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vie personnelle

  • des sombres pensées qui plissent mon front

    03b726eeef31de6d75d7aa040e443a44.jpgj'aime la langue française. ses mille nuances rendent la prose féérique, sa poésie mélodieuse. je relis avec plaisir les romans du XIXème siècle abandonnés dans ma bibliothèque depuis de nombreuses années. mes divers engagements me laissant peu de temps libre, les fatigues et les soucis me laissant peu de loisirs, j'avais oublié de lire, oublié pourquoi lire, oublié comment lire?

    en revenant vers les livres, j'ai tout retrouvé. l'oubli. de l'exterieur, du monde. de julien sorel à quasimodo, les personnages imaginés par ces génies que sont dumas hugo stendhal et zola, qui ont occupé toute mon adolescence, m'amènent très loin.

    au delà de mon premier conseil de classe et de cet amoncellement de devoirs, d'évaluations à corriger, de séquences à penser, de matériel à préparer qu'on appelle un métier. un métier désiré et aimé. un métier rêvé. des deux conseils de classe qui ont retréci ma soirée, je retiens ce que m'apporte le collège. au delà de l'histoire, des compositions, il y a les savoir-faires, le vivre ensemble, incontournable élément de la vie en société. je n'avais pas soupconné l'importance de cet apprentissage au sein du college. il explique d'autres abandons.

    quid des élèves, des jeunes d'aujourd'hui? blazés et zappeurs, insolents et paumés, ils n'en restent pas moins attachants, ils n'en restent pas moins passionnés par le drame de l'histoire quand on parvient à le mettre en scène. j'y suis enfin parvenu à travers le nazisme.

    j'ai plein de choses à dire mais tout ne sort pas. je suis fatigué et je vais dormir, boucler mes cycles quotidiens qui, du réveil vibré au RER sifflant, du collège cerné par l'aurore aux salles de cours si calmes sans élèves, me font percevoir, bien loin, derrière les tours des cités franciliennes, une vie meilleure.

  • Une journée de loose...

    1ada5c5e7afd25ab97a064cb33a47d43.jpgConnaissez-vous la loose? pour les militants des organisations dont j'ai fait ou je fais partie, c'est un phénomène connu, reconnu, et salué...rater le dernier train dans une gare paumée, faire du stop dans la steppe, déposer une liste de "centraux" 5mn avant l'heure limite ce sont des exemples de loose.

    chers camarades, j'ai connu la loose.

    la journée commencait pourtant pas trop mal. à part les sixieme qui me martyrisent j'avais fait deux super cours avec les 4ème. de la participation, du rythme, de l'élan, tout se passait bien et pourtant on parlait du relief du continent européen.

    et là c'est le drame...course contre le temps (et le périph) pour atteindre la porte de bagnolet avant 16h, allure soutenue sur l'A1 pour atteindre Amiens, ville où je n'étais jamais allé, pour une réunion...et puis BOUCHON, ACCIDENT, PANNE de voiture (radiateur un peu rayé), je me retrouve bouclé dans la nuit dans une ville inconnue où les hôtels sont tous complets.

    déprimer, m'affoler? c'est mal me connaître. j'aurais bien trouvé un hall ou dormi dans ma voiture. un regret: la brosse à dents oubliée à viry chatillon.

    et puis je découvre ma carte d'assurance et au delà de prier Karl Marx de me délivrer de mes soucis, j'appelle à tout hasard...PRISE en CHARGE, REMORQUAGE de la voiture, RAPATRIEMENT en taxi à vitry, tout s'est fait en une heure et demi. voilà pourquoi je paie 400 euros par an, je savais pas. bon ma voiture est toujours à Amiens, je n'ai pas de voiture alors que la grève des métros/trains va rendre difficile ma vie professionnelle...mais pas mal quand même comme dénouement!

    J'ai donc l'honneur de faire part de ma candidature pour le prix de la loose 2007.

    cordialement, NA

  • la vraie vie

    La vraie vie?
    Je suis sur que tous les militants qui lisent cette note vont comprendre de quoi je parle. la vraie vie c'est les amis les amours la famille, les loisirs aussi, toute cette vie quotidienne qui était celle des militants MJS, UNEF et autres avant leur...entrée en religion?
    en terme de vie sociale, d'habitudes de vie et d'environnements familiers, l'entrée en militance provoque un choc. j'en mesure l'intensité en relisant mes vieux carnets. je m'ennuyais, je lisais beaucoup, et je pensais surtout aux filles. quelques voyages, quelques soucis d'école ou encore d'apparence physique, beaucoup de chagrins d'amour...tout ceci jusqu'en février 2002.
    l'engagement est un tourbillon, un cyclone qui empare votre vie. les moments forts passés avec les camarades, la conscience de jouer un rôle, au sens propre et figuré, dans la société, l'image même qu'on reflete auprès de ses amis change. évidemment. car la "vraie vie" comme on la nomme entre militants a certes ses attraits, on la recommande même pour ne pas tourner moine-soldat (expression unefienne). la vraie vie parait pourtant fade. vide. les vacances peuvent être des passages à vide. l'amitié ne remplace parfois pas la camaraderie. les sujets de conversation paraissent parfois poussifs. il y a incompréhension avec des amis d'enfance.
    La vraie vie? c'est la vie de l'ultra-majorité de ceux qui nous cotoient, une vie régulière, sur un espace amoindri à la ville ou au quartier, au cercle familier. quoi de commun avec l'irrégularité et les réseaux sociaux de la vie militante. la vie militante a sa hiérarchie, ses rites, ses dogmes. les militants, de nombre réduit (moins de 1% de la population) "y" croient. à quoi? dans l'efficacité des luttes collectives et de l'engagement citoyen, essentiellement.
    j'ai choisi cette vie. j'envisage à peine d'en sortir. pourtant, à moi d'établir les gardes fous necessaires. ces garde fous? lucille, aurelie, mes parents, mes colocs!