine qui dévitalise le centre-ville. Et pour cause, M. Couderc et son équipe n'ont pas de projet global pour le territoire communal, à part une ville à l'américaine, construite pour la ville et les consommateurs, avec un centre ville ghéttoisé et des suburbs à perte de vue.