Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

se unsa

  • Congrès du SE-UNSA: Des huitres, des profs, et une nouvelle vision pour l'Ecole

    ens_131.jpg300 enseignants dans une salle, mais pas n'importe lesquels. Ils sont militants et vivent leur métier pas seulement comme un gagne-pain mais bien, comme un rôle dans la société...Pas n'importe lesquels, car ils sont réformistes. Le système actuel ne leur convient pas, ils ne font pas que s'indigner, ils ont des propositions. Extremement ambitieuses, mais pas utopiques: d'autres pays les appliquent avec d'excellents résultats, notamment dans les pays scandinaves.

    Que font-ils au bout de la France, dans cette rade de Brest, si lointaine? Une jolie mairie qui ressemble au monument à la troisième internationale, de beaux immeubles uniformes qui fleurent bon le bombardement massif de la seconde guerre mondiale, une superbe gare arrondie, pas de quoi dépasser des cars de touristes.

    Ils sont en congrès. Congrès tri-annuel du 2ème syndicat enseignant de France (Un quart des suffrages contre la moitié pour les syndicats de la FSU), une bonne occasion pour marquer sa différence, ébaucher son projet pour l'Education, mais aussi, réagir à une actualité sociale et éducative marqué par des attaques répétées et graves contre le service public d'éducation.

    "Nous portons un syndicalisme de courage" indique en ce moment même à la tribune le secrétaire général du Syndicat des Enseignants -UNSA, Christian Chevalier. Dans sa réponse aux interventions des délégués sur le rapport d'activité national, ce professeur des écoles, ancien secrétaire de la section du Lot et secrétaire national à la formation des enseignants, est revenu sur les grands dossiers qui avaient fait l'actualité éducative: le vote positif du syndicat sur la réforme du lycée qui correspond aux mandats du syndicat alors même que l'application de la réforme pose un certain nombre de questions. L'aide à apporter aux non-titulaires dont le nombre augmente vertigineusement: un délégué national sera créé pour travailler sur cette thématique. Il a salué la campagne menée par le secrétaire "société" du SE UNSA pour faire signer l'appel pour l'école publique qui a recueilli 80 000 signatures. Christian Chevalier a aussi évoqué la coopération syndicale qui doit se faire sur la base d'un projet commun. C'est ainsi que sur la masterisation ou le lycée le SE UNSA a pu travailler avec le SGEN CFDT.

    "La cartographie syndicale ne sera plus la même en 2013, les modes de fonctionnement évolueront" annonce le secrétaire général, qui souhaite une discussion sur la représentativité syndicale et les positions que doit prendre le SE UNSA.

    Il est 16h, c'est mercredi, le congrès a deux beaux jours ensoleillés devant lui. Débats pédagogiques au bar à huitres, conseils pratiques de militants chevronnés aux repas, bars bizarres où Sylvain a ses habitudes, ce congrès promet d'être utile...pas seulement pour ca, mais surtout parce que face aux attaques libérales de la droite, face à certains conservatismes syndicaux, il y a une voie pour la refondation éducative, "notre voie compte", c'est le leitmotiv du congrès!

  • Ma vie en réunion

    hommes_attables.jpgY a des jours comme ca où on reste assis sur une chaise, un cahier ouvert, à prendre des notes, à lever la main...un élève peut-être? pas du tout, un militant. Depuis 5 ans que je milite, j'ai passé pas mal de temps en réunion. Le pire étant mon mandat de VPE CROUS où je passais en moyenne un jour et demi par semaine en réunion. Et hier, j'étais verni. Première réunion de 9h à 12h30. Deuxieme réunion de 18h30 à 19h30. troisième réunion de 20h30 à 22h30. Ca sert à quoi une réunion? A plusieurs choses. D'abord à garantir le caractère démocratique d'une organisation: la validation des assemblées générales légitime les décisions. Ensuite elle sert à faire progresser des chantiers par l'échange d'informations et d'idées. Enfin, elle peut avoir un but purement informatif: au lieu d'expliquer quelque chose à une personne les une apres les autres...

    Hier, mes réunions étaient plutôt de type travail. La première m'amenait à faire trois changements de RER et à donner deux billets aux sympathiques agents de rail exploitation. arrivé à la maison des syndicats d'Evry, j'ai pu observer de pres une réunion syndicale d'enseignants. cahiers soignés, tiques d'élocution, accoutrement bohême, tout y est, y compris les valeurs clamées au fil des interventions. l'objet du débat? la fusion UNSA CGC. vous allez dire c'est des vendus, qu'est ce que vous allez faire avec eux...des catégoriels, des jaunes, tout ce qu'on déteste. Et bien on mene la recomposition syndicale pour dépasser des clivages historiques désuets. On se bat contre le partage de yalta qui est en train de se faire avec la mise en place lors des prochaines prudhommales de 7 critères cumulatifs pour assurer la représentativité d'un syndicat. A ce petit jeu, seules CGT et CFDT tireraient leur épingle. Je verrais avec plaisir un nombre restreint de syndicats subsister. mais plutôt sur la base d'un dialogue, d'une discussion pour avancer, comme celà se fait avec l'Unsa en ce moment.

     L'autre problème, c'est que la presse en a parlé en premier, deux jours avant la réunion du bureau national qui devait en discuter...L'affaire est complexe et fait débat. Il faut la remettre dans son contexte. Les cadres craignent la proletarisation de l'ensemble des salariés et sont prêts à s'engager dans un combat commun, à laisser tomber le syndicalisme catégoriel. l'UNSA a 300 000 adhérents et la CGC 80 000 il est normal de songer à une recomposition. C'est une force qui va compter dans la fonction publique.

    Ma deuxieme réunion, elle était à Paris, elle était au siege des verts. J'ai découvert un nouveau quartier, vers stalingrad, une maison qui ne payait pas de mine, mais à l'intérieur intéressant! C'était le soir, plus grand monde, juste trois garcons qui discutaient de la gauche, et, au coin d'une table, sans pretention, préparaient ensemble un mouvement qui je l'espere, donnera une impulsion à la gauche qui lui permettra de redevenir majoritaire dans les têtes et dans les coeurs. J'en sortais à 20h, pour prendre deux RER, me tromper, comme d'habitude, de metro à nation, et arriver à une réunion de jeunes socialistes.