Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

royal

  • remaniement, campagne, excuses et sécurité, que de débats!

    Si vous patientez jusqu'à la 29eme minute...:-)

    Voilà les thèmes du débat que j'ai ce soir à 19h30 sur cap24, tv francilienne qui m'accueille assez régulièrement depuis janvier 2009 pour défendre les couleurs du Mouvement des Jeunes Socialistes. Evidemment il serait bon que je m'informe un minimum sur ces thématiques pour ne pas faire une tête de poisson et pour comme dirait la segosphere, m'imposer dans le débat!

    - Remaniement ministériel. Est-ce un thème? avant, on choisissait une équipe de gouvernement unie et soudée pour mener une politique. Aujourd'hui on se contente d'un casting people indécent où les ambitions des uns et des autres sont affichées dans les journaux. Morano à l'éducation et Boutin à la justice? Non merci! Boutin rallumerait les feux de l'inquisition et Morano remettrait l'uniforme à l'école. Il y a peut-être d'autres priorités non? Assez du sociétal, c'est de réformes structurantes que le pays a besoin, pour révolutionner le système éducatif et redonner son indépendance à la justice!

    - sécurité? 59% des Francais ne font plus confiance à NS pour résoudre la crise et Mister president visite les commissariats de Gagny et Nice. Ca a marché dans le temps, mais quand même pas à tous les coups! Les Francais perdent leurs emplois et leurs illusions dans un système économique capitaliste voué à l'échec, la droite n'arrivera pas à détourner leur attention! Loi anti bandes? Délit de mauvaise fréquentation? Les détours de cette loi - fait divers sont inquiétants. Policiers référents dans les établissements scolaires? 5 ans déjà que les ministres de l'éducation essaient de nous faire avaler la pillule...La violence dans les établissements est un leurre, c'est le reflet d'une violence sociale exacerbée dans les quartiers populaires où le droit à l'avenir des jeunes n'est pas assuré. La police comme tous les services publics (santé, environnement, etc.) a sa place pour intervenir à l'école mais pas comme aux EU! il faut renforcer la vie collective et l'esprit de citoyenneté dans les établissements en renforcant le rôle des CPE! Or avec les suppressions de poste de la droite il n'y en a parfois meme pas un dans tous les établissements alors qu'il en faudrait 2 ou 3! Les établissements ne doivent pas se barricader ils doivent au contraire s'ouvrir sur les quartiers, leurs associations et leurs familles à travers des espaces dédiés! et ce n'est pas le cas aujourd'hui!

    La droite parle sécurité? Parlons en! on rétablit à pas feutrés la police de proximité, on multiplie des cameras dont l'efficacité reste à prouver mais qui pose problème aux libertés publiques...la droite regarde trop les films de sciences fiction, c'est une société sécuritaire qu'elle veut imposer!

    Européennes? La droite préfererait qu'on ne parle pas d'Europe...Quoi vous êtes contre la paix et la solidarité assurée par l'UE? Elle est où la paix quand on sert les intérêts stratégiques des EU? Elle est où la solidarité quand des directives ultra libérales permettent à certains pays de pratiquer le dumping social, fiscal, environnemental? Tres loin! Il y a aujourd'hui plusieurs projets pour l'Europe: de gauche, ou de droite, qui dépassent les traditionnels clivages souverainistes / fédéralistes. En Ile de France, les socialistes ont commencé leur campagne! réunions publiques, invités européens, premiers tracts, on discute services publics, emploi, jeunesse, parce que les directives concernent aussi notre vie quotidienne. Et les autres? Les verts ont le vent en poupe mais au delà de la question écolo, quelle synthèse sur le fédéralisme et les services publics entre cohn bendit et bové? à l'UMP, à part les questions people sur les déboutés du gouvernement, quel projet? les candidats ne sont meme pas désignés, et surtout, on ne parle pas du bilan du PPE et de Baroso! L'extreme gauche est peu visible (à part les affiches du front de gauche), le FN se fait surtout remarquer par ses récupérations ridicules et scandaleuses (ex. affiches Jaures). Parlons un peu du bilan...L'Europe se libéralise toujours (directive Bolkestein à peine édulcorée), Baroso s'est fait remarquer par son non-interventionnisme déroutant: pas de plan automobile, pas de plan de relance (200 milliards d'euros tout compris les pays dont seulement 30 pour le budget propre de l'UE), à la botte des gouvernements, il n'a pas fait progresser l'intégration européenne! Or Il faut réformer la PAC qui ne profite qu'aux gros propriétaires productivistes! Il faut des critères de convergence sociaux! Il faut des fonds structurels plus importants pour aider les régions pauvres! Et tout ceci necessite un budget européen consistant et donc un impot européen, pas seulement un emprunt que s'approprie Bayrou alors que c'est un rapport co-écrit par Pervenche Beres, PSE, qui introduit l'idée!

    Excuses de Ségolène Royal: Doit-on se focaliser sur ces excuses ou sur les propos d'un président qui ne sait pas se maitriser, insulte les chefs d'états, traite ses concitoyens de pauvres cons et explique aux Africains qu'ils n'ont pas d'histoire? La présidente socialiste d'une région s'est exprimée mais elle ne fait pas partie des instances nationales du parti socialiste, celà n'engage pas le PS, mais elle pointe du doigt des interventions présidentielles intempestives dont tous les Francais ont honte!

  • Royal, Fabius, Aubry, trois contributions étudiées de près pour le congrès du PS...

     

    I/ 3 contributions bien différentes: Aubry, Fabius et Royal (le reste suivra prochainement)

    Aubry: « une vision pour espérer, une volonté pour transformer »: Martine veut d'abord comprendre le monde pour proposer un projet de société, revenir aux fondamentaux: elle se demande si « une société développée est une société où l'on veut toujours plus de biens et de nouvelles technologies, ou si c'est là où l'on porte haut le niveau d'éducation et de protection sociale. Elle oppose néolibéralisme (marché des individus) et la société des citoyens basée sur « une société d'autonomie, de responsabilité et de solidarité » à travers la définition de nouveaux droits, de nouveaux devoirs et de nouvelles libertés, comme par exemple le droit au logement accompagné du devoir de s'impliquer dans des tâches collectives. Elle propose aussi un accès réel aux droits: Concernant l'école, à travers un projet éducatif global ayant pour but l'autonomie, à travers l'individualisation des parcours scolaires et des pratiques pédagogiques...Martine propose aussi la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle particulièrement innovante: des contrats de développement professionnel (carrière) transférables d'une entreprise à une autre, la refonte complète des organismes d'insertion professionnelle...Concernant la politique du logement, Martine veut jouer sur l'offre: des constructions facilitées avec des loyers maitrisés, un moratoire sur l'augmentation des loyers, mais aussi des devoirs d'entraide entre locataires et de cession d'un logement spacieux pour un plus petit en cas de réduction du foyer. Cette contribution met aussi l'accent sur l'accompagnement de tous les âges de la vie: égalité des parents, sur-cotisation retraites pour les entreprises qui emploient peu de séniors. Concernant le développement durable, des pistes intéressantes sont étudiées sur la production durable, l'étalement urbain, la valorisation des déchets, mais aussi la création de richesses à travers une véritable économie de l'environnement. Certains titres, tels que réinventer la ville, des acteurs sociaux confortés (cheque syndical, paritarisme, élections professionnelles le même jour tous les 2 ans) ou moderniser l'état, montre l'intérêt pour des domaines souvent délaissés par les socialistes.

    Fabius: dans « reconstruire à gauche », l'ancien premier ministre fait d'abord une longue analyse de la situation mondiale, notamment de l'émergence de géants économiques tels que la Chine ou l'Inde (« l'occident n'est plus au centre ») et de ses conséquences. La deuxième partie est consacrée aux moyens de la politique à travers deux concepts: le socialisme de la production (ne renoncer à aucun secteur d'activité mais seulement monter en gamme par la qualification) qui passe par l'Europe (grands emprunts pour les investissements dans les infrastructures, etc.) et de nouveaux mécanismes d'investissement industriel (le fonds souverain France, formé de la caisse des dépots et du fonds de réserve des retraites). Dans un second temps, le socialisme de la redistribution passe par une autre politique d'emploi (service régional d'insertion et de formation professionnelle), la réduction des exonérations fiscales pour les entreprises qui ne concluent pas d'accord salarial. Concernant la santé, le logement, la sécurité, rien de bien neuf. Un mécanisme intéressant est évoqué dans la partie sur le développement durable avec la création d' « écluses écologiques »: une taxe compensatoire dont les pays propres entrant dans l'UE seront exemptés. Laurent parle aussi du socialisme de l'émancipation qui passe notamment par l'éducation (aucune proposition). Concernant le parti, Laurent met en avant le concept de premier secrétaire / chef d'équipe partagé par les autres motions, et lance quelques pistes: campagnes d'adhésions, conventions nationales thématiques, une opposition plus cohérente, un grand parti de la gauche à même de rassembler 35% de l'électorat, dont la base sociale correspond à la base électorale.

    Royal: Ségolène commence d'abord par un bilan de la présidence Sarkozy et de ses principales attaques contre la république et le modèle social. Suivent une critique du capitalisme et de la mondialisation (qui aurait quand même des avantages). La partie consacrée au parti socialiste est assez « bisounours »: le parti doit être plus ouvert, plus enthousiaste, il doit expliquer la politique aux citoyens, être plus participatif. Une question intéressante est soulevée: un droit d'interpellation du parti par les associations, les syndicats ou autres organismes lors des congrès nationaux. Concernant le parti, la priorité accordée à l'investissement dans le mouvement associatif, la formation des militants, aux moyens financiers des fédérations sont des pistes intéressantes. Le principal axe du projet politique de Ségolène est de mettre « l'économie au service de l'humain », cela passe par une « révolution fiscale » (un système plus lisible, plus direct, prélevé à la source, calculé par individu) tandis que le projet pour lutter contre la vie chère est assez étoffé: réglementation des abus bancaires (agios, crédits révolvings), droits des consommateurs, baisse de la TVA sur les produits de première necessité et création d'un conventionnement pour les logements « moyens ». Le projet éducatif de Ségolène marque une capacité d'innovation: des contrats éducatifs locaux permettent de faire le lien avec les activités périscolaires, développer le soutien gratuit, un droit au capital à la majorité...il est dommage que Ségolène soit définitivement fâchée avec le projet d'allocation d'autonomie qui limite la cohérence de son projet (elle préfère une cérémonie républicaine à 18 ans qui coûte certainement moins cher).

    II/ éléments d'analyse et de synthèse

    Les socialistes ne sont pas pour rien dans le même parti, malgré leurs débats, normaux dans un temps de congrès, ils partagent un grand nombre d'analyses sur la situation mondiale, les crises énergétiques, alimentaires, la mondialisation et l'essor de nouvelles puissances...Ils dénoncent la nouvelle droite française et ses politiques qui créent des injustices, notamment la précarité ou le déséquilibre de la répartition des profits entre capital et travail. Mais les contributions marquent certains clivages. D'abord, l'inventivité. Les contributions Hollande ou encore Fabius inventent peu: Fabius met l'accent sur des concepts et des analyses alors qu'Hollande fait un récap' des principales mesures du gouvernement Jospin. A l'opposé, Benoit Hamon et Martine Aubry mettent en avant des propositions originales, notamment pour inventer de nouveaux leviers de puissance publique, tandis que Royal et Delanoë, s'ils ont beaucoup de mesures « gadget » en appui, essaient au moins de sortir des sentiers battus.

    Certaines évolutions dans le débat sont positives: parler d'impôts n'est plus tabou, on s'intéresse aux PME et aux moyens de les aider, on ne réduit plus la question scolaire à la simple question des moyens et des postes (mais y a encore du boulot). Certaines questions n'intéressent toujours pas les socialistes et c'est dommage: la politique des temps, notamment scolaires, la politique des âges, le syndicalisme territorial ou encore la médecine préventive ne sont pas encore entrées dans les débats du parti.

  • Reims 2008: M - 6 avant le congrès du parti socialiste

    605292598.jpgDe quoi j'ai envie de parler? De la couleur verte? de mon rendez-vous parent d'élève d'aujourd'hui? De la cinquième chiante que j'ai envie d'étrangler ou de la troisième sympa? Parler de l'interdiction des happy hours dans les bars, à venir? Trop triste. Parler de l'UMP qui se réunit en bureau politique à l'élysée et dont le secrétaire national aux élections, Alain Marleix, est chargé de refaire la carte électorale? trop facile. J'ai choisi de m'interesser aux enjeux du congrès du parti socialiste qui se déroulera en novembre à Reims. Convenu me direz-vous. Taper sur ses camarades est terriblement banal dans mon parti ...que je vais essayer d'éviter.

    Dans 6 mois, le parti socialiste sera en congrès. 4 cahiers de contributions seront envoyés aux adhérents. du beau papier recyclé (ou pas), à lire dans le metro ou le train. on parlera beaucoup des candidats au premier secretariat, un peu des motions et très peu des contributions thématiques, des travaux passionnants de recherche, d'analyse et de prospective sur les sujets les plus variés. Les télés nous sortiront tous les jours des sondages sur le premier secrétaire potentiel, réalisé sur des dits-sympathisants non-représentatifs. Des slogans seront lancés, des petites phrases seront balancées.

    J'ai rejoint le parti socialiste il y a tres exactement 6 ans, fin mai 2002. Pour faire campagne pour les législatives 2002, je devais être maso. Je l'ai rejoint, et pourtant j'étais critique. Le ministre des finances Laurent Fabius avait baissé les impôts et j'avais peu apprécié (certains camarades devraient cogiter ca avant d'essayer de m'expliquer la vie). J'étais décu par le premier parti de la gauche, qui n'incarnait pas le rêve, l'espoir, la justice à mes yeux. Et je n'ai pas voté Lionel Jospin en 2002. Quelques bureaux de section, quelques conseils fédéraux et quelques conventions ou formations nationales plus tard, la rue de solferino m'est devenue bien familière. J'ai épousé le parti socialiste, ses mythes et son histoire, sa routine et ses surprises. Je l'ai défendu, animé dans ma section, secoué parfois, mais j'ai compris qu'inertie et force vont souvent de pair.

    Aujourd'hui il est temps de bouger le parti socialiste. Je m'en fiche qu'on parle d'idéal révolutionnaire dans la charte du parti. Ce qui m'embête c'est que certaines personnes aient fait de la disparition du terme un sine qua non. Personne n'a de couteau entre les dents, depuis longtemps. Les plans des étages de l'élysée ne sont pas épinglés avec des flèches dans le bureau de francois hollande et la cache d'armes creusée dans les caves de solferino a été comblée depuis belle lurette. N'existe et n'importe que pour moi que la transformation sociale. Si la révolution c'est la transformation radicale de la société alors je suis révolutionnaire. En revanche je refuse de me définir simplement comme réformiste. La réforme n'est qu'un moyen, pas une fin. Le socialisme est évidemment démocratique. l'inclusion de ce mot, "réformiste", n'est qu'un renoncement face aux médias et au "qu'en dira t'on". C'est dommage.

    Alors quel enjeu pour ce congrès de 2008?  Un bon vieux bad godesberg comme certains en rêvent pour rejoindre la troisième voie qui se fait défoncer dans toutes les élections des années 2000, partout en Europe? Quelle bonne idée. Faire de ce parti un groupe de supporters présidentiels vaguement pour la paix, le bonheur sur terre et contre la mort? Non plus. Opérer un coup de gauche, assez conservateur, pour revenir aux fondamentaux sans se donner la peine de réfléchir aux nouveaux enjeux auxquels le socialisme doit répondre? Ce serait dommage. Non, ce qu'il faut c'est une gauche nouvelle plus que moderne, "une gauche, comme dirait Razzy Hammadi, secrétaire national PS à la riposte, à la fois à l'aise dans les cages d'escalier et dans les débats d'experts".

    Cette gauche devrait avoir une méthode, le devoir d'inventer, revendiqué par les jeunes socialistes. Cette gauche devrait avoir une vision locale, nationale, européenne et mondiale de la puissance publique. Elle devrait être à la recherche de nouveaux outils pour transformer la société. S'inspirer de la social-démocratie scandinave, mais aussi du socialisme du XXIème siècle sud-américain. Elle devrait fonctionner sur une base fédérative. Elle devrait avoir un leader jeune, carrément identifié à gauche, cohérent dans sa démarche. Bon un quadra député européen non cumulard, intègre et historien de formation par exemple ca serait super. Mais est-ce que cette perle rare existe? Cette gauche devrait avoir une analyse et des propositions pour organiser la mondialisation. Elle ne se satisferait pas des bases néolibérales de l'union européenne. Elle aurait une vision globale et neuve pour l'éducation. Elle aurait un discours crédible et ambitieux pour les services publics.

    Elle ferait de la politique un engagement citoyen, du parti socialiste un lieu de débat de convictions. Cette gauche, réconciliée avec le peuple, ferait à nouveau fleurir les roses sur les marches du panthéon.

     

     

  • "Aujourd'hui, les Français choisiraient Ségolène Royal au second tour"

    1588520069.jpgà côté de 3 chiens morts de la rage, Carla Bruni a des projets, c'est le grand titre du site 20minutes.fr. tous les visiteurs de ce blog, dont une bonne moitié sont mes camarades, se réjouissent de cette nouvelle. pratiquement un an après le vote. Depuis on a eu des divorces, des grands discours sur dieu, une hausse du salaire présidentiel de 200%, une baisse massive du pouvoir d'achat des français, un plan banlieues équivalent à 1/30 du paquet fiscal.

    Et bougre de diou c'est maintenant que les Français s'avisent qu'ils ont fait une connerie?

    Bon après Ségolène Royal...j'ai longtemps hésité (jusqu'en octobre 2006). j'y ai cru, je l'ai défendu en section, defendu dans la rue, j'ai fait faire 20 000 km à ma ford fiesta pour la cause...alors qu'elle mettait mon organisation, le MJS, en concurrence avec un club de groupies. alors qu'elle se laissait déborder par l'autre candidat sans avancer son projet (souvenez vous des drapeaux bleu blanc rouge aux fenetres, j'en ai encore dans ma chambre). Alors qu'elle n'assumait pas des positions de gauche (ex. les impôts) et faisait la part belle à un apolitisme de mesurettes sans cohérence, apanage d'une campagne des municipales dans un village mais certainement pas d'une élection présidentielle.

    Ségolène Royal à la tête du parti socialiste? NON MERCI! Pour faire quoi? Désigner l'ennemi, les méchants, et favoriser l'alliance des gentils? pour dépasser les clivages politiques et voir le débat citoyen se résumer à des affiches de campagne plus ou moins fashions? Pour opérer un grand tournant droitier soi disant rénovateur du parti socialiste? Bah oui voyons laissons les pauvres s'abstenir ou voter extrème et faisons de la politique dans les centre-villes avec les diplomés, les bobos, des gens sérieux! comme ca on gagne les municipales et on perd les présidentielles. Pourquoi après tout se battre pour une alternative politique sociale économique quand c'est tellement plus facile de laisser la main au marché, froid et cruel, à son impitoyable main qui plie la nuque des travailleurs, noie les mexicains dans le rio grande, électrocute les Africains sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila?

    Allons y!

    Et bien NON. La gauche existe toujours, le discours de justice, d'égalité et de solidarité ne s'effacera pas devant cette politique palote qu'on voudrait nous servir, à base de partis modérés qui se battent sur des concepts. Refusons la droitisation du parti. Ne parlons pas de partir si ségolène gagne, au contraire battons nous jusqu'au bout pour que les Francais aient le choix. Faisons émerger, au sein du parti socialiste, un courant capable de se battre pour reconquérir les classes populaires, faire de la politique autrement, faire du mandat unique une priorité, et ramener la gauche de conquête et non de renoncement au pouvoir en 2012. C'est possible!

    Pour celà, il faut militer, il faut travailler, il faut réfléchir et surtout il faut croire et garder une espérance intacte. Prouvons à NDP que l'esperance n'est pas religieuse, qu'elle est militante!